‹ Apologie pour FénelonChapitre 199 sur 250 · Bibliothèque critique, I, p · texte numérisé non relu

Bibliothèque critique, I, p

i mépriser ces vains politiques qui, sans connaissance du m\e ou des affaires publiques, pensent pouvoir assujettir uône des rois aux lois qu'ils dressent parmi leurs livres ou ils dictent dans leurs écoles*.

De cette phrase, s'il l'a relue dans sa prison du

inple, Louis XVI n'aura probablement goùtf) que

style. Sachez du moins, pour l'honneur de Bossuet^

,ie ce lyrique ne réalise pas dans son esprit les

tiièmes divers et parfois contradictoires que lui souffle

l'inspiration du moment 2. Beaucoup des belles idées

({ii'il amplKie ne viennent pas de sa pensée profonde.

Au reste, il dit ce qu'il veut, il nous fait croire ce

; il veut et il se persuade aussi qu'il le croit. Ce ma^i-

a s'hypnolise lui-même. Cet homme sage voit et

)us fait voir les églises dévastées, la piété chrétienne

andonnée par la foule ; il faut bien ruiner Fénelon ;

t homme sage voit et nous fait voir nos dogmes

croulant sous la poussée de la critique ; il faut bien

rainer Simon ; cet homme sage voit et nous fait voir

l' trône des lys défiant l'es rêveries des idéologues;

'^ 'lut bien ruiner Jurieu. Le hasard des controverses

pousse tour à tour au pessimisme le plus lugubre

au plus inébranlable optimisme, et nous le suivons

ibord, parce qu'il nous enchante. Avec lui nous

lisons à Louis XIV que Sa Majesté ne passera pas

nous crions à Innocent XII que l'Eglise va périr.

\ rique, savant et candide, non contents de le suivre,

x.ous, le peuple le plus sensé du monde, nous admi-

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