AVANT-PROPOS
On verra que celte apologie a été écrite d'un trait, avec une certaine fougue d'abandon et de tendresse confiante. Moins sûr de Fénelon, plus embarrassé par les critiques de ses adversaires, j'aurais parlé sur un autre ton et raffiné davantage. En revanche, tout ce que j'ai de subtilité, je l'ai consacré, dans ce livre, à la défense de Bossuet. C'est lui qui me semble insaisissable et non pas son rival. Il est simple, très certainement, mais j'aurai appris, sur cet illustre exemple, et plus d'un peut-être apprendra comme moi, qu'il n'y a rien de plus déconcertant qu'une âme simple. Du reste, les juges dont l'approbation me tient au cœur ne me reprocheront pas d'avoir attenté à ce grand vieillard. Pour ceux qui necomprennentpas que l'indépendance puisse s'aUier avec le respect, je n'ai rien à leur répondre. Nous