AVANT-PROPOS
n'habitons pas le môme monde. Entre eux et nous, toute discussion serait vaine.
Qu'on me pardonne, s'il m'arrive parfois de harceler les bossuétistes avec un peu de vivacité. Je crois sincèrement, ardemment, qu'ils ont fait, avec beaucoup de loyauté, une œuvre mauvaise, en essayant de diminuer ou de détruire une des plus chères gloires du catholicisme français. Il me faut les désarmer, sinon les convaincre. Ai-je besoin d'ajouter que je n'entreprentjs pas de réhabiliter les Maximes des saints? Que nous fait cette brochure manquée et que pèse-t-elle auprès du robuste livre de Bossuet que le concile du Vatican a condamné sans appel? Je le dis sans la moindre malice et simplement en vue de rappeler que si l'Église ne tient pas rigueur à Bossuet pour des erreurs tbéologiques plus nombreuses, semble-t-il, et peut-être plus graves que celles de Fénelon, il n'y aurait pas moins de ridicule que d'injustice à ranger ce dernier parmi les suspects.
Aix en Provence^ mars 1910.
JX