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394 APOLOGIE POUR PÉNELON

c) Volatilisation des difficultés.

Revenons aux rois mages. Ont-ils connu Jésus comme Dieu. Luc de Bruges répond : peut-otre. Forte et Deum cognoverunt^ d'oii Simon conclut, sans grand effort, que Luc de Bruges ne regarde pas cette question comme décidément tranchée. Regardez bien. Vous allez voir s'évanouir q,q peut-être sous la baguette du magicien.

Faut-il dire à un si grand critique que le peut-être n'est pas toujours un terme de doute, mais un terme de douce insinuation... qui ne voit aussi qu'il y a des vraisemblances divines qui, sautant aux yeux, tiennent lieu d'évidence?

Sur quoi le paisible Simon :

Il n'est pas besoin d'être grand critique pour voir que forte signifie en cet endroit de Luc de Bruges : peut-être. Cest une chose qui saute aux yeux du moindre grammairien. Toute l'éloquence du censeur ne pourra persuader qui que ce soit (du contraire)... A l'égard de ces vraisemblances divines, c'est un langage tout nouveau et inintelligible... Laissons donc là ces vraisemblances divines auxquelles Luc de Bruges qui a parlé le langage des hommes n'a jamais pensé ^ .

La réplique est un peu verte. Pourtant Simon ne prend pas tous ses avantages. Il ne dit rien de cette « douce insinuation ». Il aura fait grâce à ce joli mot. Soyons plus encore que lui jaloux de nos plaisirs. Retenons aussi les « vraisemblances divines » qui ont un sens, quoique Simon dise, mais dont celuici a raison de ne pas encombrer sa critique. Aucune

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