‹ Apologie pour FénelonChapitre 32 sur 250 · F., IX, p · texte numérisé non relu

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Cette lettre est du 6 décembre 1696. Dix mois auparavant, le duc de Beauvilliers écrivait déjà dans le même sens à son directeur, M. Tronson.

Il me paraît clairement qu'il y a une cabale très forte et 1res animée contre M. l'archevêque de Cambrai. M. de Ciiartres est trop homme de bien pour en être; mais il est prévenu et échauffé sous main. Pour Madame de Maintenon, elle suit ce qu'on lui inspire, et croit rendre gloire à Dieu en étant toujours prête à passer aux dernières extrémités contre M. de Cambrai ^

M°" de Maintenon elle-même est surprise de l'importance croissante du mouvement anli-fénelonien. Elle le dit à Noailles, en septembre 1696.

Le quiétisme fait plus de bruit que je ne pensais, et bien des gens à la Cour en sont plus effrayés que M. de Chartres 2.

Je laisse à penser quelle pouvait être la sincérité de ces alarmes. Ainsi Ton voit se former et grossir insensiblement Forage qui doit éclater à la Cour, en février 1697, au lendemain de la publication des Maximes. Bossuet, qui prend ce vacarme au sérieux, écrit le 23 février :

Le roi en est ému au delà de tout ce qu'on peut penser. Il lui revient de tous côtés que tout le monde en est scandalisé 3.

Pontchartrain, Le Tellier excitent le roi. Prends ta foudre, Louis... Les amis de Fénelon se sentent déjà perdus avec lui. Beauvilliers le dit à Tronson.

On cherche, monsieur, à me faire chasser d'ici et on y parviendra, si madame de Maintenon continue dans l'opposition

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