‹ Apologie pour FénelonChapitre 82 sur 250 · L., XX, p · texte numérisé non relu

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2. 8uis-je prévenu? Oui, mais en faveur de Bossuet, puisque je n'ai pas voulu voir une manœuvre perflde et savamment calculée dans l'higtoire que je viens de dire. Est-ce que je.xplique les choses à ma façon? Oui encore, mais pour la bonne raison que je ne trouve en face de moi aucun autre système. Nos adversaires passent à pieds joints sur ce chapitre. Ils stigmatisent d'un mot

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En vérité tout cela est infiniment triste. Et, je vouj en prie, ne m'opposez pas la bonne foi de M. cl( Meaux. J'y crois plus que vous. VolontairemenI injuste, il me désolerait beaucoup moins. Mais qu'ui tel homme n'éprouve pas l'ombre d'une hésitatioi au seuil de la redoutable campagne qu'il va comj mencer, pas Tombre d'une inquiétude sur le passé] que le souvenir de la prisonnière ne l'émeuve point qu'il en soit, dès 1696, à regarder Fénelon comm< un véritable quiétiste, voilà, selon moi, le point 1( plus douloureux de toute l'histoire.

Ainsi j'ai tâché, selon la parole et l'exemple de Jésus-Chrisi à garder toute justice et à satisfaire également à tout ce que h charité et lu vérité me demandaient \

C'est ainsi qu'il résume tout ce qu'il a fait au sujet de M'"*^ Guyon. 11 absoudra et glorifiera de même

l'impudence de Fénelon, ils s'étendent sur l'affront scandaleux que Bossuet vient de recevoir et se remettent plus allègrement en campagne pour venger cette nouvelle injure. S'il y a là-dessous quelque autre mystère, qu'on nous le dise. Après avoir bien cherché, je ne trouve qu'un petit mot de M. Levesque, une flèche en passant, mais très aiguë, comme tout ce qui vient du même carquois. Voici en deux mots : Fénelon n'a pas protesté contre l'ordonnance de M. de Chartres condamnant madame Guyon. Donc... (donc, penseriez-vous, il n'aurait pas dû prolester contre le livre de M. de Meaux. Gela n'irait pas, puisqu'en fait il n'a pas protesté davantage dans le second cas que dans le premier; donc il est bien impudent de ne pas appiouverle livre de M. de Meaux. {Rtvue Bossuet, 25 juin 1906, p. 205.) Ne pas protester contre un livre; le faire sien en l'approuvant, est-ce donc la même choses? Mais, dit M. Levesque il a approuvé l'ordonnance de M. de Chartres. Approuvé, qu'est-ce à dire? Oui, sans doute, il l'a trouvée bien écrite, et faute d'un compliment sur le fond, il en a loué la forme pour faire plaisir à M. Tronson. Soyez sûr qu'il n'aurait pas critiqué le style de Vînslruction de Bossuet. Et telle est, de M. de Meaux à M. Levesque, la subtile logique des adversaires du trop subtil Fénelon.

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