LA RUPTURE
ignorail-il le8 graves calomnies qui menaçaient la réputation de ce prélat? M'"'' de Maintenon n'avaitelle pas chargé M. do Mcaux de désabuser l'abbé de Fénelon? N'avait-elle pas travaillé elle-même à désabuser M. de Cambrai ? N'était-il pas trois fois sûr que si Fénelon approuvait le livre de M. de Meaux, tout le monde regarderait cet acte comme une victoire décisive pour les ennemis de M'"° Guyon? Bostuet ajoute :
Il veut que j'aie deviné (en 1696) qu'il avait la léputation de madame Guyon si fort à cœur qu'il en faisait dépendre la sienne propret
Mais, juste ciel, ne Taviez-vous donc pas deviné et depuis longtemps? Vous avez gémi, dès 1694, sur le « prodige de séduction », demain (janvier 1697), vous allez condamner les Maximes, avant même de les avoir lues, assuré que vous êtes que tout le livre a été écrit pour « remettre sur Tautel » l'idole brisée, et vous voulez nous faire croire que, dans votre pensée du moins, l'approbation donnée par Fénelon à votre livre contre madame Guyon, n'aurait pas été, purement et simplement, une rétractation déguisée. En vérité, Monseigneur, .vous oubliez ce que M'"® de Maintenon vous avait demandé, ce que vous lui avez promis et la diligence passionnée que vous avez mise à servir cette promesse -.