‹ Apologie pour Hérodote (volume 2)Chapitre 134 sur 223 · CHAPITRE XXXVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXVI

ciens en un prosne : <r Mes amis, vous aurez patience 0 pour ceste fois-ci, à cause que je suis prié au disner 0 chez monsieur le maistre à manger d'un cochon : » autrement par l'arme du bon fiu men père, je vous 0 dirois rouge rage enragée. » Et un autre curé au bourg en Querci, parmi son prosne parlant du Mardi gras, autrement dict Quaresme-prenant, ou Quaresm'entrant, recommanda à ses paroiciens ces trois bons saincts, S. Panssard, S. Mangeard, S. Crevard.

Encore monstroyent-ils bien plus grande familiarité quand ils se mettoyent sur le propos des femmes : ce qu'ils avoyent accoustumé de faire en certains passages des évangelistes : et notamment où il est dict que Jésus-Christ après estre resuscité se fit voir premièrement aux femmes. Car alors il n'y avoit sornette qui ne fiist dicte du babil des femmes : à cause duquel il s'estoit adressé premièrement à elles, sçachant que le bruit seroit bien plustost semé par tout, que s'il s'addressoit aux hommes. De ma part j'ay bonne mémoire de m'estre trouvé en quelque sermon où cest argument fut traité bien au long et jusques à faire rougir toutes les femmes qui n'avoyent perdu leur honte. Et depuis j'ay ouy parler de plusieurs autres semblables. Aucunes fois aussi ils exaltoyent les femmes pardessus les hommes en ce qu'il n'avoit faict à aucun homme tel honneur qu'à la vierge Marie. Mais un (Certain beau père les accoustra bien une fois en un sien sermon : et ce contre leur espérance. Car ayant pris pour son thème, ces mots du dernier chapitre de l'évangéliste S. Luc, O fols et tardifs de cueur à croire (sans ajouster le reste : comme leur coustume estoit de couper les sentences de la saincte escriture, ainsi que bon leur sembloit], il se mit à deschiffrer le grand déshonneur que recevoyent ici les hommes, et qu'en toute la saincte escriture ne se trouvoit point telle injure avoir esté

dicie aux femmes. Et encore si nous regardons à quels

hommes a esté dicte cestc-ci, c'a esté aux principaux de réglisc. Et enir'autres choses qu'il allégua pour l'honneur lies femmes, fut, qu'il n'y avoil si petit village où si on alloit demander la maison delà sagefemme, on ne la montras!, mais en quelque lieu qu'on allast, on auroii beau demander la maison du sage hoRime. Et aprt5 avoir donné aux femmes plusieurs autres titres d'honneur que navoyent point les hommes, congaoissant à leurs contenances qu'elles y prenoycnt grand plaisir, et commançoyent à regarder les hommes par dessus l'cspaule, c Toutefois, « (dict-il) <• ne vous en or- " gucillissez pas trop : car je vous iurois btentost 1' rabaissé vosîrc caquet, n Et n'eut pas plustost achevé le mol, qu'il coramança : n Premièrement il y a une ■I relif;ion de bons hommes, il n'y en a point de bonnes ■' ftrami.-s. ■! Et puis Secondement, Tiercemeni, etc. propos dont les bons gosseurs

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