CHAPITRE XXXIX
d'évangile, comme il a esté dîct par-ci derant. J'espère, lecteur, que ceci suffira pour vous &ire souvenir de l'évangile diabolique appelé étemel, toutes et quantesfois que vous orrez parler de la doctrine des papicoles. Et de feict (suivant ce que j'ay tantost dict), puisque les hommes ont enduré un Contrechrist , il ne se faut pas esmerveiller s'ils ont enduré un Contrévangile.
Pour retourner à mon propos, à'-sçavoir que de tout temps quelques abus ont esté descouverts, je ne doute point que si tous ceux qui les appercevoyent, en eussent voulu avertir la postérité, nous ne trouvassions maintenant un grand nombre de tels avertissemens : mais les uns n'estoyent gens qui peussent rédiger telles choses par escrit, les autres qui estoyent suffisans pour ce faire, n'estoyent assez hardis. Toutesfois encore sont parvenus jusques à nostre temps quelques livres qui sont mesmes plus anciens de beaucoup que ceux dont j'ay tantost faict mention, èsquels on trouve en certains endroits des invectives contre le pape, ou quant à sa vie, ou quant à sa doctrine. Mais il semble qu'il soit avenu à la religion Chrestienne, ce qui est avenu aux bonnes lettres, et aux sciences : car tout ainsi qu'un peu devant nostre siècle elles ne âeurissoyent point comme elles avoyent fleuri quelques centaines d'ans auparavant, et comme elles ont fleuri depuis : aussi a esté plus grande l'ignorance quant à la religion Chrestienne de ceux qui ont vescu un peu devant nostre siècle, qu'elle n'avoit esté du temps de leurs ayeuls, ou pour le moins bisayeuls, et qu'aussi nous ne l'avons veue depuis.
peintre Holbein avoit déjà plaisamment représenté, comme rendant l'âme par la bouche, sous la figure d'un enfant' Stulta cacantis Logicalia. Les œuvres de P. Taruret furent réimprimées in-S» à Lyon, ran 1631 (Bibliotheca Draudiiy 1. 1, p. 439]- » Le Duchat, sur Rabelais, II, 7.
Or y B-il cncores un point à noter sur ceci, c'estqDC quant b ceux qui ont esté voisins de nostre temps, outre ceux qui ont faict guerre ouverte aux abui et i la meschante vie du pape et de ses créatures (comme Wiclef, Jan Hus, Hiérome de Prague, et autres), plusieurs leur ont donné des assaux qui toutesfois ne faisoyenl semblant d'estre ennemis de la religion Rommaine : comme il est certain que jamais on n'eust pensé que Pétrarque parmi ses cscrics se fust ainsi attaché l la ville qui se disoit la saincte, jusques à dire d'elle, Gia Roma, or Babj-lonia faha e ria \\]. Ce qu'il dit
(il Ce tonaet. wlon Le Dcchal, m tronTC ion, kg éà\liom it Ljon. chci G. Roullli. liJS cl ti6^. I! y ■ quatre éditions ligafet Lyone, Rovilio .- lesdeui premières lont de iSSo a. de i5îi. d< plu rtd. de iSSo «lit hlle sur r£d. de Veniie, 1Ï4B. Voici ce que dit Quidrio de la première édition rofilienne : • E da noiare tkt neW tdi\io<u dtl Rovilio iSSo, Ir Annotai ioni drl Brucioli /htmo accordât f. fane da Lnca AhI. Ridolfi eheiniiuel Itmpo dimortra a Lient, e vi fumno in iicambio aggiaaie quelle poclie ckt andavaao dispene per le proie 0 per te lellere del Bevibo. monitiUB* doue fol eue Bemlm amtore e tacendo il Bntcioli. perché eedi^Mt Jbtst piA ripuima. • — ■ Nelf edijlone del i35t >. tjonlE Perraiil, dia% n BitliograJSa pelrarehraca, Bauaoo, 1877, ■ *t ftnae tffallo lappreuo il nome, perché taulare era rilenalo peni/énr èretieo, • Brucioli mit ftit de U Bible une irtduirtitHi ililieane, qui fat mite i l'index tra' litri damnati dï prima classe. • Pétrarque, t dit le Sealigerana, t eitoîl bigot, il hi mon en babil de cordelier, ne/Jo tiato di Veuejia. On ■ fiii Iroii EOminealairn sar ion lirre. mais )li «ont cbiitrei : beitei de ne t'ettre p» iii«ez, qu'il M pïrie pu de Rame al lede Papa, car c'utoit Avignon où eurà le Pipe: Rome n'eiloit qu'un brigandage, et pais, pofeit in Ectlfliailicos diiiae ni a'ii.Ciiii qui oui ntriorhé le> troii sonneti de Ptirirque, maie liti lanl conicii. Il j ■ trente ans que Pétranjoea «M cluiTr^, t Dam 1» ipiVa latinn, vo;. le liber tine litalo. ip, 11 : cmnia mcadaetii plena, aer, terra, domu. turra, yich tp. 16 : veritai ibi dementia ea—
Sqnanafico nom apprend dam sa Vie de Pétrarque (in Oper,
xeur du poile, avait tenté de l'en rendre lui-même le mardund, mm la pramesK du chapeaa, et il aîoaie que li l'on en croit PhilcIptN, c'nt à celte oTensanle propoaiiion que K rapporte la canioacÛX: Mai non vo' piii eantar. Jean Neviun dit la mime cboac, Silrm >a^ IV, tt4, malt ne dit rien de c« qa'aioate SquntBco, qa'nmite It