‹ Apologie pour Hérodote (volume 2)Chapitre 183 sur 223 · CHAPITRE XXXIX SSq · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXIX SSq

Pareillement en cestuy-cl,

L'église fiait la teneur (i) sans droiture, Noblesse tient la contre sans mesure :

Labeur ne peut à la taille fournir, . Si le dessus ne vient à soustenir.

Semblablement en ce proverbe (car il me semble (2) qu'on peut bien donner ce nom à toutes ces sentences qui sont ou ont esté en la bouche d'un chacun : encore que ce mot de proverbe se die plustost des dictons ou sentences où il n'y a tant de paroles] :

Depuis que décrets eurent aies.

Et que les dez vindrent sur tables, Gendarmes portèrent maies, Moines allèrent à cheval.

Au monde il n'y eut que mal (3).

Au lieu de quoy Menot dit, Depuis le temps que les gens d'église ont commancé à porter les grans sayes

(i) Se trouve dans les Mots dorés de Caton, par Grosnet, p. i36. Comp., 1. 1, p. 135.

(3) Le proverbe^ dit Littré, est une sentence exprimée en peu de mots. La Faye voit dans sentence l'expression de la pensée, mais il oublie le ^(C/on. Il est curieux d'entendre Richelet : « Il y a déjà longtemps que les proverbes ont été bannis des discours polis et sérieux et même des conversations spirituelles ; on les souffre et l'on en rit quelquefois dans les familières. »

(3) Depuis que décretz eurent aies Et gensd'armes portèrent maies.

Moines allèrent à cheval, En ce monde abonda tout mal.

Rabelais, IV, 52.

Aies pour ailes; aie est encore saintongeois, poitevin, berrichon, etc. • Od y a omis ce distique duquel feu M.^de la Monnoyc auroit voulu connoltre l'auteur :

Quisquis Decretis malesanas addidit alas Alas detraxity Relligio aima, tibi. »

Le Duchat.

36o APOLOGIE POCH HÉBOtKITE

de velours. Aussi se trouvent des proverbes par lesquels est particulÎÈrement taxée leur avarice : dont nous avons récité un au précédent chapitre, le prenans de Bareleie, à-sçavoîr, Lespresires, les moina, la iijcr, sont Irais choses insatiables. Et de ce nombre est aussi ccluy que nous venons d'alléguer, L'Église frifiid du vif, du mort. Mais il ne faut pas oublier, ï propos du curé dont nous avons parle' au mesme chapitre, cestc façon de parler de laquelle on usoit par mnniiire de proverbe aussi, pour signifier une chose qu'on ne verroit jamais, Quand les curej ne voudront plus d'offrandes. Duquel quand s'est bien servi un certain bon compagnon qui a escrit (il y a long temps) un livret contenant la prognostication de la venue du bon temps |i|. Car il dit que le bon temps viendra Q uand lus femmes feront tout ce que leurs maris voudroiii. sniJs aucunement jouer du rebec ,- Quand les

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