CHAPITRE XXXV
st mcsmes depuis avoir eu ce crédit d'estre mis au MMnbre des saincts (pour raison de ce grand mérite r«voir percé le costé à nostre Seigneur), son nom luy I ctté augmenté d'une syllabe, en l'appelant selon la terminaison Latine Longinus,
Or leur curiosité a bien encore passé plus outre quand h sont venus jusques à ces questions, A-sçavoir-mon, à Jésus Christ n'eust point esté crucifié, si Judas ne i'eost point trahi : A-savoir-mon si la vierge Marie nm crucifié son fils, si autre ne se fiist trouvé qui Teust roula fidre. La première est es sermons de Barelete au heillet i58. col. 4. La seconde ne se trouve pas seule- OMot es siens, au fîieillet ii5 : mais aussi en ceux le Meaot au feuillet 169. col. 3, comme j'ay dict parcidevant. Et qui est la pitié, ils ne s'estonnent pas de telles questions, ni ne s*y trouvent autrement empeschez : au-contraire se trouvent empeschez (j'enten irréscduset en grand'doute) en quelques questions desquelles les payens mesmes £edsoyent conscience de douter. Pour exemple : Sed quicquid sit de corpore (dit Ifenot) anima quœ peccaverit, ipsa morietur. Sic re- ItMfMO quœstionem arduam de immortalitate animœ. Et Bootesfois encore les deux questions que je vien de proposer, ne sont rien au pris de quelques autres que nous iTons amenées ci-dessus de Barelete , au chapitre des Uaqribèmes : A-sçavoir-mon quels propos avoyent esté tenus en paradis quand il fut délibéré et conclu de fieiire prendre à Jésus Christ chair humaine au ventre d'une vierge, au fueill. 229. col. 4. Item, quelle controverse il y avoit eu entre ceux qui s'offroyent pour aller annoncer la résurrection de nostre Seigneur à la vierge ie, au fîieillet 164. col. 4. Item, que dirent les Apoà la vierge Marie, estans faschez de ce que son fils ne leur tenoit promesse quant à leur envoyer le S. Esprit. Et quel débat il y eut (ô très-exécrable bla-
APOtOGTE POUB irfRODOTE
ne) en paradis entre le Ptre et le S. Elsprit, refuie descendre en terre, de peur qu'on oc le traictast mc-sme sorte que Jésus Christ (au fncillet 178. 1.). Mais que di-je questions? Il récite ces choses lires semblables aussi asseureement <juc s'il les
vicn à une question qui n'est pas si horrible que gués auircs dout î'ay faict mention ci-dessus, et tneement que ces trois dernières : mais toutesfoîs y expresseement gardée pour la fin de ce chapitre luy donner toute la place qui resteroit, comme à qui me sembloit rnériier que j'en fisse mention ample. La raison est que jamais question de noreligion n'a esté démence si courageusement, si TOcnt, voire si felonnement , que ceste-ci r jamais aucune question les docteurs de la religion Rom- E ne se sont tellement bandez les uns contre les ■■s : jamais n'y a eu telles partiaiiter. C'est la quetouehanU^jerg^lanç^çaTOiwnoj^^ira