CHAPITRE XXX VU
ûgnifie charité en l'escriture saincte. Geste charité derons avoh* en Dieu, Taimer de tout nostre courage : m aatrement toutes nos opérations ne sçauroyent MPOnfiter. Si linguis hominum loquar et angelorum : :karitatem autem non habeam, nihil sum. Par les grains loi sont enclos en Torenge, j'enten les secrettes au- Biosiies. » Un peu après : a Les grains de Torenge nous remonstrent, qui sont mussez dedans, la pomme de charité. Parquoy je di (et est vray) que Dieu aime fiftrt ce noble fruit. La couleur luy en plaist : fais-luy en donc présent. Le goust en aime Tame : donne-luy en à manger à ton disner spirituel. »
Au chapitre viii : « Mes dames, vous sçavez qu'il n'est chose plus honneste dedans la main d'une femme qu'on beau bouquet. Ce mois de Mars est ouvrier de présenter les beaux bouquets : car communeement en Mars croist la belle violette de couleur céleste, d'azur et de pers(i). Voulez-vous porter durant ce caresme, pareillement en tout temps un beau bouquet qui vous donnera bonne odeur? prenez la violette de Mars. C'est à-sçavoir la vertu d'humilité : car je vous asseure que c'est une vertu qui moult plaist à Dieu, et à Tame proufite. La violette de Mars, etc. »
Au chapitre ix : « Les pruneaux sont aussi nécessaires pour faire le disner bien complet : pourtant il en faut avoir. Par ces pruneaux, qui sont noirs et de bonne substance, j'enten les abstinences
M Di€tiannMire Devic : écarlate m décompose en l'arabe-perean Mrtork, laqoe de Sar ou de Tyr. Virgile, Georg. II, 3o6 : Ui gemma kikat et Sarrano dormiat ostro. Ad qnod Servius : Quae nunc Tyrus éieUmr^ oiim Sarra vocabatur.
(1) € Ccflt on azur couvert et obscur qu'on prétend être venu de RÎnc ou d'one couleur de p^he persicnnc. » Dict. de Trévoux. On dÎMit aatrcfois pars :
Sur on beau velours pars choisi.
Martial d*AuTergn<.
VTOLOGIE POUR HERODOTE
Léché, mortification de la chair, et jcusnes corpo-
lu chapitre x : » En après pour un autre mets appose sur la table des figues, qui sont mouli les ei proufitables ; car elles tiennent restomach et lie bonne odeur. Par ces figues pouvons ndrL- la mémoire de la saiacte passion de Jésus SI, qui est une chose qui tient l'estomach fort et 3nnc disposition contre toutes tribulations, tenta- , ennuis, labeurs, mélancolies, et qui fait boone
chDpitre xr : D Ce n'est pas tout pour bien se
ii:r en caresme : car il faut encores manger les
Jcs. Les médvcins disent que les amendes amcres
1 plus proufitables que les douces ; parquoy je veus
:i parler. Je di que nonobstant que les amendes
iicres, si n'en faut-il pas laisser à manger. H
ui prennent les douces et laissent les amèrcs :
. CHAPmtE xxxvrr 283
▼ons enteii€lre l'acquisition des joyes de paradis. Par les eschaudez nous entendons la foy que nous devons avoir en un seul Dieu créateur du ciel et de la terre, qui est en trois personnes distinctes. Et ceci bien appert en Teschaudé qui ha trois cornes : toutesfois les trois oomes ne sont qu'une chose par essence de nature. L'on fiût des eschaudez d'autre sorte, c'est-à-sçavoir en forme de croissant, n'ayant que deux cornes, signifiant les deux substances qui sont en Jésus Christ, divinité et humanité. Tout ceci devons fermement croire sur peine d'estre damnez : et le doivent monstrer et apprendre les pères et mères à leurs enfans, prédicateurs au peuple commun : et les maistres d'escoles à leurs disciples: mesmement au sainct temps de caresme, selon la similitude des eschaudez, qui en celuy temps aux jeunes en&ns sont donnez à manger. » Un peu après : c II est de deux manières de vin, blanc et rouge. Le blanc signifie Tespérance qui est en Jésus Christ, et le rouge la charité qu'il nous a monstrée quant à l'acquisition des gloires dessusdictes. Le pain duquel est faicte mention, a esté cuit au four de ceste charité, qui est son costé précieux, de l'amour d'humain lignage totalement embrasé. Retournons au vin, et congnoissons sa nature. Le vin outre ces deux couleurs est fort et savoureux : aussi par la force pouvons entendre la charité de laquelle Dieu nous a aimez, tellement qu'il a mise son ame pour nous : et par la saveur, Tespérance qu'il nous a donnée de parvenir, si nous voulons bien ouvrer et faire modérecment là-sus en paradis. » Un peu après : « Ce vin est de deux couleurs, blanc et rouge. Parquoy il est dict, Dilectus meus candidus et ntbicunduSf electus ex millibus. Le blanc nous donne Texpérience d'aller en paradis : car il fait bon courage, jambes de vin et audace de joyeuseté : et le rouge fait le bon sens, réduisant en mémoire que le précieux sang
i APOLOGfE POUR HERODOTE
1 lisus Chrisi a esté lire tout rouge de son cosié pour ire salui. Ce vin est esleu et choisi entre toutes ,eurs : Electusex miltibus. »
u ehapiire xiiti : • De ce vin dessusdict esl feici le et savoureui hipocras, claré, et pigment. Le Roj 3mon lo fait et le vend, comme il est dict en sei liquts, Dabo tibi vinum condilum. Le marchand ei
iteur (ij qui a baillé les drogues, espices et conâ- .'S ariimatiques, est monsieur sainct Paul, qui Ai i comme vray marchand les a apportées, c'est à-sça- - df paradis. Par ces drogues, espèces diverses ei
lures précieuses, comme sucre, canelle, grene ài ;idis, cinamomum, et autres choses délicates, nou: ciidons les diverses espèces et multitudes des gloire: [jaradis, que ledîct sainct Paul appona de là-su:
nd il lut ravi au troisième ciel: et tant en apporti oni:ques ne pcurent renger en l'humaine boutiqui ^utur humain, comme il est dict ; Vidit amma qua ' licel hoinim loqici. nec in cor komims asceniil qut