‹ Apologie pour Hérodote (volume 3)Chapitre 141 sur 221 · CHAPITRE XXXVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXVII

instice^ foy, charité, et espérance : lesquelles nous deusmos aToir, et prier Dieu nous les envoyer, ou les astres sept vertus qui opposent aux sept péchez mortels, c'est à-sçavoir humilité, dilection, abstinence, diligence, libéralité, chasteté et patience. Voilà les sept oofdes que nous deussions sonner devant Dieu, en luy mdant grâces et mercis durant le caresme. Par ce que le lue est creux nous pouvons entendre que nostre coeur doit estre creux et vague de toutes choses, fors seulement de la résonnance des bonnes pensées divines, et célestes louanges. Le lue est creux et si il n'y a chose dedans que le résonnement des cordes, qui quand et kniictes cordes retentit : ainsi doit estre nostre cueur creux, et n^y doit avoir chose que la résonnance des bonnes pensées et autres choses dessusdictes. Le chant des cordes du lue, etc. »

Au chapitre xxi : « Comme je voulois oster la plume de dessus mon livre pour le fermer, Tun de mes neveux me dict, Dea, mon oncle (dict-ilj, vous avez parlé de tout excepté de la dragée, laquelle vous oubliez. Il est vray, dis-je. Lors je reprins ma plume pour en cscrire ce qui s'ensuit. Chacun n'ignore point que la dragée se gouste sus le soir, en lieu de soupper, quand il est îeusne. Nous sommes en temps de jeusner spirituellement : et pourtant si nous voulons jeusner, je trouve qu'il fait bon au soir prendre la dragée, laquelle je vous reux donner. Par la dragée spirituelle j'enten persévérance de bien vivre. Une personne n'est pas réputée dTaroir jeusné le quaresme, quand ell'en laisse deux ou trois jours, mais faut qu'elle jeusne toute la quarantaine. C'est à dire que pas ne suffit s'abstenir seulement aucuns jours de pécher, mais continuellement faut persévérer en bien. Qui perseveraverit usque in fineni, sahms erit : qui vero non, condemnabitur , Et pourtant qu'il est expédient persévérer, je compare persévérance,

288 APOLOGIE POUR HÉRODOTR

pour obéir à ma faniasie, convenablement à la dragée a.. qui est ronde : car la rondeur signifie persévérance. j^^ veu qu'une figure ronde n'tia ne commencement "'•"r- ^f fia : comme ccsie leitre-ci O, qui es( de façon de dra — .^agée. .

Laissant le reste de ces subiilitez quadragésimale^^» es aux plus curieux qui auront désir d'apprendre d'avanr^^ j]. lage d'une si belle science (puisque j'ay enseigné le lie^^^eu où on les trouvera), je viendray aux subiilitez quiso^r -^oi es règles de ceux qui s'appellent religieux, tant di ^^Efes caymans, ou besaciers, ou bribeurs (i), que des autr^^^ej. Non pas que je vuei lie entreprendre de parler des su"-^»b. tilitcz de chacun ordre particulièrement : mais il r-^^mot suffira de dire un mot en général de toutes, et puis p^^^sr-

ticularizer sur quelcune d'icelles. Il faut donc not ter

quand nous voyons un moine, soit blanc, soit noir, s ^ji

gris, soit enfumé, soit crotté, soit bien espousseté, qi—j jj n'y a si petite piàce en tout son équippage sous lagiiF— f^ il n'y ait de la subtilité cachée. Mais comment e^c.^ possible [dira quelcun] si on vient aux subiilitei <Jei habits du tout contraires, qu'il n'y ait aussi ct>ntr3rî£r^ en iccUes ? Pour exemple, st la ceinture de corde àéaoït perfection, ne sera-ce pas imperfection d'avoir une lai^c courroye avec des galantes boucles garnies. de leurs gentils hardiltons(i), comme l'ont les Augustins? Commenl aussi s'accoritcront les subtilitez es couleurs con-

(i) Bribeur. mendicus, du» Rob. Eilionns il Nicol. D> mit wallon tritcr, vivre de bribu. L'origine, que Brachct dteltrc IncoRnuE. «I II kjinriquc tri»', rompre, brlHr; voy. Dici, Gnodgaga^i, Diercnbach, Scbcltr.

(i) HardiUo» «l un diminutif de kardille, qui i 1< Mm de niletlnn da bai-*, c*ist-l'dïre de briDEh» >l*o>ier. Le brcroa donne iri. m. ; en pajr» de Vanne» ari, voy. Ligonidec. Ditl. fr. trttan, Si.BrUac.i847-Oiier. que M. Bncbetdtrirede oimt. vieni loui m plni de oioipiov pur linlermidiaire d'amariimi. Cf. De» Piiien.

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