CHAPITRE XXXVIII Jig
pourceau (i). Ce qui me &dt souvenir de la Parisienne donc nous avons parlé ci-dessus (qui est encore en vie, si elle n'est morte depuis peu de temps), laquelle prioit un messire Jan de luy mettre en sa messe pour deux liards ou un douzain de S. Esprit (2). Mais si le
U) Le Dachat tient à rappeler aatti S. Marconi on platdt NUrcolte, abbé de Naoteail au diocèse da Cootancea, mort en 558. Le roi Charles le Simple, ayant reçu A Corbeny (Aisne), le corps de S. Marconi» que la crainte des Normands y avait fiit transporter de Nanteuil , le fit roenre dans l'église de S- Pierre et y fit bâtir un monastère pour entretenir les religieux qui étaient les dépositaires de ces rdiqoes. C'est à ce lieu qu'on rapporte Porigine du privilège accordé ans rota de France ponr toucher ceux qui étaient malade» des écrooelles, contre le mal desquelles on réclamait l'assistance de S. Marconi. C'est pour cela que lea rois de France, an retour de leur Mcre, allaient en pèlerinage à Corbeny. L'Inventaire des Messes dit :
De Saint Marcoul la messe on chante
Pour le rat qui au grenier hante :
On dit qu'il guérit écrouélle
Ainsi qu'un maçon sans truelle.
Sor S. Amoiae, voyez A. Maury, Essai sur les Légendes pieuses. Le porc, placé aux pieds d'un saint, signifie le démon et les voluptés vaincues.
(i) Rabelais, curé de Meudon,
Mariant à Lucas Jacqueline Bridon,
Il la prit à l'écart et lui dit : « Jacqueline,
s Ce n'est pas avec moi quMl Ciut faire la fine,
• A»-tn ton pucelage ou bien ne l'as-tu pas?
• — Oui, Monsieur, je l'avon. Dieu marci », lui dit-elle.
• — Tant mieux •, reprit-il. c si tu l'as.
• Quand on marie une pucelle, > C'est aux Vierges avec raison « Qu'on doit adresser l'oraison;
> Que si tu ne l'as pas, il faut changer de style,
• Cest à la Madeleine à qui Ton a recours,
• Autrement tu mourrois au plus tard dans huit jours.
• — Votre sarmon c*t inutile.
■ Je n'avon rien du tout à craindre sur ce point.
• Dites -^jns barguigner la pricrc dos Viergc>.
• Kl je von* rcpon bien que je ti on uiourron point. •
Pendant qu'on allumoit les cierges.
Pour ne rien donner au ha/ard Dans une rencontre pareille.
Jacqueline a son tour le tirant à l'écart, r.t lui chuchetant a l'oreille :
320 itPOLOGŒ POUR HERODOTE
tesmoignage de ladicte bonne femme doit valoir, je m'en rapporte à ceux qni sont mieux verses es légat» des des glorieux saincts : ne pouvant dire autre chose sinon que je pense que ceux qui ont pourreu sainct Clair ou saincte Claire de ceste office de guarir les yeoi, ont eu esgard à Tétymologie de leur nom (ainsi que n'a-guère nous avons veu avoir esté ûiict en {dusieus autres), car on ne sçauroit mieux guarir les yen que de les faire voir dair. Audemeurant S. Quentin aussi est du nombre des saincts qui ne Jonisaent pas paisiblement de leurs offices et estats. Car il y a qudques autres saincts qui querèlent l'office de guarir de la toux, comme leur appartenant II 7 en a aussi qui trouvent fort mauvais qu'on ait feict saincte Apollonie (qu'on appelle communeement saincte Apolline) guarisseuse de dens : et disent que S. Christophle en est le vray et naturel médecin. Et quant à moy je leur donne ma voix, et di que cest honneur appartient beaucoup mieux à S. Christophle : veu sa dent qu'on monstre à Beauvois en Beauvoisin, en une petite abbaye qui porte le nom de iuy : laquelle dent est telle que jamais Geoffroy a la grand' dent n'y fit œuvre. Car elle est de tel qualibre qu'il faudrait que la bouche qui en logeroit une seule douzaine de telles, fust plus grande que la plus grande gueule de four qui soit entre Paris et Lion. Que voulez-vous inférer par cela r (dira quelcun) sensuit-il par cela qu'il devoit plustost cstre le médecin des dens? Je di qu'ouy : pourceque quand il n*eust trouvé des dens pour mettre en place de celles qu'il arrachoit, il n'eust eu qu'à prendre une petite
a Quoique j*aion toujours consarvé notre honneur, t lît oue j'en ftoion bian cartainc.