‹ Apologie pour Hérodote (volume 3)Chapitre 177 sur 221 · CHAPITRE XXXIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXIX

en un sonnet qui est entre ses autres poésies, ne contenant au reste autre chose sinon que la description de la vie désordonnée et dissolue qui se menoit en la cour de Romme. Mais il ne s'est pas contenté d'en dire là son avis, ains en divers passages de ses épistres Latines il a bien passé plus outre : disant entr'autres choses, que Christ en est banni, l'Antéchrist y est maistre, Beekebttb est juge. Que sous l'estendart de Christ on 7 fût la guerre à Christ. Que la est faicte plus grande Tilanie à Jésus Christ que jamais ne fut faicte par les Pharisiens. Que la l'espérance de la vie étemelle est tenue pour une vraye fable. Que là tant plus un homme est confit en meschancetez, tant plus il est prisé et bonaoré* Et quant à l'avarice. Ici (dit-il) pour or s'ouvre le del, ici Christ est vendu pour or. Item, Si Judas apporte ici ses trente deniers, le pris du sang de Christ, il sera receu, et la porte sera fermée à Christ. Et quant a la vérité. Ici (dit-il) la vérité est tenue pour folie. Et en un autre lieu. Je ne parle point de la vérité : car comment vérité pourroit-elle estre logée où tout est plein de menterie et fausseté? l'air, la terre, les places, les maisons, les tours, etc.

Quelquesfois aussi la mère a esté censurée par les

Me fat povrtttt lÎYrée au Pape par la moyen da frère de Pétrarque, de quoi notre poète indigné quitta Avignon et se retira en Italie. Cooatatooa id que les critiques modernes (Corniaoi, Carducci) sont dèfiiTorablet à Phllelphe; M. Grion est allé jusqu'à nier l'existence de Sqaarzaâco, mais il a été combattu par M. Carducci. M.Mézièresnon

SOS ne fait pas allusion à l'aventure de Benoît XII. D'ailleurs, que re lorsqu'on voit encore, en 1859, M. Fracassetti se justifier, par les ntBoas qui suivent, de ne donner qu'une partie de la correspondance de Pétrarque : c Ad litteras quod attinet sine litulo, fateor videri mihi ûmctoris fanut maie consulmisse qui abditas ab eo et cuipiam nega^ tsi in vulgus proferre non dubitarunt. Jamque pix una vel altéra, itno ut rectius loqnar, Hx umius altêriusve pars aligna adkuc inedita manet : quam nento^ ut augurw, in lucem eden^ dam eitra ullam auctoris laudem vel lectoris uSilitatem, imo in uiriutque pel fama vel morum detrimentum censere queat. •

APOLOGIE POUR HEROnOTF:

cnfans en quelque particularité concernant la doctrine : comme nous lisons que l'université de Paris reprit et condamna ouvertement un article d'une bulle de Cément vr louchant l'an Jubilé, par lequel article il ottroyoit à tous ceux qui auroyent pris la croisade, puissance de délivrer trois ou quatre âmes de purgatoire telles qu'ils voudroyent. Et toutesfois ladicie université ne reprit pas le commandement qu'il faisoit aux anges de paradis, en un'autre bulle, de laquelle '}e mettray ici le te:tte formel ; o Quiconque aura déliberédevenir en voyage à la saincte cité, dès le jour qu'il sortira de son logis pour se mettre en chemin, qu'il puisse élire un ou plusieurs confesseurs, tant en chemin comme en tous autres lieux. Ausquels confesseurs nous donnons de nostrc autorité pleine puissance d'absoudre de tous les cas réserve! au Pape, comme si nous-oiesmes estions ïk. En outre, nous oitroyons que si celuy véritablement confÈs meurt en chemin, qu'il soit franc et quitte de tous ses péchez, et en soit absous. Et néantmoins nous commandons aux anges de Paradis, qu'ils introduisent en la gloire de Paradis une telle ame, estant du tout exempte des peines de purgatoire, etc. 0

Outre tout cela il y a des proverbes en usage depuis long temps, qui nous lesmoignent comment le clergé perdoit dès lors beaucoup de sa réputation. Car nous voyons qu'es proverbes anciens qui reprennent en général les vices et mauvaises façons de faire, l'êglisc est tousjours nommée la première : comme ea cestuy-ci qui a esté allégué en la première partie de ce

Trois choses sont tout d^in accord, L'église, la court, et la mort.

L'église prend du vif, du mort :

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