CHAPITRE XXXIX
Pareillement en cestuy-ci,
L'église fait la teneur (i) sans droiture, Noblesse tient la contre sans mesure :
Labeur ne peut à la taille fournir, Si le dessus ne vient à soustenir.
Semblablement en ce proverbe (car il me semble (2] qu'on peut bien donner ce nom à toutes ces sentences qui sont ou ont esté en la bouche d'un chacun : encore que ce mot de proverbe se die plustost des dictons ou sentences où il n'y a tant de paroles) :
Depuis que décrets eurent aies, Et que les dez vindrent sur tables, Gendarmes portèrent maies.
Moines allèrent à cheval.
Au monde il n'y eut que mal (3).
Au lieu de quoy Menot dit, Depuis le temps que les gens (téglise ont commancé à porter les grans sayes
(i) Se troQTe dans les ilfo/5 dorés de Caton, par Grosnet, p. i36. G»mp., 1. 1, p. 135.
(3) Le proverbe^ dit Uttré, est une sentence exprimée en peu de mots. La Faye voit dans sentence l'expression de la pensée, mais il oabiie le dicton. Il est curieux d'entendre Richelet : « Il y a déjà tongtemps que les proverbes ont été bannis des discours polis et sérieux et même des conversations spirituelles; on les souffre et l'on en rit quelquefois dans les familières. »
(3) Depuis que décretz eurent aies Et gensd'armes portèrent maies, Moines allèrent à cheval, En ce monde abonda tout mal.
Rabelais, IV, 53.
Aies pour ailes; aie est encore saintongeois, poitevin, berrichon, etc. • On y a omis ce distique duquel feu M. de la Monnoye auroit voulu connoître Tauteur :
Quisquis Decretis malesanas addidit alas Alas detraxit, Relligio aima, tibi. •
Le Duchat.
velours. Aussi se trouvent des proverbes par Ui- ;ls esi parliculièreineot tasée leur avarice : dont as avons récité un au précédent chapitre, le preis de Barelete, â-sçavoir, Lesprestres. les moims. mer. soni trois choses insalîables. Et de ce nombre
aussi celuy que nous venons d'alléguer, L'Eglise •nd du vif, du mort. Mais il ne fout pas oublier, h )pns du cure dont nous avons parlé au mesme chare, ccste façon de parler de laquelle on usoii pr nière de proverbe aussi, pour signifier une chose 'on ne verroit jamnis. Quand tes curej ne voudront 'S d'offrandes. Duquel quand s'est bien scr\i un ccrn bon compagnon qui a cscril (il y a long temps)
livre! conlenant la prognosti cation de la venue du n temps (i|. Car il dit que le bon temps viendra ■and les femmes feront tout ce que leurs maris vou- >nt, sans aucunement jouer du rebec : Quand les rongnes hayronl le vin ; Quand Us sergens seront
HeS et Invuux- ■ fiuand fitlet de auinraat np vna-