CHAPITRE XXXIX îjj
quelles louanges contient-il? Inîravit ut vulpeSy regnavit ut leo, mortuus est ut canis : c'est à dire, Il est entré comme un renard, il a régné comme un lion, il est mort comme un chien. Et à-fin qu'on voye comment ceux qui n^ont pu escrire leurs louanges en bon Latin, les ont escrites en tel Latin qu*ib ont pu, plustost que de les taire, je produiray Tépitaphe de Benoist douzième,
Istefuit vero laids mors, vipera clero, Devins a vero, turba repleta mero (i).
Or ne s'escrivoyent point ces beaux épitaphes des papes seulement, mais les cardinaux, les évesques, et autres prélats en avoyent aussi qui tesmoignoyent de leurs vertus : dont aucuns se trouvent encores aujourdhuy : entre lesquels cestuy-ci est de bonne grâce, contre un évesque qui avoit esté cordelier,
Nudipes antistes, non curât clerus ubi stes : Dum non in cœlis, stes ubicunque velis (2).
(1) Daplessit-Mornay, Mystère d'iniquité^ cb. de BenoTt XII, a sabstitaé cuppa à turba. Le Duchat penche pour tumba par aphérèse poar retumba^ sorte de grosse bouteille ronde dont parle Ducange et que Rabelais, IV, 3i, et V, 23, appelle retombe. Turba peut s'expliquer par masse : turba materiaîy dit Lucrèce, I, 1106, et III, 941.
(3) Le prélat que regarde cette épitaphe est Henri, d'Isny en Sonabe. Fils d'un boulanger, il fut d'abord franciscain, ce qui lui fit donner le surnom de Knoderer ou de Gûrtelknopf, c'est-à-dire Nœud de cordelière, par allusion au cordon de Saint-François. Il fut élu éréqne le 13 mars 1375 et consacré par le pape à Lausanne. Il fut promu à l'archevêché de Mayence par le pape Honorins IV le i5 mai 1386 et mourut dans ces fonctions le 13 mars ia88. ff A Mayence, • dit Sallengre, • il se fit tellement haïr, qu'on compost après sa mort ce distique qui se voit encore aujourd'hui sur un des pilier* de l'église cathédrale. » Cf. Serarius, Rerum mogunticarum Ubri, Francof., 1733, 3 vol. in-fol.; Werner, Der Dom \u Main\ umd seine Denkmœler, Mainz, 1837, 3 vol.
APOLOGIE PODR HÉBODOTE
(pour ne parier que des papes] le moyen auu lel on usoit pour ^viicr qu'on ne âst une papes6i ;i qu'il esloic une fois avenu) au lieu de faire ui , a esté fort moqué desjà du temps de nos prédé urs : toucbani lequel un nommé Joannes Panno a faict un épigramme OJl î! rencontre assez bien esté ainsi iraduict,
lui ne pnuvoil jouir dc« uiinctes clcft de Rotnme >ans monsu'er qu'il avDJt lei marques de vrey homme }'où vient donc qu'i présent cetle preuve ett ceuec, ^i qu'on n'ha ptus beioin dg la chaire (i) perccc? ;'est pdurccque ceui-li qui ores les deli om, *arles en fans qu'ils foni monstrent bien ce qu'ilssoni{;
illemeniquani aux ordonnances papales, on trouv nos prédécesseurs aussi se sont opposez à quel -unes tant qu'ils ont pu : et n'a tenu â bien crie wntrc, qu'ils ne les aycnt abolies : mais ('a est