‹ Apologie pour Hérodote (volume 3)Chapitre 190 sur 221 · CHAPITRE XXXIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXIX

maistre Jean le Maire) : c Or fiit-il pieçà faict un nou^ vel sutut en Téglise Latine, qui dessevra (i) Tordre do sainct mariage d'avec la dignité de prestrise, sous couleur de pureté et chasteté sans souilleure. Maintenant court le statut de concubinage au-contraire, et les a attraits aux estais mondains, et aux délits sensuels et corporels : et (qui plus est) se sont rendus à immodérée avance, etc. » Un peu après, « Qu'apporte la constitution de non marier les prestres, sinon tourner et éviter légitime génération, pour convertir en avoutrene (2), et l'honneste cohabitation d'une seule espouse en multiplication d'eschaudée luxure? Si je disoye tout ce que j'en pense, je diroye, etc. »

Mais comment nos prédécesseurs n'eussent-ils apper» ceu les meschancetez de celle qui s'appeloit la mère sainct'église, veu qu'elle ne les cachoit aucunement, mais les monstroit à tous ceux qui vouloyent ouvrir les yeux ? Et mesmement à propos de la défense du mariage, nous lisons touchant les successeurs du pape qui s'avisa d'icelle, qu'aucuns n'ont pas faict conscience de se marier à leurs propres filles : comme tantost il a esté tesmoigné d'Alexandre vi, par l'épitaphe que luy a fait Pontanus, avec lequel aussi s'accordent ceux qui ont escrit sa vie. En quoy je pense qu'il ensuivoit l'exemple de plusieurs siens prédécesseurs, outre ceux qui en sont taxez par les historiens : je di les historiens qui ont rédigé par escrit les vies des papes. Et comme luy faisoit cela à l'exemple de ses prédécesseurs, aussi à l'exemple de luy fut faict le mesme acte par le pape Paul ni (3), car nous lisons qu'il entretenoit une sienne fille nommée Con-

{i. * bcsmesier et départir, ■ Nicot. De dis-separare.

(i) Avortement. d'atortare; le b latin donne le v français, cl tr e«t tran»po<ii pour rt

(S ' l'tjiliasuaCoHStantiacumquasjrpiusculeremhabueratpotiri

APOLOGIE PODR HERODOTE

i -. et mesrae, que quand elle fut mariée à un surlié Sforce, voyaiLi qu'il ne pouvoît jouir d'elle si 1 son aise qu'auparavant, il le âc mourir par poi- :o nf p^rlc point de sa sœur qu'il a aussi entre- . pour.;i.-que c'est un inceste qui semble un peu .IrL' que l'autre. Et quaai à ce qu'il empoisonna sa'ur qLiaiid il vit qu'elle ne prenoit pas tant de r à luy qu'à quelques autres, cela est moins que l'tnJroit des consciences papales : tesmoin Hi!nd qui pour parvenir au papat, avait faict mourir lison sept ou huict papes. Ce qui est le plus h , c'cjI, qu'après que de leurs filles, ou leurs sœurs ne aussi Jan siii) (i) ou autres parentes, ils en m raict leurs paillardes, ils les marioyenl à des ,'5 : comme on dit que la susdicte Lucrto iandr^', ji: di Lucrèce sa fille, sa belle fille, et sa rd-j ic'ust h dire, avec laquelle estant sa fille il oii, CI son rtls aussi frère d'elle), fut mariéeà trois ;.-. iuùi;eisivemenl : en premières noces, à un duc

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