CHAPITRE XXXt l
• avec vous, puis je m'en vay à celuy qui m'a envoyé.
• Vous me cercherex, et ne me trouverez point : et là
• où je seray, vous n'y pouvez venir, » etc. Et qu'il y eut dissension entre le peuple pour luy : et aucuns d*euz le vouloyent prendre, mais nul ne mit les mains sur luy. Ainsi les officiers s'en revindrent aux principaux sacrificateurs et aux Pharisiens : qui leur dirent : ■ Pourquoy ne l'avez-vous amené? » Les officiers respondirent : — « Jamais homme ne parla comme cest
• homme. » Parquoy les Pharisiens leur respondirent : — « Ne seriez-vous point aussi vous-mesmes séduits ? » Aucun des gouverneurs ou des Pharisiens a-t-il creu
• en luy ? Mais ce populaire ici qui ne sçait que c'est
• de la Loy, est exécrable. » Voilà que porte le texte de S. Jan : oyons maintenant que porte d'avantage la paraphrase de ce gentil prescheur : « Ceux de la synagogue ouyrent que Christ estoit caché au désert. Et pourtant n'en demandans que la dcpesche (i), levèrent une grosse armée de sergeans et mauvais garsons, bateurs de pavé : et leur dirent : « Allez, et par tout » où vous le pourrez empoigner, amenez-le nous, m comme perturbateur du peuple. Et là où il se vou- » droit rebeller, tuez-le : vous ne devez point crain-
• dre : vous estes bien embastonnez. » Quand ces galans-ci furent venus au désert, et qu'ils eurent circui tout le bois, en fin ils le trouvèrent ayant les genoux
(I» Le mol est dto» Mcnot fnéroe.feuill.iSS. II traduit expeJitionem, c.-a-d. l'action de se d^barrasuer promptemeot d'une chose incomiDode. Il a £té employ<^ par C. Marot :
Pauline e<t riche et me veut bien Pour mari. Je n'en ferai rien.
Car tant \ieinc e«t que j'en ay honte ; SVIIe tf<toit plus vieille d'un tiers.
Je la prend roi s plus voluiiticrs :
(«jr la dcpesche en seroit prompte.