‹ Apologie pour HérodoteChapitre 195 sur 223 · C. Marot · texte numérisé non relu

C. Marot

(3) Cette épitaphe regarde Paul IV,

Jtnndit pacem terris, diis vota precesque : Jmpius et clerum perdidit et populum :

Hostibus infensis supplex, infldus amicis, Scire cupis paucis cœtera? papa fuit.

Or à ceci s'accorde aussi très-bien le proverbe, qui dit qu'un bon pape est un meschant homme (i). Audemeurant, qui voudra voir eomment ledit Pasquin celébroit les vertus des papes, en voici d'autres exemples,

Sixtum lenones, Julium rexere cinœdi, Imperium vani scurra Leonis habes.

Clementem furiœ vexant et avara cupido : Quœ spes est regni, Poule, futura tui (2)?

(Il est vray que Pasquin a un peu usé de licence en ce nom Julium, quant à la quantité). Aussi se trou« vent quelques épigrammes qui taxent particulièrement l'avarice de quelques-uns : comme il est dict d'Alexandre vi,

Vendit Alexander claves, altaria, Christum : Emerat ille prius, vendere jure potest (3).

Que j'ay traduict,

Clefs, autels, Christ aussi vend le pape Alexandre : Il les a achetez^ il les peut bien revendre.

(i) Dans le Pasquillorum tomi duo, p. 71, se trouve un distiqiie. grec de Politien qui fait allusion à ce proverbe :

Apytspsuç àya^oç Ilaâikoi tcot't), oi^kk xocxo; <pùiç, Nùv 8 ^oyaGoc SliSoro^ fpùiç, xoxdç àp/^iepe^ç. Id est :

Pont if ex bonus Paulus qubndamfuit, sed malus vir, Nunc autem bonus Xistus vir, malus Pontifsx.

(2) Tiré du Pasquillorum tomi duo, p. "46. t Sed et recentioribus temporibus Sixtus Pontifsx Maximus Romœ nobile admodum lupanar extruxit. » Henrici Comelii Agripps ab Nettesheym de incertitudine et vanitate scientiarum declamatio, c 64, de lenonia.

(3) Cest le premier distique d'un sixain, PasquUl,, 1. 1, p. 24.

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