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DES ORNEMENTS I) EGLISE

rôles e1 combien elles sont vraies! Aussi nous ne saurions trop recommander aux catholiques YOEucre des Tabernacles ou des Églises pauvres qui a été fondée pour honorer Notre-Seigneur Jésus- Christ au Très Saint-Sacrement, et pour venir au secours des églises de campagne, où trop souvent, tout ce qui concerne le culte divin tombe dans un triste délabrement. L'Œuvre des Tabernacles est enrichie de nombreuses faveurs spirituelles. I^lle a déjà fait parmi nous d'innombrables largesses. Nous souhaitons vivement de la voir durer et prospérer. Nous voudrions qu'elle eut des ramifications dans toutes les paroisses un peu importantes du diocèse. Nos curés de campagne peuvent sans crainte lui exposer leurs besoins et solliciter sa charité.

JOŒuvre apostolique fait pour les missions ce que l'ait pour les campagnes l'Œuvre des Tabernacles. C'est encore une institution qui mérite notre approbation et nos encouragements et qui ne peut qu'intéresser vivement le zèle de nos dames chrétiennes.

Mais, en dehors de ces œuvres officiellement organisées, beaucoup de femmes pieuses trouveront dans leur paroisse l'occasion de travaillera la confection et k l'entretien des ornements d'église. Les autels réclament un soin journalier et une

décoration plus pompeuse pour les jours de fête. Pourquoi ne seraient-ils pas confiés à des personnes dévouées qui ont la libre disposition de leur temps ? pourquoi telle confrérie ne serait-elle pas chargée de la décoration de telle chapelle? — De môme, dans chaque paroisse, on pourrait fonder une œuvre pour le linge et les ornements de l'église. Cette association aurait pour mission de confectionner, de blanchir, de raccommoder, d'entretenir tout le linge de la sacristie, tous les ornements qui servent à l'autel. Toutes les dames et jeunes filles pieuses de la paroisse seraient invitées à donner le temps et le dévouement dont elles peuvent disposer. Elles travailleraient chez elles, ou bien, une fois par semaine, elles se réuniraient en ouvroir paroissial et travailleraient en commun. On obtiendrait par là un double avantage; car d'une part, on réaliserait une sérieuse économie d'argent, et d'autre part on assurerait la conservation et la rénovation de tout notre vestiaire de sacristie, de tout notre mobilier d'église. Et enfin, plus nous intéresserons de personnes à nos sanctuaires, et moins on aura l'idée de nous enlever ces sanctuaires. 11 faut que l'impiété sente que nous avons derrière nous tout un peuple qui aime ses églises paroissiales ; l'impiété est hardie contre Dieu, mais elle est Lâche devant la foule; elle est forte contre les faibles, mais elle

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est faible contre les forts; elle n'a d'audace que quand personne ne la contredit, et elle recule qua nd elle aperçoit une multitude qui la regarde en face. Xous avons souvent demandé à nos prêtres de constituer autour d'eux des groupements d'hommes et déjeunes gens. Nous leur demandons aujourd'hui de grouper autour de la sainte Eucharistie des femmes chrétiennes et dévouées. Que si quelques-uns nous disent que la chose est impossible, nous leur répondrons qu'elle vaut la peine d'être essayée et que le succès est probable, sinon certain.

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