L'ORGANISATION DU DENIER DU CULTE DANS LE DIOCÈSE DE VERSAILLES
Nos très chers Frères, vous n'ignorez pas quelle est à l'heure présente la situation de votre religion et de votre clergé. Les législateurs que la France s'est donnés ont confisqué la propriété ecclésiastique tout entière, non seulement le budget des cultes, mais encore les séminaires avec les locaux et les renies qui leur rendaient la vie possible, la caisse des prêtres âgés et infirmes et les prébendes de notre vénérable chapitre, les menses épiscopales et curiales, les fondations consenties aux fabriques paroissiales, même les fondations de messes, les églises enfin avec leur mobilier, qui soûl déchirées biens nationaux ou communaux. De pareilles iniquités ne sauraient durci-; mais, en attendant qu'elles soient réparées et rétractées, le devoir incombe au peuple chrétien de fournir à la religion cl au clergé les secours matériels indispensables.
Nous savons bien que déjà, nos très chers
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Frères, les conditions de la vie vous sont difficiles, que l'impôt pèse lourdement sur vos épaules, que l'agriculture, le commerce, l'industrie, toutes les professions ont grandement à souffrir. Nous savons que les catholiques en particulier ont déjà à suffire aux œuvres d'éducation, de bienfaisance, de préservation, rendues si nécessaires par le malheur des temps. Et cependant, si les populations veulent avoir des prêtres, elles vont être obligées de leur procurer le logement, un morceau de pain, une honnête subsistance, et pour conserver le culte religieux, elles devront en assumer les dépenses inévitables. Qu'on ne nous impute pas cette dure nécessité; elle est la conséquence forcée de la loi de séparation, qui a été faite sans nous et contre nous.
Nous avons pris d'ailleurs toutes les précautions pour rendre l'entretien du culte aussi peu onéreux que possible, et nous venons en toute confiance vous proposer une organisation qui s'établira très facilement dans le diocèse de Versailles.