‹ Appel à la raison et à la conscience des habitants des paroisses de Ste. Marie et de St. Gregoire, ou, Réponse aux attaques dirigéesChapitre 8 sur 27 · ON · texte numérisé non relu

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e que le prêtre hrist, en os, en Jetons ce dogn’a été admis Jésus-Christ.

corps, ceci est on corps, ceci A pour vous.

corps de notre d’où il ne revivants et les

morts, et que la Ste. Communion a été institutée pour nou rappeler le souvenir de cet ami absent. Z'ailes ceci en mémoire de moi, dit Jésus-Christ. Le pain nous représente son corps rompu, et /e vèx son sang répandu. Ce pain et ce vin ne sont pas Jésus-Christ lui-même, ils ne sont pas non plus de salut, mais des signes, des symboles sacrés de notre salut opéré par les souffrances et la mort de Jésus- Christ. Toutes Les fois que vous mangerez de ce pain et que vous boirez de cette coupe, dit St. Paul, vous annoncerez la mort du Sauveur, jusqu’à ce qu'il vienne. (I Cor. XI, 15).

C'est là la doctrine de l'Evangile. Où est-il dit que le prêtre doit changer l’hostie en Jésus-Christ et qu’il a cette puissance? Où est-il dit que le corps de notre Seigneur peut être multiplié des millions de fois et dans des millions de lieux en même temps? Où est-il écrit que l’hostie se divisant en une immense quantité de morceaux, chacun serait un Jésus-Christ, ce qui ferait une immense quantité de Jésus-Christs d’un seul ?

Dans certains temps de l’année il y a des centaines de communiants à la fois, chacun d’eux prend une hostie ; toutes ces hosties sont renfermées dans une petite boîte ; où l'Évangile dit-il qu’on peut renfermer quelques centaines de Jésus-Christs dans une petite boîte? Et cette boîte qu’on peut la porter où l’on veut, la mettre sous la clé, ou dans sa poche ?

La seule raison que les prêtres avancent pour nous prouver la transsubstantiation sont ces paroles : C'ecé est mon corps, mais elles ne parlent nullement d’un changement des substances du pain et du vin, et elles ne sont pas une preuve, car ce petit mot est, se trouve constamment employé dans l'Évangile pour représenter ou signifier ; les preuves en sont nombreuses, et Jésus-Christ emploie cette expression dans le sens, dans lequel on Pemployait alors, c’est pourquoi après comme avant ln consécration du pain et du vin,

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Jésus-Christ et les apôtres appellent le pain, pain, et le vin, vin,

On nous cite bien ces belles paroles de St. Jean: S: vous ne mangez la chair du Fils de l’homme et ne buviez son sang, vous n'aurez pas. la vie éternelle demeurante en vous (Jean VI, 53). Mais notre Seigneur a eu soin de nous dire que ces paroles sont esprit et vie, et non charnelles, qu’on doit les entendre d’une manducation spirituelle et non charnelle. Za chair ne sert de rien, dit-il. Et comme ce nest pas ce qu'on mange, dit le Seigneur, qui peut souiller et perdre nos âmes, ainsi ce n’est pas non plus ce qu'on mange qui peut les sauver et nous donner le ciel ; mais c’est en retraçant dans notre mémoire les angoisses et la mort du Fils de Dieu, en nous en nourrissant, en nous confiant en ses promesses, en nous appropriant les mérites de sa mort. La chair ne peut pas faire ces choses, c’est seulement l'esprit, le cœur par la foi en Jésus-Christ. C’est lesprit qui vivifie, c’est-à-dire qui donne la vie éternelle, ja lumière à nos âmes, et non la chair et le sang.

C’est dans le même sens spirituel qu’il faut entendre ces paroles: Celui qui me mangera n'aura jamais faim, celui qui boira mon sang n'aura jamais soif, à ne mourra pas ; car, s’il fallait entendre ces paroles-là d’une manducation charnelle, il faudrait prendre, la communion pour n’avoir jamais faim, ni jamais soif, et pour ne jamais mourrir, Manger, croire, s’unir par la foi à Jésus-Christ glorifié sont des expressions synonymes dans St. Jean.

Partout où Jésus-Christ parle d’une manducation de son corps, c’est toujours d’une manière spirituelle ; car, manger Jésus-Christ, ses os, son âme, sa divinité et boire son propre sang, n'est-ce pas le comble du ridicule, de la folie, de l’impiété? Manger de la chair humaine et boire du sang humain ! on aime mieux mourir plutôt que de le faire. On entend souvent parler de cannibales qui mangent la chair, le

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corps de leurs ennemis ; cela révolte et remplit d'horreur, mais selon la doctrine de la transsubstantiation dans l’Église romaine, on prend, on avale la chair, le sang, Pâme d’un ami, de Dieu lui-même. Les anciens Égyptiens adoraient les choses qu’ils faisaient croître dans leurs jardins, ils adoraient même les animaux parce qu’ils croyaient que leurs divinités étaient réellement en eux, mais, au moins, ilsne mangeaient pas ce qu’ils adoraient, tandis que dans la messe, l’hostie, qui est faite d’eau et de fine farine qui a erû dans les champs, devient, dit-on, Dieu et homme ; on l’adore, on l’avale!!

Pour ne pas révolter le communiant à l’idée de manger de la chair humaine et de boire le sang du Fils de Dieu, l’Église romaine enseigne que les espèces, ou apparences, la figure du pain et du vin restent au Sacrement. Des écrivains catholiques romains nous disent gravement que l’odeur, le goût, la longueur, la largeur, la dancheur restent pour cacher la chair palpitante et le sang découlant du Fils de Dieu qui, si on les offrait comme tels, eflraieraient la nature humaine. Le catéchisme du concile de Trente dit que c’est à cause de horreur que l’homme éprouve à manger de la chair humaine et à boire du sang humain, qu’on

administre le corps et le sang du Seigneur sous les espèces .

du pain et du vin. Selon ce concile, les espèces sont done des apparences pour cacher ce que l’on repousserait avec horreur, elles sont à peu près comme du sucre qu’on met dans une chose difficile à prendre pour la faire avaler. N'est-ce pas révoltant, outrageant au plus haut degré? Estil étonnant qu’en croyant les paroles de Jésus-Christ on ne puisse croire à la transsubstantiation de l'Église romaine ?

Mais il y a plus. L'Église romaine enseigne que non seulement on doit adorer Jésus-Christ dans l’hostie, mais qu’il faut encore en adorer les accidents, savoir la rondeur, la blancheur, Ya longueur, la largeur, parce que les accidents

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et Jésus-Christ ne sont qu'un. Or, je le demande, peut-on pousser la folie plus loin ? qui aurait Jamais prétendu qu’on dût adorer l'odeur du pain, le go&t du pain, la rondeur, la figure du pain et du vin ?

Si l’hostie était réellement Jésus-Chri homme, tel qu’il l'était lors de son avènement sur la terre, elle devrait faire ce que Jésus-Christ a fait, elle devrait voir, agir, parler, entendre, opérer des miracles, faire les œuvres de Jésus-Christ. Mais est-ce ainsi ? Phostie’voitelle, entend-elle, a-t-elle la vie ? Les anciens prophètes, ainsi que les premiers chrétiens,se moquaient des dieux des nations, en disant: Lewrs dieux ne voient point, n’entendent point, üs ne rendent aucun son de leur gosier, il n’y a en eux ni vie, ni mouvement j Que tous ceux qui Les Jont et ceux qui les adorent leur soient faits semblables ! pas faire la même chose de l’host maine, est Dieu, mais un Dieu tend point, qui n’a ni vie,

st, vrai Dieu, vrai

Ne pourrait-on ie, qui, selon l'Eglise roqui ne voit point, qui n’en- ‘4 8 ni mouvement et qui ne peut se L. 1 défendre des voleurs, des rats ou de la Moisissure, Est-ce 4 Jésus-Christ qu’on prend par la bouche, qu’on avale, qui 4 e descend dans l'estomac ; dans l’estomac, qu’y fait-il? Et de qi e l’estomac où va-t-il ? À

Et les cérémonies de la messe d les a instituées? Où lPapôtre s première messe? Quand Jés

où viennent-elles ? qui À aint Pierre a-t-il chanté sa 1 cl us-Christ institua la sainte

n Communion, il n’y avait ni autel doré, ni cierges, ni éléva- le n | tion de l’hostie, ni adoration du sacrement, ni langage in- | S | connu ; au contraire, il est à table, parlant familièrement avec #4 a ses disciples, leur distribuant du pain et du vin après le (1 souper de la Pâque. Ce n’est PaS Son corps qu’il tient dans e P ses mains, qu’il leur donne à manger ; les apôtres ne pré- ÿ st tendent pas non plus le Manger. Jésus-Christ ne se mange | cé pas lui-même, quand il

dit du pain et du vin: Ceci est mon

Corp, cecè est mon sang. Le mot hostie veut dire victème ;

emande, peut-on prétendu qu’on ï, la rondeur, la

vrai Dieu, vrai ent sur la terre, ait, elle devrait racles, faire les 1? l’hostievoitlens prophètes, it des dieux des point, n’entensier, Ü n’y a en les font et ceux Ne pourrait-on lon l'Eglise rooint, qui n’enqui ne peut se issure. Est-ce von avale, qui 7 fait-il? Et de

ent-elles ? qui -t-il chanté sa tua la sainte ‘ges, ni élévaai langage inièrement avec L vin après le vil tient dans oôtres ne préne se mange

C'eci est mon dire victime ;

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où l'Évangile dit-il qu’on doit offrir tous les jours des vicetimes pour la rémission des péchés des vivants et des morts ? St. Pierre, St. Paul, les apôtres nous enseignent que nous sommes sauvés par l’oblation qui a été faite wne seule Jois du corps de Jésus-Christ ; que par wne seule fois à a consacré, Sauvé pour toujours ceux qui s’approchent de lui par la foi; que Jésus-Christ étant au ciel 26 meurt plus, qu’il ne peut plus mourrir, ayant offert un fee éternel pour l’aboliti 1 du péché par Ze sacrifié le lui-même. (Ep. aux Hébreux, X, 10, 11, 12, 18. V,9. Rom. VI, 9.

Vouloir donc offrir de nouveau Jésus-Christ en sacrifice pour la rémission des péchés, c’est renverser ce que disent les apôtres, c'est ajouter quelque chose à ce que Jésus- Christ à fait, c’est déroger à sa qualité de Sauveur parfait, c’est ôter la gloire de sa couronne, c’est renverser l’Évangile et se placer sous l’anathème que renferme la Parole de Dicu contre ceux qui y ajoutent ou qui y retranchent,

Dans la Messe, le prêtre se place au-dessus de Jésus- Christ, car, dans tout sacrifice, le sacrificateur ou le prêtre est au-dessus de la victime. Quel outrage pour le Fils de Dieu !!,

Quant au Calice, que vos prêtres vous ont ravi ; nous, chrétiens évangéliques, nous l'avons conservé, parce que nous croyons qu'il vaut mieux obéir à Dieu qu’aux hommes. Notre Sauveur nous dit de la Coupe: Buvez-en tous ; St. Paul nous dit aussi: Que chacun s’éprouve soi-même, ct ansiqu'i mange dece pain et qu’il boive de cette coupe. (T Cor. XI, 18.) Et nous pensons que Jésus-Christ et St. Paul ont plus raison que les évêques du concile de Constance, qui, en 1414 l’ont retranchée et qui anathématisent ceux qui veulent suivre Jésus-Christ et St. Paul.

Pourqnoi n’ont-ils pas tout premièrement anathématisé ceux-ci ? Si la coupe n’est pas nécessaire, pourquoi la con-

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server pour les prêtres, pour les rois, et pour une secte de l'Eglise romaine appelée les Maronites ?

Changer quelque chose aux sacrements de Notre Seigneur, c’est les dénaturer, les anéantir. Le retranchement de la coupe ne fait plus qu’un demi-sacrement, un sacrement de homme mis à la place de celui de Jésus-Christ,

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