‹ Appel à la raison et à la conscience des habitants des paroisses de Ste. Marie et de St. Gregoire, ou, Réponse aux attaques dirigéesChapitre 7 sur 27 · VIT. SUPRÉMATIE DU PAPE · texte numérisé non relu

VIT. SUPRÉMATIE DU PAPE

2. Nous ne croyons pas à cette suprématie parce que c’est une doctrine nouvelle qui n’a pas l’ombre de fondement dans les saintes Écritures.

A la fin du 6me. siècle, Grégoire ler. écrivait à l’empereur de Constantinople “ que celui-là a l’orgueil et le caractère de l’antechrist, qu’il en est le Précurseur, qui prend le titre d’Evêque universel, où souverain pontife. T’évêque de Constantinople avait pris ce nom-là que l’empereur Maurice lui avait donné, ce qui amena les scènes les plus scandaleuses entre les deux évêques. Deux années après la mort de Grégoire ler. Boniface III, évêque de Rome, loin de se faire scrupule de prendre cette même désignation d’évêque universel, qw’on avait tellement contestée aux évêques de Constantinople, la sollicita même auprès de l’empereur Phocas, avec le privilége de la transmettre à tous ses successeurs ; et Phocas, ce prince si tristement célèbre par ses crimes, Phocas qui avait assassiné Maurice pour monter à sa place sur le trône de l’empire, satisfit à l'ambition de Boniface qui avait su le gagner par des flat-

teries, et dépouilla lPévêque de Constantinople du titre qu’il portait depuis plusieurs années, pour le conférer à l’Évêque de Rome, déclarant en outre l'Église de Rome maitresse de toutes les autres églises de la catholicité.

Tel fut l'établissement (606) de cette suprématie qui continua à grandir jusqu’à ce que le pape devint non seulement le maître et le seigneur spirituel de ses frères, le vicaire de Jésus-Christ, mais aussi un roi temporel, un roiprêtre avec la domination des rois de ce monde, ayant tout leur entourage et se faisant appeler des titres pompeux, mais contraires à l'Évangile, de Très Saint Père, Sa Sainteté, le Seigneur de Univers, et Dieu en terre.

Si ceschoses étaient selon ;'Évangile, on les y trouverait clairement. Mais pas un mot, un seul mot ne s’y trouve. En effet, où Jésus-Christ où les apôtres ont-ils parlé d’un prince des apôtres, d’un vicaire du Fils de Dieu, d’un prince temporel et spirituel de l’Église, d’un Très-Saint-Père, d’un Dieu en terre ?

Cependant messieurs de Rome veulent soutenir les prétentions de leur Pape et nouscitent, sans trop se les expliquer, ces belles paroles du Sauveur: Tu es Pierre et sur cette pierre j’édifierai mon église, et je te donnerai Les clés du r0yaume des cieux. Ce Tu es Pierre leur suffit pour y voir l’apôtre chef, prince des apôtres, vicaire du l'ils de Dieu ; puis St. Pierre, évêque de Rome, puis enfin St. Pierre transmettant son vicariat aux évêques de Rome, ses successeurs. Ils y voient toutes ces choses ; mais ces choses y sont-elles? Non certainement, comme on va le voir.

En admettant que Z« pierre sur laquelle Jésus-Christ bâtira son Église désigne St. Pierre, le sens clair et simple de ces paroles est que Jésus-Christ l’a établi le fondateur de son Église, que /’Eglise a été fondée par lui, comme le dit trèsbien St. Tertullien. St. Picrre a été un des principaux in-

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Le jour de la Pentecôte il défendit la cause de son maitre avec un grand courage, avec clarté, et une grande force de conviction. Il posa les fondations de la première Église, l'Église de Jérusalem, appelée par un concile général /a mère de toutes Les églises, par la conversion de 3000 personnes, qui, embrassant de bon cœur la doctrine que St. Pierre leur prêchait, furent baptisées. Plus tard, quand l'Évangile devait être annoncée aux Gentils, et V'Église chrétienne établie parmi eux, St. Pierre fut choisi pour être l'instrument de cette œuvre avant que St. Paul eût été appelé aux fonctions de lapostolat. Certes, voilà de magnifiques priviléges accordés à St. Pierre en récompense de ce qu’il a confessé le Fils de Dieu et s’est attaché a lui.

Mais, rien n’indique en cela, ni dans toute sa vie, que St. Pierre soit le fondateur de l’Église à l'exclusion de Jésus- Christ et des autres apôtres, ni qu’il ait été chef principal de l'Eglise, ni vicaire de Jésus-Christ.Seulement ce saint apôtre, comparé aux autres apôtres et aux prophètes, est un ouvrier distingué ; ilest le premier en rang, et peut justement être appelé une -oche, c’est-à-dire un fondement ferme, solide.

Les apôtres et les prophètes sont appelés dans tout lEvangile /e fondement de P Eglise. Vous êtes édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, disait St. Paul aux Ephésiens (IT,20). St. Pierre est parmi eux et non au-dessus deux, il est wne pierre du fondement, avec toutes les autres pierres. St. Jean en parlant de l'Eglise, sous la désignation de la Nouvelle Jérusalem, dit qu’elle a douze fondements, qui sont les douze apôtres de l’Agneau (Ap. XI, 14).

Les apôtres et les prophètes sont ap, 1és fondement de l'Eglise, à cause du témoignage qu’ils ont rendu de la vie de notre Seigneur Jésus-Christ, de sa personne, de son

œuvre expiatoire sur la croix, qui sont le fondement sur lequel repsse la foi des fidèles ; qu’ils ont prêché ces choses et les ont soutenues par leur vie sainte et leurs dons miraculeux. Et c’est en se reposant sur ce fondement des apôtres et des prophètes que les fidèles sont en sûreté. Mais ces apôtres, ces prophètes et tous les fidèles reposent sur un fondement premier qui est J. C. la principale pierre de l’angle, le centre d’unité, selon que le disent St. Pierre et St. Paul. Nul ne peut poser d'autre fondement que celui qui «a élé posé, qui est Jésus-Christ (T Cor. IIT, 11). Jésus-Christ étant la maîtresse pierre du coin en qui tout l’édifice posé et ajusté s'élève comme un temple saint consacré au Seigneur (Eph. IT, 21). Vous approchant de Jésus-Christ, dit St. Pierre, qui est la pierre vive, rejetée des hommes, mais choisie de Dieu et précieuse (1 Pierre II, 4).

La base de l’Église proprement aïe, la pierre sur laquelle repose tout l'édifice n’est pas St. Lierre, L'HOMME pécHEUR, mais Jésus-Christ, L'HOMME Dreu, que l’apôtre venait de confesser en disant: Vous êtes le Christ, le Fils du Dieu vivant, et que l’Esprit-Saint nous représente aussi fréquemment sous l’emblème d’une pierre, d’un rocher.

C’est là une chose claire et naturelle, et qu’un enfant peut comprendre. Le foudement est ce qui supporte tout l'édifice, or, faire reposer l'édifice spirituel de l’Église de Jésus-Christ sur St, Pierre, faible mortel, c’est la faire reposer sur un homme, c’est mettre l’homme à la place de Jésus-Christ, un racheté, un sauvé par grâce. à la place de celui qui est le Sauveur, c’est bâtir sa maison sur le sable et non sur le rocher. Si l’Église était bâtie sur St. Pierre, proprement dit, la promesse que Jésus-Christ a faite à son Église: que Les portes de l'enfer ne prévaudront'point contre elle, aurait manqué d’être accomplie; car, quand Pierre renia son Maître avec exécration et serment, les portes de l'enfer auraieut prévalu contre elle; quand Pierre tomba,

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l'Église serait tombée avec lui, et combien serait-ce vrai que la vraie Église aurait été dès lors abandonnée de Dieu, si cette longue liste de papes, si différents de £t. Pierre en caractère, en piété, en toutes choses, qui se réclament pour ses successeurs, étaient les chefs de l'Eglise:

Mais non, Jésus-Christ est la base de l’Église et non l’homme, ni aucun fils d’hoime. Ce rocher des siècles éternels ne passera jamais, Satan ne peut l’atteindre ; c’est pourquoi SON Église peut résister à la puissance des hommes et des démons, son sang a été répandu sur le Calvaire, il peut satisfaire à tous nos besoins et sauver nos âmes et jamais homme. Otez Jésus-Christ de la base de l'Église et mettez-y l’homme, et toute l’Église tombe et devient une masse de ruines, la foi n’est plus en Jésus, mais en l’homme, et maudit soit l’homme, dit le prophète, qui se confie en l’homme, et qui fait de la chair son bras. (Jérémie XVIT: 5).

L'Église dans les saintes Écritures est appelée l'épouse de Jésus-Christ, le corps de Jésus-Christ dont il est la tête, le chef. Or, cette épouse n’a pas été donnée à Pierre, mais à Jésus-Christ, elle n’a pas non plus deux têtes, deux chefs, ce qui serait une monstruosité. ÆEt, en supposant que nous admissions deux têtes, deux chefs, lun visible, l’autre invisible, comment les arrangerions-nous? L'un vivant dans la pauvreté, assisté par des femmes pieuses qui le servaient, n’ayant pas un lieu pour reposer sa tête, étant méprisé de tous, couronné d’épines, priant du sein de l’agonie et mourant sur la croix; et l’autre, vivant somptueusement et dans la mollesse, dans les palais des princes et des rois payens, le front ceint d’une triple couronne étincelante de pierreries, et se faisant appeler Seigneur des seigneurs, Dieu en terre, où Très-Saint Père. Quelle différence ! quel contraste, ou plutôt quelle impiété.

Pour soutenir encore les prétentions de l’évêque de Rome,

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on ditque St. Pierre a reçu le pouvoir des clés, par conséquent il est pape.

Si le pouvoir des clés constitue Pierre un pape, un vicaire de Jésus-Christ, logiquement parlant, tous les apôtres et tous les fidèles sont des papes, car ce même pouvoir des clés a été donné aux douze apôtres, et aux fidèles assemblés avec eux. Les fidèles aussi bien que les apôtres seraient donc des papes. (Lisez pour cela Matt. XVIIT, 18, 19, 20 et Lue XVII, 3). Où est le Pape, le vicaire de Jésus- Christ en toutes ces choses ?

Ce pouvoir des clés s’explique tout naturellement par l'Évangile lui-même, par la vie des apôtres et par leurs discours où nous voyons comment ils ont compris les enseignements de leur maître, et ce qu’ils entendaient par ce pouvoir des clés. Or, les apôtres nous montrent eux-mêmes que c’est par la prédication, par des enseignements et par des actes de discipline qu'il s’exerçait. Une clé est pour ouvrir et pour fermer et c’est en annonçant la repentance et la foi en Jésus-Christ, que le royaume des cieux est ouvert aux pécheurs; à eux d’y entrer en croyant la sainte Parole, tandis qu’il le ferme en ne la croyant pas. St. Pierre se sert de ses clés pour la première fois, le jour de la Pentecôte, lorsqu'il appelle les pécheurs à la conversion et au baptème. Ils’en sert encore dans le dixième chapitre des Actes en annonçant l'Évangile à Corneille et à ses amis. T1 lie Ananias et Saphira des liens de la mort et délie une foule de malheureux. Mais rien ne nous montre encore en cela un véritable vicaire de Jésus-Christ, un prince des apôtres. Iln’en est pas dit un mot ici, ni ailleurs, ni dans tout l'Évangile ; cette suprématie, ce vicariat est contraire à tout ce que nous lisons dans les saintes Écritures, où nous voyons les apôtres égaux entre eux, exerçant la même autorité, plusieurs d’entr'eux occupant un rang aussi élevé que St. Pierre, Dans les Épitres nous entendons

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Vapôtre Paul éclarer qu’il v’est en rien inférieur aux plus excellents apôtres (2 Cor. } 1. 5), et qu’il a résisté en face à St. Pierre dans une occasion où il méritait d’être repris (Gal. IT, 5-15). Dans les Évangiles nous voyons les ap6tres discuter entre eux pour savoir qui était le plus grand, le chef parmi eux, ce qu’ils n’auraient pas fait, si St. Pierre

eût été établi leur chef suprême, et Jésus-Christ les con-

damne pour de tels discours. Les Actes des apôtres nous

! fourniraient aussi de nombreuses raisons contre nos adver-

saires; en effet, on n’x pas une bonne raison pour soutenir cette suprématie, ce vicariat de Jésus-Christ, tandis qu’on en a une quantité de bonnes contre.

Mais quand il serait vrai que St. Pierre ait été chefdes apôtres, vicaire de Jésus-Christ, ce serait beaucoup pour St. Pierre, mais ce ne serait rien pour le pape. Il faudrait

toujours prouver par de bounes raisons que St. Pierre a été

évêque de Rome, et qu’il a transmis son vicariat à ses successeurs ; mais c’est ce qu’on ne prouvera Jamais. Que St. Pierre ait fondé l'Eglise de Rome; qu’il en ait

"1 été évèque pendant 25 ans, tout cela, selon l'Evangile, n’est

qu'une pure fable. On n’est pas même capable de démon-

% trer qu'il ait jamais mis les pieds dans cette ville. L’Évangile {n’en dit pas un mot, les traditions sur cela se contredisent,

et celles qui paraissent le plus probables disent formellement que c’est Linus, un ministre de l'Évangile, qui fut le premier évêque de Rome et non St. Pierre, ce qui renverse entièrement les prétentions de messieurs les prêtres.

Et quand St. Pierre aurait été évèque de Rome, rien ne prouve que ses successeurs eussent hérité de ses pouvoirs. Cette transmission! On ne se donne pas la peine de Ia prouver, de létablir clairement, et c’est pourtant par là qu'on devrait commencer. On se contente de dire: succession, succession, mais de la prouver, jamais ; car, dans le ait on n’a pas l’ombre d’une preuve pour la soutenir,

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Les apôtres comme apôtres n’ont point de successeurs, leur charge comme tels, n’était pas transmissible ; aussi, n’ont-ils jamais établi d’apôtres, mais seulement des pasteurs, qui sont appelés indifféremment dans l’Écriture des noms de ministres, d’évêques, d'anciens,

Enfin, si St. Pierre avait été chef des apôtres, vicaire de Jésus-Christ, il aurait sans doute dû le savoir, et le faire connaître de quelque manière, malgré son humilité ; mais, regardons dans ses écrits comme dans toute sa vie, pas un mot, un seul mot nesy trouve. Il s'appelle lui-inême apôtre et serviteur de J ésus-Christ, il se donne le titre de pasteur, et non de prince des pasteurs, ni de souverain pontife. Dans toute sa vie, on le voit comme un missionnaire évangélique, allant de lieu en lieu annonçant l'Évangile,

cherchant à sauver les âmes, exhortant les fidèles à lire | les saintes Écritures et les écrits des apôtres comme il le

fait dans ses épitres. Il est humble et modeste; quand Corneille veut se jeter à genoux devant lui il le relève en lui disant :‘“ je ne suis qu’un homme non plus que vous (Act. X: 25,16); quand on lui offre de l'argent pour avoir les grâces de Dieu, il répond : que votre argent périsse avec VOUS puisque vous avez estimé que le don de Dieu puisse s’acquérir avec de l'argent ; (Act.VIIT : 18-21) ; quand il voit un malheureux sur son chemin qui lui demande l’aumôêne, il le guérit

à l’instant, sans payement, disant: je n’ai ni argent, ni or,

mais ce que j'ai je vous le donne au nom de Jésus-Christ, ne

levez-vous et marchez. (Act. III : 6). On ne le voit pas dans la ville de Rome, ni dans les palais des rois, entouré de cavalerie et de soldats, comme fait le pape, mais dans la Judée et les pays voisins, chez les gens simples et vertueux ; il n’est pas vêtu de la manière la plus somptueuse de pourpre et d’écarlate, et ne porte pas un manteau qui à lui

seul vaut quinze mille piastres, ni une tiare brillante d’or # et de diamants, comme fait le pape. Il n’est pas assis sur #

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un trône, ou porté dans un palanquin par douze écuyers habillés en rouge, il n’est pas couvert d’un dais immense, de toute richesse ; il n’a ni encens, ni cardinaux habillés en écarlate, qui porte la queue de sa robe, ni évêques habillés en violet; ilnese fait pas appeler Sa Sainteté, ni Très-Saint Père, comme cela arrive au pape. Saint apôtre Pierre! dirait-il que c’est là ce qu’ila fait? Là, son successeur ? Là, le vicaire de J ésus-Christ ?

Le vicaire de Jésus-Christ? En at-il besoin d’un vicaire celui qui remplit la terre et les cieux, qui est présent en tous lieux; qui peut seul sauver nos âmes et les remplir de la paix et de la joie du St. Esprit? Comment un faible mortel, un pécheur, un pauvre Italien, qui ne sait pas seulement ce qui se fait dans la chambre voisine de celle où il couche, peut-il remplacer celui qui seul sonde toutes choses, qui est le monarque des hommes et des anges, la source de notre bonheur et qui ne donne sa place à nul autre ?

En février 1844, le pape faisait un emprunt de onze millions pour augmenter le nombre de ses soldats let acheter des armes et des munitions de guerre, à quelle partie de l'œuvre de St. Pierre, ces choses appartiennent-elles ?

Il existe une cérémonie, trop peu connue dans l’Église romaine, le jour qu’on intronise un pape. Ce jour-là un groupe de cardinaux marchant au travers de nuages d’encens portent sur leurs épaules sous un riche baldaquin, le nouveau pape, et tout le peuple qui les suit en foule, de se prosterner. On entre dans la grande Cathédrale, on marche vers le grand autel, on ôte le saint-Sacrement de sa place, on le met de côté, pour y poser un trône, sur lequel s’assied le Très-Saint Père, aux acclamations des assistants. Des cardinaux soutiennent le pan de sa robe, d’autres brû-

lent de l’encens et lui rendent les honneurs que l’on rend à Dieu. On entonne lecantique Venite, adoremus, (venez et adorons,) puis, chacun des cardinaux vient à son tour, alt

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hoin de la chrétienté, fléchir le genou, courber le front me vers la terre et lui baiser-humblement le pied, et les cardi- Pal naux appellent cela eux-mêmes ladoration. Saints apôtres és Pierre et Paul! diraient-ils que c’est là leur œuvre? La . l’œuvre de Jésus-Christ? Au contraire, ne déchireraient-ils êe pas leurs modestes habits, en courant au devant de ces Lis vens, et leur criant avec l’accent du désespoir: © hommes ! de vous ne savez ce que vous faites ct nous vous annonçons que 6h { vous vous convertissiez de ces choses et que vous adoriez Le Dieu 24 \Â vivant et vrai (Act. XIV, 14, 15)! 71e Le chrétien ouvrant la Bible à la 2ème Ép. aux Thessaloniciens, lira : Que personne ne vous séduise en quelque ma- Pr nière que ce soit: car ce jour-là (le dernier jour) ne viendra pie point que la révolte de l’apostasie ne soit arrivée auparavant, pa’ et qu’on ait vu paraître l’homme de péché, l’enfant de perdi- de tion, qui s'élève et oppose au-dessus de tout ce qui est appelé di il Dieu, ou quest adoré, jusqu’à s'asseoir dans Le temple de Dieu, ne? l se montrant comme Sù était Dieu ch. IT, 3, 4. de Voilà quelques-unes des raisons pour lesquelles nous ne pouvons recevoir la suprématie du pape; elle n’est pas du GI ciel, elle finira en son temps. Le VIII. DE LA TRANSSUBSTANTIATION. ‘à de Nous ne croyons pas, Messieurs, que /’hostie que le prêtre Ë Fe consacre à la messe soit réellement Jésus-Christ, en os, en li ie chair, en sang, en âme, en divinité. Nous rejetons ce dog- É me inconnu aux premiers chrétiens et qui n’a été admis pe dans l’Église que plus de mille ans après Jésus-Christ. M 1e Nous eroyons que ces paroles: ceci est mon corps, ceci est |

mon sang signifient ceci est la figure de mon corps, ceci li s

est la figure de mon sang qui va être répandu pour vous. Vi La sainte Ecriture nous assure que le corps de notre ss

Seigneur Jésus-Christ est au ciel seulement, d’ou il ne reviendra qu'au dernier jonr pour juger les vivants et les

ourber le front -d, et les cardi-

Saiuts apôtres ir œuvre? Là échireraient-ils devant de ces r: O hommes!

annonçons que adoriez le Dieu

p. aux Thessaen quelque maur) ne viendra ée auparavant, nfant de perdie qui est appelé emple de Dieu,

quelles nous ne le n’est pas du

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