Appel au patriotisme français;
Flandre, en Italie et en Espagne» Obligé pat ces revers dei oécler , pour I0 repotf de kl France » aux {rritaiitîons de tes enne-*
mis, il leur offrît des conditions de paix ' |j^Taûtag6u$e6i mai&e^ux^aimposaieAtci'hun^aiKtes s g'y sqwiettrQ était indigne de»
Françaif , c^Mitimer- h, pamt éudt se
vouer aux plus grands sacrifices.
Louîs4^-Qrand voulut alors que le sgrt de )a jfraim «..décidé jusqnentà dlns le 46cret du conseil , fût décidé par le^ Français eux-mêmes* • -
C'est ainsi que par uo noble appel à touê •ei sujets 9 Âl invita chacun d'eux à se monr trer digne de son Roi dans un^ conjoncture si pressante. Une Proclamation royale parut; et à la vue des piétcntlons de Teanemi et des satisfactions qu'on lui offrait « quels sentimens éprouvèrent nos ancêtres !
• On se récria dès -lors, dit un histo-
> xién y sur rinjustice et |[arrogaiice des » alliés , et Ton résolut de se sacrifier pour » la gloire du Roi. La plupart des Français t jurèrent de verser jusqu'à la dernièiEe
. ji "goutlè de leur s^ing pour soutenir leur ^. » Roi. De pareils sentimens mirent là
> France en état de faire des efforts , de f lever une nouvelle armée, «t d'obtenir *» des succès qui étonnèrént ceux qui là 9 croyaient expirante^». • • .
. Cependant de nouveaux écheps semblèrent un moment menacerla Fj^aneed'afireux -malheurs; les conditîonsdé paix offertes par ' les alliés devinrent encore plus révoltantes; Ifurs représentans affectaient dans, leurs discdbtfs «t dans leurs procédés une^ii- «eur qui insuÙait àia grandeur dtl tf<>narque et du peuple i^ançais. . ^
. Louis XIV rejette une seconde fois toute proposition d'accommodement, et avant d'appeler ses sujets à de nouveaux combats , c'est encore par une Proclamation qu'il interroge leur courage. Ses sujets répondent à ce second appel avec un nouvel enthousiasme. Le dévouement patriotique se charge de recomposer nos ^ rangs , et la valeur française y ramène la victoire.
Tel fut donc , à cette grande époque , l'effet merveilleux de quelques paroles royales. Ce qu'ont été les sujets de Louis XIV 5 rougirions - nous de l'être aussi? * . . . •
Eh bien ! le petit-fils de Louis XIV vient aussi d'adresser une Proclamation aux Français. Celle-là leur impose- 1- elle de pénibles sacrifices , l'obligation de verser du sang , de soumettre des nations rivales ? Non ! Mais en est - elle d'une nécessité moins- pressante ? Les grandes calamités , les guerres, désastreuses , sont quelquefois moins * dangereuses pour une nation , que le malaise et les agitations politiques. Les unes la raniment
en la déchiraut, les autres la Uéclûreut « inais la paralysent.
, G'«8t à un paieil malaise « c'est à de semblables egitatiens politiques, que là France est maintenant en proie; son dan- ^«r est immiaeatJLUoe^rcM^amation royale qui le sigaale Français « pour les éki*gner du précipice > était doue indispen- ^ble.
Un parti a fait pour luh-méme du fient ^remement constitutiannel rinstmmeiil de
son despotisme : arec la Chambre électi:ve I il a tenté demaitriserie ^i ; avec le ' ceips électeral » û Yeuf encore tfnaf iriser à son grë l'organisation de la Gbambre élee« tiye ; le pouvoir du Roi et des Ciiaoïbres le sien » il est demc Je^eeiil «pû^pré^ tende -commandcf en Vranee.
Son audace , ses projets , ses tentatives ÇjOntre le Roi » contre la nation, voilà ce fiii révèle chayie'fouf sen existenœ : la vation senferme ainsi dam son propre sein TeDoemi qui la perd. Bien plus, il ose se 4ire la nation elle-mêkne) et à laiaveur de ce non»» il poiMak sa.cenquéts avee ssne i^afânte persévérejoce.'.
Digiiiz
Auteur de la dernière révolution , veut* j il en renouveler le fléau? A cet égard même, il n'use plus de dissimulation ; car ; la révolution, c'est le nom qu'il a repris s la contre -révolution, c'est le nom qu'il donne à ses adversaires, c'est-à-dire aux véritables amis du Roi et de nos institutions.
« Ainsi, pour lui la Charte disparaît toute entière avec son règne de quinze années ; .
le temps de l'Empire ou de l'usurpation ne fixe presque pas mêtne ses regards , et franchissant tous les temps, tous les obstacles , il voudrait faire retomber la France dans cet affreux chaos j si bien ^àractérisé par le nom de Révolution^ -*\ - ■ ' . - " Mais le Roi est sur son trône i la Ghurte tx les lois du pays sont sous sa tutelle»
Menacé directement lui-métne% c'est sa couronne, la constitution, la France toute entière qu'il lui faut défendre. Louis XIY^
i quand il invoqua le ièle et l'amour de ses peuples, se trouva«t-il lui-même dans uoé position plus critique, plus importante?
Non, sans doute. , * 11 s'agissiiit bieb pour lui d'un ti^trev de
plus à l'admiration de l'univers , à IHmmortalité, et pour la France, de sa gloire militaire et de l'étendue de ses conquêtes ; mais aujourd'hui, il s'agit pour Charles X, de la conservation de sa couronne, du maintien de la paix publique et du salut de la nation. Louis XIV eût donc pu se relâcher envers ses ennemis ; Charles X ne peut céder à des factieux. 4
Cependant le grand Roi en appela aux cœurs, aux armes, au secours de tous ses sujets , et il vit chaque fois ses espérances dépassées par le résultat de leur zèle «et de leui; amour. Charles X ne trouverait-il pas dans les siens assez de jpatriotisme (je ne dis rien de plus) pouf obtenir, par une Proclamation, ce qui doit eti ce moment opérer le salut de l'État?
Déjà les élections sont en grande partie consommées. Deux classes , hélas trop distinctes! divisentles députés qui viennent d'être élus; une d'elles jusqu'ici a été bien supérieure à l'autre par le nombre ; c'est celle des députés libéraux. De pareils succès, qui font gémir les amis du bien public , attestent la puissance du comité*
(9)' • diuHeuts fiesmtrigues, ses cabales et set veiatioDS, moyens ÎDlaillibles poar lui • d'imposer partout ses choix, et partout de les faire triompher. ^ ! Les électeurs», la plupart citojeos paisibles et tout adonnés aux doocei^ oceu-^
pations de la vie domestique, sont impitoyablement entraînés par le comité directeur dans le tourbillon de la politique. Là»
'31 sait, ayec un avantage toujotirs certainf triompher de leur faiblesse.
Ainsi d'après lui, dans ce moment ^ les électeurs en masse doivent "élire ' uike Chambre, non pour aider la royauté, mais pour l'enchaîner dans ses actçs les plus libres; et aûâ de s'emparer de* tous les TOtès pour arriver à ee but important» que de motifs particuliers ne Mt-il pas valoir,
•que d'intérêts privés ne met-il pas en jeu?
- Pour efùrayer les électeurs paisihieè qui goûtent lè repm dans les murs '^e leurs villeâ et an sein de leurs familles, le comité directeur leur présentera le poiiveir du Roi -eoidine Teonènil dea eîtoyens et de leur indépendance; il en attestera même ce qu'il appelle les massacres
de iP#Wj}> «t#l^l 1^ toir^St*4
^^M^ngM^l^lm^ preliTe, m\oxk ViàU ^ilMpÂrtout les maiidatidres du Roi ont
soif da sang du peuple, et veulent tyranniser jusqu'aux élaas de iou plui noble
. Sont-ce des électeurs de campagne, con^^ W^%9 pour ia plupartjy de tirre en paix dil suèills^ dctcultitea^ Irahom patiîaiôiM^'*^ unii|iietaeot falout de conserver long-temps ce quils appellent l^bonh^uc l^ Le comité <direoteuriM eûvi- V9i»pè » lie féptiid autour d'eux que quiétude et l'effroi. Voter pour les parti-»
sans du Roi, leur diti-il, c'est assurer ^ $?6st ftfcéléreir le leiou]» fnénflçeat -iki dte^9 4i0 âpMts fiéedlN», dM-fliInléi du clergé et de la noblesse, et conséquem^ ment , pqur las petils » le retour de la mi** liçe i éà$ coyyiei ^ et de «oufiei huikiiliationsi
S'agitril de ces autres électeurs^ qui, eu . irés^gnnd tiombre 4 posrtdtut enccm btoia'd'émigrér'ditcrtwffoii^tiasr,' ceitx4è^
plus que tous les autres , le comité direc-^le.^ les exboite au noot de kun pIuA«bert
intérêts, de ne pas seconder le parti du Roi; car ce parti ne médite que la ruine de la Charte , conspire surtout l'abolition de Tarticle 9, qui déclare inviolables les propriétés nationales. Si ce parti triomphe, que les acquéreurs de ces propriétés tremblent; leur dépouillement et leur infortune attesteront bientôt les terribles effets de sa rengeance! • »♦ ,
^- Quant à cette dernière classe , plus nombreuse encore, d'électeurs que lecom-merce intéresse, il est trop languissant, leur dira-t-on ( et en effet on a tout fait sûtmêm^ pour le paralyserj : les grands sont ennemis de la classe industrielle ; lé corti-»merce, qui fait son existence, tie tfouveirâ jamais faveur auprès d'eux; et le parti duRoi est-il autre chose que le parti des grands?
loin donc de la pensée d'aucun électeur industriel de le favoriser : la nation toiité entière est intéressée à sa ruine; cette ruine-, le moment eâtVenu de la consommer; la Chambre élective avait tenté de Topérer par une adresse qui enjoignait au Roi de renvoyer ses Ministres : il a résisté à cette Adresse ; il a lui-même renvoyé la Cham-
^ bre... Eh.UeD! c'eët au peuple souverain
à. déclarer, par le renvoi complet et immédiat des signataires fit l'Adresse, qu'il en- . .tend faire prévaloir sa Tolonté. Gett^ ro- . •* lonté ferme peut seule lui donner la victoire!
. Voilà par quelles insinuations, par quelles manœuvres le libéralisme a travailléetcherche encore à travailler tous les esprits»
' Chaque électeur instruit à son école de-
vient un instrument dangereuse pour. TÉitat , et par lui la majorité du corps électo^ ral menace d'être la ruine du pays. Qu'est* \ ce , en e£[et, qu une majorité de citoyens trompés» séduits pu effrayés» qui 9^ dans le plus profond aveuglement» répondent par le cri de la terreur ou de la vengeance • •
à l'appel que fait la couronne à. leur .cou-: science et à leur patriotisme?
, Quel vote libre et indépendant peuvent . émettre des hommes à qui le Roi demande d'un tùté dans leur propre, ii^térêt, des députés probes èt sages ; à qui la révolu- * I lion persuade d'un autre côté qu'une seule
pensée doit inspirer leur choix : celle d^ ' combattre les intérêts diit {loi. ...
.11 fallait • dans cette intention , , que
le libéralisme s'efforçât surtout d'obtenir en cette circonstance la réélection de ceux qui avaient voté l'Adresse. iN 'ont-ils pas en effet bien mérité de la patrie? ils ont protesté contre des Ministres royalistes; ils ont même voulu les accuser : et qu'ont-ils fait pour cela?
Richelieu a dit qu'avec deux lignes de récriture d'un homme ^ on pouvait faire le procès au plus innocent. Eh bien ! ce ne sont pas deux lignes , ce n'est pas même un mot que le libéralisme a pu opposer à l'innocence des ministres du 8 août, et cependant il rédige contre lui une Adresse, flétrissante, une Adresse qui n'accusait que leur pensée ou leur intention. Beau monument de capacité pour des hommes d'État ! Ils auraient dù apprendre de Burke, ces accusateurs despotes , « qu'il n'est pas » un seul gouvernement en état de subsls-
• ter un seul instant, s'il était possible de
• le renverser pour une chose aussi vague » et aussi indéfmie que l'idée d'incon- » duite. >
Oui, leur Adresse a été en France l'application exacte du. principe révolution-
naire du fameux Prîce , lorsque ce docteur proposait pour Adresse au Parlement au* , giaîs t de dire aa Eoi «que sa Majesté de* « È Tait se regarder plutôt comme le senri-* » teur que comme le Souverain de son . » peuple. » *
Par les réflexions qui précèdent y le lee^ IMr a pu juger que je wee propose de fixer son attention dans cet écrit sur les objets
plus capables d éclairer la conscience et de ranimer le patriotisme de ceux qui peu-' . / yent encore par leur vote contribuer à la décision des destinées de la f rance.
En effet 9 un graad ncnnbie de députés ,
. lestentencore à nommer, lors mémequece
nombre, toutentiercomposë des défenseurs de la boni^^ cause y n'assureraît pas encore . m qui U soutient ùpq 10%) Wté pmfe^ ^ t^nt si importante à l'État « né seiaitH9 pii£s toujours bien beau , bien consolant pour hii» de voiic s^ int^ts appuyés liment et 'vaÙlaminenl; 4éfendi|$» ea. attendant ^ue le jquj: leui? tr^oç^phe açrlye? ' *
Rien m s|i^t déoQi»rager 1^ liinis 4te f orfie. 4y^i»ni^iit gra;i<b>« tort! de
«eux qui blessent la justice, autant il est nécessaire qu'elle en obtienne une prompte réparation. Or, pour prouver que la droir .
ture d'àme et la vérité sont toutes deux dii côté des royalistes , l'erreur, les insinuations perfides et les coupables manœuvres, toutes^ du côté de leurs adversaires , dan^ cet essai, fruit sans doute trop précipité de mon zèle , je m'efforcerai d'achever le tableau déjà ébauché par moi, du Libé-ralisme* en présence des élections.
Je me propose cependant de montrer au lecteur, sous troi§ fàces nouvelles, cet affligeant tableau. Je retracerai d'abord les efforts par lesquels le libéralisnae a essayé 4e fermer les oreilles des Français à la voix de leur Roi. Je m'occuperai en second lieu des doctrines perfides par lesquelles il a entendu triompher de toutes les élections, et enfin des coupables menées par lesquelles il en poursuit encore le succès, en haine du Koi et de la Charte.
. ; Mais en parlant de ces menées , , de ces manœuvres du comité direc-
* Brochure tout récemment publiée.
teiu» jnsultaates pour :1a nation qu'elles déshonorent , pour le Roi qu'elles brayent,
ne devons-nous pas souhaiter avant tout
d'en voir bientôt la fin?
. Le grand Richelieu» dévoilant la con-
duite.équÎToque et dan'gereusé de quelques
hommes influens de son époque , s'écria :
t Cela ne doit pas se soufirir en bojine poll-
• tique ; le Roi veut absolument Toir^la fin
■ de ces menées. »
Notre Roi le veut aussi : ^ue le libéra-*
Usme, tout en bravadt cette «àguste
>tdonté» se prépare à reculer devant ellew'
Charles X ne tolérera pas plus long-temps
un ennemi qui fait de ses attributs de Roi
un ^ouêtf €| de soO' *anMmr de pèrità
ridicule. - : ' .*•' ••** * * — - ^'--^^