VÉNÉRATION
Bonté, ou Ame
III ) i 1
d'où CODSt Mimique
activité. . | pru(Je Fermeté, d'où Persévérai*
i, oii^muie de ces dix-huit organes constitue l'apparei liant ses deux s< le fonction» extérieures. Sa région spéculative commui a de connexités nerveuses qu'avec les viscères végétatifs, sans aucune i re essentiel de toute l'eiistence humaine fonctionne continuellement , d'aprci mittence périodique est aussi complète que celle des sens et des muscles. Aiflrigent les relations, actives et passives, de l'àme avec le milieu.
Troisième édition , août 1858, dans ['Appel •>■ Paru. — Imprimé par E. Thunot et G', îfl, me Racinft.
PBEM1ÈBE P1HTIE. il
personnalité les satisfactions qu'exige l'existence corporelle, base nécessaire de la vie cérébrale , quoique celleci soit seule vouée au Grand-Être.
C'est ainsi que tous les besoins individuels s'ennoblissent par une destination collective, qui réprouve, outre tout suicide, les austérités capables d'altérer l'aptitude de chacun à servir l'ensemble. Mais, au delà de cette mesure, les appétits personnels exigent une répression permanente , sans laquelle la subordination normale de l'égoïsme à l'altruisme ne pourrait jamais s'établir. Afin de mieux caractériser cette lu produire le tableau cérébral struisis, dans ma Politique p l'appréciation et l'améliorât™ institue une théorie qui , d'api conomie réelle, représente la p sonnelles comme autant d'ini résultent les principales imperf
tant collective qu'individuelle. Une telle appréciation convient surtout à l'instinct sexuel, le plus perturbateur de tous nos penchants , et le moins susceptible d'être utilement transformé.
Réorganisant, sur de meilleures bases, la purification systématique que le catholicisme sut dignement ébaucher envers l'ensemble des inclinations personnelles, le positivisme se caractérise en la rattachant à l'essor continu des affections sympathiques, toujours inconciliables avec le théologisme. Le culte individuel de l'Humanité, d'après l'intime adoration de ses meilleurs représentants, tend directement a développer les sentiments bienveillants pour consolider la véritable unité, par use suite quotidienne de pratiques secrètes, où chacun des vrais
croyants devient un prêtre spécial; Cette institution résulte de la nature composée du Grand-Être , qui Suscite à la fois le besoin et la possibilité d'une personnification, spontanément émanée du sexe le mieux doué de l'attribut fondamental de l'Humanité.
Base nécessaire du culte autant que du régime , la famille fournit à chacun, dans les seules individualités qu'il puisse assez apprécier, ses meilleures représentations de la suprême existence , d'après les affections graduellement surgies en lui. Le positiviste trouve ainsi, dans Ba , normalement complétée ir développe ou remplace s , tous susceptibles aussi asculiBes. Voila comment iplée aux anges gardiens nïsme, et même aux dieux ; plus efficaces , que le feue. Dans le triple patronage , la vénération , l'attachement , et la bonté reçoivent à la fois une culture spéciale, convenablement dirigée vers le passé, le présent, et l'avenir, en caractérisant nos liens respectifs avec nos supérieurs , nos égaux , et nos inférieurs. Au lieu de redouter la mort, ce culte y trouve un essor plus complet et même plus pur , d'après le perfectionnement spontané toujours résulté de l'existence subjective, ou les défauts s'effacent et les qualités s'exaltent. Ces habitudes sont surtout nécessaires au sexe actif et spéculatif, pour compenser les tendances continues de l'essor pratique ou théorique a développer l'égoïsme et comprimer l'altruisme. Quoique la femme , mieux préservée par sa nature et sa situation , ait moins besoin dé l'intime patronage ; il peut aussi s'adapter à ee
PUEMI&RB PARTIE. kï
cas, où l'insuffisance spontanée concerne davantage l'énergie que la tendresse; sans altérer le type principal, on se borne alors à changer le sexe des deux autres.
Un tel culte est éminemment esthétique, puisque l'idéalisation s'y pousse jusqu'à l'évocation subjective, de manière à faciliter l'essor d'une religion qui nous fait habituellement vivre avec ceux que nous ne pouvons voir. Mais cette aptitude ne saurait aucunement altérer l'efficacité théorique de la prière positiviste , où la commémoration suivie d' effusion ne peut atteindre son but normal que d'après un i Tordre moral à physique. C'est universelle se tre faire ehérir la d toujours reposer est interdite aux ; des convictions.
entre la spéculât
assez familière pour éviter également l'empirisme et le mysticisme, en représentant la foi, l'amour, et l'activité comme devant se stimuler et se régler mutuellement. Ayant ainsi lié le dogme et le régime à notre culte le plus cher, nous pouvons toujours prévenir l'arbitraire, en suppléant, par le sentiment, à la fréquente insuffisance des motifs théoriques et pratiques. L'intime adoration nous fait habituellement reconnaître que l'imperfection de notre nature nous expose sans cesse à la domination des instincts les moins disciplinaires et les plus contraires au bonheur comme au devoir. Nous sommes ainsi conduits a sentir que notre existence ne peut acquérir une vraie consistance qu'en appliquant à tous
kk APPEL AUX COMSEHVATKUHS.
ses modes la double liaison qu'indique le mot religion, au dedans par l'amour, au dehors par la foi.
.. Puisque le positivisme surpasse le théologisme pour la morale personnelle, seule directement accessible à la synthèse absolue , sa supériorité demande peu d'explications envers la famille, source nécessaire et continue de l'essor sympathique sur lequel repose la systématisation , universelle. Non moins liée à la vie individuelle qu'à la vie collective, l'existence domestique constitue l'unique base de la subordination de l'égoïsme à l'altruisme, lévelopper l'attachement, elle t même à la bonté , la culture l'amour universel serait touit souvent perturbateur, consacre la Famille qu'en la bordination à l'Humanité par )utre la célébration propre à s le culte général du Grandin culte spécial , où toutes ses phases normales sont autant réglées que sanctifiées par les neuf sacrements sociaux. Je dois ici me borner à signaler le triple aspect sous lequel la religion de l'Humanité développe et consolide l'association élémentaire où surgit la séparation nécessaire entre le conseil et le commandement.
Normalement érigée en centre fondamental de la famille, la femme exerce, au sanctuaire domestique, deux offices sociaux , en perfectionnant le serviteur actuel et préparant le serviteur futur du Grand-Être dont elle offre à chacun d'eux la meilleure personnification.
Sous le premier aspect, le positivisme consolide et développe l'union conjugale en complétant l'institution de
PBBMlbBB PARTIE. AS
la monogamie par l'obligation morale du veuvage éternel, aussi conforme à la religion de l'Humanité que contraire a la foi théologique. Faute de ce libre engagement, la sainte influence de l'épouse cesserait au temps où la mort lui procure sa principale efficacité. Le mariage subjectif devient également nécessaire a la suprême domination, qui, composée surtout d'actions posthumes, ne serait point assez sentie si tes liens moraux étaient dédaignés quand ils per
En tant que mère, l'ensemble de l'éduct pourrait autrement p ment incontestable en' dont la destination , e, aucun doute sur une a ces de notre préparât convient pas moins à tend de la dentition l régulier de l'intelligei
faits et procédés de tout genre qui seront ultérieurement coordonnés, et systématique envers les principales études esthétiques. Devant surtout consister en exercices habituels, celles-ci peuvent toujours se rattacher au culte intime, qui s'organise alors ; en sorte que la mère peut encore suffire à tout diriger, si sa propre éducation Ta convenablement préparée a sa destination.
Il en est autrement pour le complément septennal où l'essor théorique doit consolider l'initiation domestique, d'abord affective, puis esthétique, en la liant à l'appréciation fondamentale de l'ordre universel que l'Humanité subit et modifie en le résumant. Ce noviciat systématique, dont chaque année nous fait monter le degré correspon-
dant de l'échelle encyclopédique, peut seul nous faire assez sentir l'ensemble des lois abstraites, pour instituer des convictions sans lesquelles les meilleurs sentiments ne sauraient résister aux perturbations habituelles. Mais il n'appartient qu'au sacerdoce d'établir la liaison fondamentale de l'homme au monde par le Grand-Être, pendant la dernière période où la providence civique, complétant la tutelle domestique, nous préserve des solment commune à tous les tes, cette préparation pose, nécessaires de l'influence spirituel doit ensuite exerr naine. Toutefois, la surinrespectée par le sacerdoce, envers ce complément de éviter ou réparer les dan- Topres à la culture théorigrès de la discipline philo-
Relativement au sexe dirigeant, le positivisme consolide et développe la constitution domestique en étendant l'autorité maritale et paternelle par la double faculté de tester et d'adopter. La femme devant toujours être dispensée du travail extérieur afin de pouvoir assez remplir ses deux offices intérieurs, elle doit librement abandonner les dots et les héritages qui, n'ayant plus de motifs matériels, nuiraient à sa mission morale, en suscitant de vicieuses aspirations. Ainsi s'établit la concentration normale des capitaux chez les serviteurs pratiques de l'Humanité, pour que leur puissance et leur responsabilité reçoivent toute l'extension convenable. Mais cette condensation, indispensable à l'efficacité sociale du tré-
PBEWEftH PÀBÏÏE. Wl
sor matériel, resterait insuffisante ri les administrateurs de nos richesses ne pouvaient librement instituer leurs successeurs. Loin d'altérer l'harmonie domestique, la plénitude procurée à l'autorité pratique doit resserrer lee liens intimes, en les purifiant des motifs inté/essés, pour faire mieux prévaloir la constitution, essentiellement sympathique, da l'association élémentaire.
Voilà oomment la religion positive, d'après son caractère directement social, consacre toutes les saines aspirations que l'initiatio envers la famille, ei piriques qui seules e gnité féminine et Fi des développements ( domestique qu'à la p trouve directement a de la société; de ma tous les sophismes si et l'impuissance théc
publique , la vie prn , „
sistance que la chevalerie rêvait à travers lecatholicisme, et qui ne furent assez ébauchées que eous l'essor romain. Mais cette connexité n'est pas moins précieuse à la Cité qu'à la Famille; car l'existence politique se purifie et se précise en puisant sa garantie et sa destination dans l'existence domestique, qu'elle doit partout étendre et consolider, comme principale source deU'ordre et du progrès.
Ce développement universel de la vie privée constitue vie publique. le meilleur privilège du régime positif, où le problème social consiste à diriger l'activité par le concours de l'amour avec la foi, pour systématiser les liens sponta-
4B APPEL AUX CONSEBVATEUBS.
nés qui peuvent seuls assurer le bonheur et te devoir. . L'organisme politique, dont le sacerdoce est l'âme, doit ainsi devenir, comme l'organisme domestique condensé chez la femme, l'extension décisive de l'organisme individuel , représenté dans le tableau cérébral. Une telle connexité se trouve directement consacrée par le culte universel du Grand-Être, ou les treize mois de l'année positiviste sont respectivement voués à célébrer d'abord les six liens fondamentaux, puis les trois états préparatoires, )ans cette dernière la providence hu- Après avoir adoré urne, on y glorifie, rovidence intellec- SrielleduPatriciat, mtanément émaner
endre comment le île des quatre éléin. Le but de cet opuscule me permet seulement d'indiquer la solution religieuse du principal problème politique , concilier l'ordre et le progrès. Elle émane de la Famille dans l'éducation universelle , et se trouve complétée d'après la systématisation de la Patrie.
Mais, avant de caractériser cette solution, je dois spécialement rappeler qu'elle exige , par-dessus tout , une pleine et constante séparation entre le sacerdoce et le gouvernement. Or la division des deux puissances, prématurément ébauchée au moyen âge , ressort spontanément de la- nature, spirituelle et temporelle, du régime positif, dont elle constitue le fondement général. Elle
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n'y peut jamais être gravement compromise par le pouvoir pratique, qui fit directement avorter la noble tentative du catholicisme. Les seuls dangers qu'elle doive finalement redouter, résulteraient d'une vicieuse ambition du sacerdoce, abusant de son ascendant normal sur le prolétariat pour faire dégénérer la sociocratie en théocratie, ou plutôt en pédantocratie , en opprimant le patriciat. C'est afin de prévenir cette altération que le clergé positif doit autant renoncer à la richesse qu'au commandement, en fond chez le Grand-Prêtre d annuités, librement émai
Ainsi garantie de la ci le sacerdoce puise dans de l'éducation universell nécessaire entre les patr pour cela, développer à aux faibles et la vénérât Malgré la connexité nom premier devient le plus a tes forces, au lieu que le
surgissaient. Néanmoins, c'est dans la vie publique que le positivisme développe le mieux son aptitude caractéristique à ne régler qu'en consacrant, déjà sensible envere la vie privée, et même pour l'existence personnelle. Car, il fait partout comprendre que l'accomplissement habituel des grands devoirs exige la concentration et la stabilité des forces correspondantes.
L'éducation universelle est surtout destinée à constituer l'opinion publique en instituant des mœurs systématiques, non moins opposées a la sédition qu'à la servilité. Faisant toujours sentir les avantages de la soumission,
fO APPEL AUÏ CQHSBBVA'ÏEOBS.
elle représente l'orgueil et la vanité comme des infirmités radicales, aussi nuisibles aux prolétaires qu'aux femmes. C'est seulement parmi les chefs, pratiques et théoriques, que la sagesse humaine transforme ces vices naturels en conditions artificielles d'un développement exceptionnel de l'activité cérébrale, impossible, surtout au début, sans de telles stimulations.
En systématisant l'évolution sympathique et la vie subjective, l'éducation positive dispose les plébéiens à ;iens et les prêtres à la vériît de l'existence domestique, vent leur assurer le paisible il préparés, la puissance praenviée pour la richesse qui sous son vrai jour, comme la providence matérielle du 5 serviteurs. Les dignes panes sacrés de la volonté qui, amble la seule lacune propre t subjective, de 1» suprême existence, suivant l'axiome :
Pour compléter les lois il faut des volontés.
Une telle prépondérance trouve son contrôla normal dans la double sollicitude spontanément émanée du prolétariat et systématisée par le sacerdoce.' L'ensemble du régime positif conduit lesplébélens au digne exercice de la disponibilité mentale et morale qui résulte de la facilité des opérations et d'une faible responsabilité. Surveillants naturels d'une administration destinée surtout à garantir leur existence pour assurer leur service, leur situation les pousse aux vues générales, comme le cœur
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y dispose les femmes et l'esprit les prêtres , en laissant aux patriciens la spécialité qui doit les distinguer. C'est par un tel contrôle que chaque prolétaire peut mériter la glorification sociale, même objective, et surtout subjective, d'après la tendance normale du classement personnel â surmonter la subordination officielle sans altérer l'économie pratique. En indiquant aux plébéiens l'importance de leurs offices spéciaux, ce régime leur en montre la dignité; car il proclame sentie pour les professions indemnise le fonctionnaire t qui jamais ne comporte d'é
D'après la loi de transir ta vie privée, le positivisme la faculté» normalement éter de choisir son successeur, s sauf la sanction du supérieu venable au commandemenl dissipé à la fois les vices i
tionnaire et de l'hérédité théocfatiquc, en combinant les garanties respectives qu'elles offrirent imparfaitement. Il Constitue le caractère prâtiqtie de la sociocratie , où la régénération des opinions et des mœtirs permet d'établir l'harmonie civique d'après ce seul amendement, qui discipline la puissance en la développant.
Je dois maintenant signaler le complément nécessaire que la systématisation de la Patrie fournit à l'ensemble de la constitution sociocratique, pouf que la Famille s'y trouve assez liée à l'Humanité. Suivant la loi qui place l'appréciation normale d'un intermédiaire quelconque après celle des deux extrêmes correspondants, l'éducation positive fait d'abord sentir la Famille pendant la
double phase affective, puis elle apprend a connaître l'Humanité dans l'initiation théorique. La Patrie ne devient distinctement appréciable que quand la préparation encyclopédique se trouve complétée par la libre ébauche de l'existence pratique. Mais la substitution finale de l'activité pacifique a l'essor guerrier doit radicalement modifier l'instinct patriotique. 11 importe d'apprécier ce changement nécessaire , afin d'éviter les illusions et les perturbations que susciterait, dans l'existence moderne, (produire l'ancienne sociabilité, d'après l'exorbitante extension is sommes moins accessibles au nos pères romains et même t surtout due à la diversité des lie doit essentiellement persister ;haine des anomalies politiques le la révolution occidentale. En e la domination romaine n'empêcha point l'essor continu des sentiments patriotiques, tant que l'incorporation ne fut pas suffisamment accomplie. Même ils devinrent plus vifs à mesure que cet accroissement développait les moyens d'atteindre le but auquel ils se rapportaient. Outre que l'existence militaire fit mieux Bentir la solidarité, le citoyen dut s'attacher davantage à la patrie, quand il aspirait a la faire universellement prévaloir, sans placer au-dessus d'elle d'autre autorité que celle des dieux liés à cette domination. Un autre caractère convient aux mœurs finales, pour développer la seule activité susceptible d'être simultanée chez tous tes peuples, sous la commune suprématie de l'Humanité. Dans chaque sociocratie , les familles sont directement subordonnées au Grand-Être par la religion,