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CONDUITE DES CONSERVATEURS ENVERS LES RÉVOLUTIONNAIRES

Outre les vices propres à chacune des deux tendances xppfécutkm entre lesquelles flotte la situation occidentale, elles offrent ^ ri ' surtout un commun danger, qui consiste à s'alimenter mutuellement. L'explosion française avait manifesté l'impossibilité de maintenir le régime graduellement décomposé depuis la fin du moyen âge. Mais le triomphe politique de la révolution moderne dévoila son impuissance organique, dissimulée sous les luttes antérieures. Dès lors, l'imminence de l'anarchie ranima les dispositions rétrogrades, malgré l'extinction croissante de la foi qu'elles exigeaient. Quand la situation parut avoir repris le caractère antérieur à la crise, les impulsions révolutionnaires se réveillèrent pour lutter contre la rétrogradation, quoique les illusions qu'elles avaient d'abord suscitées se trouvassent dissipées. Sans convictions d'aucune espèce, deux doctrines également épuisées furent

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plus destinées à se neutraliser mutuellement qu'à développer leurs offices respectifs, consistant à représenter provisoirement, l'une les conditions d'ordre, l'autre le besoin du progrès. Cette orageuse stagnation persistera jusqu'à ce que les conservateurs , au lieu de perpétuer passivement un déplorable antagonisme, puissent activement surmonter la rétrogradation et l'anarchie, qui ne s'éteindront que simultanément.

Quoique les trois partis actuels concourent à prolonger une telle situation, elle doit être surtout reprochée aux révolutionnaires, naturellement investis de l'initiative régénératrice. Les influences rétrogrades, théoriques ou pratiques, habituellement développées par les conservateurs, se bornent réellement à résister sans diriger , vu leur incompatibilité sentie avec la destination de notre siècle. C'est aux tendances révolutionnaires qu'il appartient de pousser, d'après la décomposition exceptionnelle que le mouvement moderne a graduellement introduite dans l'action politique, qui doit, normalement, être à la fois répressive et directrice. Depuis que l'expérience a constaté l'inanité sociale du négativisme, la théorie a doublement expliqué son avortement politique, d'après la démonstration ébauchée, au début du dix-neuvième siècle,. dans l'école rétrograde, et complétée, eri 1822, par le positivisme naissant. Une telle appréciation, Où le progrès concourut avec l'ordre, rendit inexcusable l'usage ultérieur d'une métaphysique radicalement discréditée, qui, loin de pouvoir conduire la révolution moderne à son but nécessaire, he tend qu'à perpétuer la crise occidentale.

L'empirique persistance des révolutionnaires mérite d'autant plus de blâme que fa solution systématique dut

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