‹ Appel aux conservateurs [microform]Chapitre 21 sur 53 · RÉSUMÉ DE LA THÉORIE CÉRÉBRALE · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ DE LA THÉORIE CÉRÉBRALE

^ ^ ■ A ton pt d'une autre part, coordonne la vie de relation en liant ses deux sortes

L'ensemble de ces dix-huit organes constitue l'appareil central, qui , d'une part, stimule la vie de """!^^^^^^^ ^^^^^ j^^ ^^^^^ moteurs. Mais sa région affective n'a de connexités nerde fonctions extérieures. Sa région spéculative communique directement avec les nerfs sensiius, ei sa re^ oi * ^^ ^^^.^^ ^^^ ^^^^ ^^^^^^ ^^^^^^^ ^^ ^^^^^^ essentiel de toute

veuses qu'avec les viscères végétatifs, sans aucune correspondance immédiate avec le monde extérieur, q ^ ^^^h^^^^^^^ Envers le reste du cerveau, l'intermittence périodique l'existence humaine fonctionne continuellement , d'après le repos alternatif des deux moitiés symétrique. "^^^''^ nmoulsion de laquelle les deux autres dirigent les relations,

est aussi complète que celle des sens et des muscles. Ainsi , l'harmonie vitale dépend de la principale région cérébrale , sous 1 1 i

actives et passives , de l'àme avec le milieu. AUGUSTE COMTE ,

10, rueMonsieur-le-Princ^.

, r 11- -...îiini \9i\\ dans le lomc l'' du Sustèmc de politique positive;

Troisième édition , aoûl t8oo, clans VJppel au. conservateurs , page il. - ,La première fut publiée en juillet 18o< dans

et la seconde , en octobre ^So^2 , dans le Catéchisme posUet iste.)

Paris.— Impr ira p par E. Thimot et C*, 26, nie Racine.

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PHEMIÈRE PARTIE. ^ll

personnalité les satisfactions qu'exige l'existence corporelle, base nécessaire de la vie cérébrale , quoique celleci soit seule vouée au Grand-Être.

C'est ainsi que tous les besoins individuels s'ennoblissent par une destination collective, qui réprouve, outre tout suicide, les austérités capables d'altérer l'aptitude de chacun à servir l'ensemble. Mais, au delà de cette mesure , les appétits personnels exigent une répression permanente, sans laquelle la subordination normale de l'égoïsme à l'altruisme ne pourrait jamais s'établir. Afin de mieux caractériser cette lutte, j'ai cru devoir ici reproduire le tableau cérébral (^4, ci-contre) que je construisis, dans ma Politique positive , pour systématiser l'appréciation et l'amélioration de la nature humaine. Il institue une théorie qui , d'après un libre examen de l'économie réelle, représente la plupart des impulsions personnelles comme autant d'infirmités organiques, d'où résultent les principales imperfections de notre existence, tant collective qu'individuelle. Une telle appréciation convient surtout à l'instinct sexuel, le plus perturbateur de tous nos penchants , et le moins susceptible d'être utilement transformé.

Réorganisant, sur de meilleures bases, la purification systématique que le catholicisme sut dignement ébaucher envers l'ensemble des inclinations personnelles, le positivisme se caractérise en la rattachant à l'essor continu des affections sympathiques, toujours inconciliables avec le théologisme. Le culte individuel de l'Humanité, d'après l'intime adoration de ses meilleurs représentants, tend directement à développer les sentiments bienveillants pour consolider la véritable unité, par une suite quotidienne de pratiques secrètes, où chacun des vrais

croyants devient un prêtre spécial. Cette institution résulte de la nature composée du Grand-Être , qui suscite à la fois le besoin et la possibilité d'une personnilication, spontanément émanée du sexe le mieux doué de l'attribut fondamental de l'Humanité.

Base nécessaire du culte autant que du régime , la famille fournit à chacun, dans les seules individualités qu'il puisse assez apprécier, ses meilleures représentations de la suprême existence , d'après les affections graduellement surgies en lui. Le positiviste trouve ainsi , dans sa mère, sa principale patronne, normalement complétée par l'épouse et la fille ; la sœur développe ou remplace l'un quelconque des trois types , tous susceptibles aussi d'adjonctions variées, même masculines. Voilà comment la religion de l'Humanité supplée aux anges gardiens que le catholicisme tira du judaïsme, et même aux dieux domestiques, plus spontanés et plus efficaces, que le fétichisme transmit au polythéisme. Dans le triple patronage , la vénération , l'attachement , et la bonté reçoivent à la fois une culture spéciale, convenablement dirigée vers le passé, le présent, et l'avenir, en caractérisant nos liens respectifs avec nos supérieurs, nos égaux, et nos inférieurs. Au lieu de redouter la mort, ce culte y trouve un essor plus complet et même plus pur, d'après le perfectionnement spontané toujours résulté de l'existence subjective, où les défauts s'effacent et les qualités s'exaltent. Ces habitudes sont surtout nécessaires au sexe actif et spéculatif, pour compenser les tendances continues de l'essor pratique ou théorique à développer l'égoïsme et comprimer l'altruisme. Quoique la femme, mieux préservée par sa nature et sa situation , ait moins besoin de l'intime patronage, il peut aussi s'adapter à ce

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