‹ Appel aux conservateurs [microform]Chapitre 8 sur 53 · DOCTRIXE PROPRE AUX VRAIS CONSERVATEURS · texte numérisé non relu

DOCTRIXE PROPRE AUX VRAIS CONSERVATEURS

fl° Explication ab«4traitc.

La nouvelle synthèse peut être préalablement caractérisée d'après une suffisante combinaison entre les sept qualifications irrévocablement condensées sous le titre positifs qui désormais signifie à la fois réel, utile, certain, précis, organique, relatif, et même sympathique. Chacune étant spécialement comparée à la suivante, le premier couple indique les conditions fondamentales, le second les attributs intellectuels, et le troisième les propriétés sociales de la doctrine universelle; leur succession conduit à signaler sa source morale par l'acception finale.

Quoique la réalité semble d'abord suffire pour constituer la positivité, cette appréciation ne convient qu'au régime préliminaire, où le développement des forces théoriques exigeait que l'esprit scientifique abordât toutes les questions susceptibles d'une vraie solution. Mais,

dans l'état normal, rutilité doit toujours compléter la prescription fondamentale, puisque la plupart des recherches vraiment accessibles sont essentiellement oiseuses. La philosophie pratique a, sous cet aspect , devancé la philosophie théorique ; parce que, la condition initiale s'y trouvant spontanément remplie, l'attention dut s'y concentrer sur l'autre, qui ne pouvait être abstraitement appréciée avant notre pleine maturité.

Malgré la tendance , trop fréquente encore , à confondre la certitude et la précision^ le second attribut ne constitue que le complément du premier, qui doit également appartenir à toutes les conceptions vraiment positives, tandis qu'elles ne comportent l'autre qu'avec une inégalité réglée par leur propre complication.

Avant son extension décisive aux phénomènes sociaux, l'esprit positif s'était toujours montré profondément organique.; aspirant partout à construire, il n'écarta les causes qu'en y substituant les lois, sans développer, en aucun cas, un caractère directement critique. Mais cette aptitude s'est surtout manifestée depuis qu'il a saisi son principal domaine, en réparant les ravages que l'impuissance théologique et la discussion métaphysique avaient fait graduellement subir à l'ensemble des notions sociales. Le caractère relatif, partout inhérent à sa tendance organique, a dû spécialement prévaloir dans sa construction de la philosophie de l'histoire, nécessairement incompatible avec la nature absolue de Fancienne synthèse.

D'après l'intime connexité de ces deux propriétés, on peut apprécier comment elles se lient à la qualité finale, seule contestée aujourd'hui chez les positivistes incomplets. Car on ne saurait davantage rester relatif sans

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