‹ Appendice au mémoire de l'évêque des Trois-Rivières sur les difficulté s religieuses en Canada [microforme]Chapitre 9 sur 12 · PA 7 PS · texte numérisé non relu

PA 7 PS

droit logique, et sans qu’eux-mêmes aient à redouter le moindre inconvénient ; ne doivent-ils pas s’én réjouir et prêter un cordial appui à leurs nobles efforts ?

Dès lors, chaque église conserverait ses propres empêchements, selon sa croyance, sans gèner ses voisines et sans être gênée par elles; le mariage entre beau-frère et bellesœur resterait absolument indispensable dans l’église d'Angleterre, et dispensable dans l'Eglise Catholique Romaine, etc., etc., etc. Par là, les dernières entraves qui diminuent la liberté constitutionnelle des cultes seraient brisées ; et la paix qui, grâce à Dieu, règne entre nos concitoyens appartenant aux diverses communions religieuses, reposerait sur une base de plus en plus solide,

Qu'il serait consolant de voir une proposition de ce genre, si vraiment libérale et pacifique, proposée et secondée respectivement par des membres de l’église d'Angleterre et de l'Eglise Catholique Romaine, et obtenant un plein succès par l'appui unanime de tout les hommes politiques que les préjugés religieux ou irréligieux n’aveuglent point! Le monde civilisé applaudirait à la sagesse et à la largeur de vues de notre gouvernement. »

Cette expression d'opinion, venue d’un protestant, emprunte aux circonstances actuelles. un caractère particulier.

La question en jeu est très grave. Elle implique nos droits civils, les parties essentielles de notre legislation et la Constitution même.

Quoiqu'il en soit de tout cela, nous devons nous réjouir de voir des protestants reconnaître et affirmer ainsi la saine doctrine, lorsque des journaux comme le ÆZerald et le Free Press, refusant de rien comprèndre, vont jusqu'à demander la reconnaissance du mariage purement civil.

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