‹ Appendicite chronique et Pseudo-TuberculoseChapitre 23 sur 31 · OBSERVATION VIII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VIII

(Brunon, in Pull. médical.)

19 novembre 1910. — Jeune fille de douze ans. Pâle et très amaigrie.

Aspect et intonation d’une adénoïdienne.

Consulte le 17 novembre 1910, parce qu'elle tousse. On craint la tuberculose pulmonaire. Elle tousse surtout la nuit.

Auscultation. — On trouve peu de signes nets, peut-être un affaiblissement respiratoire au sommet gauche. Ni matité, ni bronchophonie, ni craquements.

On signale encore des symptômes d’entérocolite : selles muco-membraneuses sans constipation ni diarrhée.

Elle a déjà eu de la fièvre et des douleurs abdominales, ces phénomènes persistent, l’amaigrissement augmente, on ne constate pas de fièvre.

Le diagnostic d’appendicite chronique est posé et le trai: tement médical institué.

Sous son influence, la toux a diminué, les autres signes persistent, grande faiblesse, nausées, douleur à la pression

à droite.

Élévation de la température rectale 37°%4 matin, 35°8 le soir.

Pouls 116.

L'intervention chirurgicale est décidée.

25 avril. — On trouve sur la muqueuse de l’appendice deux exulcérations séparées par un étranglement. La plus ancienne siège à l'extrémité de l’appendice qui est renflé en massue. Dans le canal, on trouve un calcul stercoral du volume d’un grain de millet.

Pas d’adhérences.

La toux persiste pendant quinze jours.

Puis tous les phénomènes disparaissent, on constate une

augmentation de poids considérable.

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