‹ Appendicite chronique et Pseudo-TuberculoseChapitre 28 sur 31 · OBSERVATION XIV · texte numérisé non relu

OBSERVATION XIV

(Comby, id.)

Fille, douze ans. Entérocolite ancienne.

Grande maigreur. On a pensé à la tuberculose. Appendi-

cite chronique.

OBSERVATION XV (Comby, id.)

Garçon, onze ans. Angines fréquentes. Végétations adénoïdes opérées. Mauvaise mine. Pâleur. Amaigrissement.

OBSERVATION XVI (Comby, id.) Garçon, onze ans. Anémie, maigreur. Pâleur.

On a cru à de l’œsophagisme, mais la sonde passe facile-

ment. On a pensé aussi à la phtisie. Constipation. Appendi-

cite chronique.

OBSERVATION XVII (Inédite) (M. Dalché.)

Mre B..., trente-cinq ans.

Ne présente rien d'intéressant dans ses antécédents. Elle n'a jamais eu d'enfants. A présenté quelques troubles des

règles, peu importants d’ailleurs,

Depuis douze ans, la malade présente des signes d’appendicite chronique. De fréquentes nausées s’accompagnant parfois de vomissements, la constipation est la règle et l’amaigrissement est très notable depuis ce temps.

Il y a deux mois, la malade a été prise de douleurs violentes généralisées à tout abdomen mais présentant un maximum trés net à la pression au point de Mac Burney, l’'anorexie,était complete s'accompagnant de troubles dyspeptiques. Constipation toujours opiniâtre. De plus, la malade présentait une toux quinteuse, sèche, à maximum nocturne.

La malade vient consulter au mois de février, l’amaigrissement et la toux persistent, en raison de ces symptômes, on songe à la possibilité d’une tuberculose pulmonaire ; d'autant plus que la malade présente tous les soirs une ‘température de 38 degrés qui disparaît par le repos, se montrant de nouveau à l’occasion de la moindre fatigue.

L'examen des poumons ne permet pas de déceler un foyer net de tuberculose. La respiration est normale partout.

L'examen des crachais pratiqué à plusieurs reprises n'a pas permis de déceler des bacilles de Koch.

L'examen laryngoscopique a été fait, on trouve :

Laryngite.

De la rhénite atrophique.

Pharynx. — Présente des zones d’atrophie, d’autres recouvertes de granulations. La muqueuse pharyngée est recouverte d’une couche de mucus épais et adhérent, Grosse

hypertrophie de l'amygdale linguale.

OBSERVATION XVIII (Inédite)

(M. Dalché.)

M'e Rose B..., vingt ans.

Antécédents héréditaires. — Mère morte de tuberculose pulmonaire.

Père mort de cause inconnue.

Antécédents personnels. — Dans son enfance,la malade a été opérée de végétations adénoïdes.

Actuellement,elle présente des troubles gastro-intestinaux, caractérisés par des nausées, des vomissements fréquents, constipée habituellement, on constate cependant par période des débâcles diarrhéïques.

Il existe des signes nets d’entérocolite, les selles sont recouvertes de glaires et de peaux. Ces épreintes sont douloureuses.

il y a quatre ou cinq ans, à la suite de plusieurs crises aiguës, la malade a été opérée d'appendicite.

Depuis, les troubles gastro-intestinaux ont diminué d'intensité, mais la malade a beaucoup maïigri, elle est gênée constamment par une toux sèche, quinteuse, survenant le jour et la nuit mais plus fréquente la nuit, la température vespérale est plus élevée que celle du matin de 1 degré environ.

L'état général est mauvais, les traits tirés, les yeux cernés.

L'examen des poumons n’a jamais permis de déceler une

lésion nette des sommets, L'examen des crachats pratiqué

plusieurs fois n'a pas montré la présence des bacilles de Koch. |

Les troubles dyspeptiques et les douleurs abdominales persistent.

Il ÿ a deux mois, plusieurs poussées amygdaliennes successives ont nécessité une intervention chirurgicale. La malade a été soumise au traitement thyroïdien. On lui a successivement donné une fois 2 cachets de 10 centigrammes. Ce traitement a donné de bons résultats. Après

quinze jours d'application, la toux et la fièvre ont disparu.

OBSERVATION XIX (Inédite)

(Dalché.)

M'e R.., dix-neuf ans.

Antécédents collatéraux.— Deux sœurs ont été opérées de végétations adénoïdes dans l'enfance.

Un frère opéré d’appendicite.

: En bas âge, végétations adénoïdes.

Antécédents personnels. — La malade a été réglée à quatorze ans et demi. Elle souffre d'accès de dyspnée qu'on a qualifié asthme (dyspnée asthmatique).

Depuis quatre ans elle présente des signes d'entérocolite. Glaires et peaux dans les selles, alternatives de constipation et de diarrhée.

En 1908, elle a présenté des crises abdominales particulièrement douloureuses, présentant un point douloureux très net à la pression au point de Mac Burneÿ; à la suite,on a pra-

tiqué une appendicectomie, Après cette intervention, les dou-

leurs ont persisté. De plus,elle a maigri considérablement et se plaint d’une petite toux sèche et continuelle. Elle fait à ce moment un séjour à Arcachon sur le conseil du médecin traitant qui craint une tuberculose pulmonaire. Elle vient consulter au mois de mai 1912, les accidents précédents n'ayant pas rétrocédé. Elle accuse plusieurs bronchites dans son enfance, elle dit avoir toujours toussé, actuellement, elle se plaint de douleurs abdominales, de constipation habituelle, avec céphalée, algies abdominales, dysménorrées intermenstruelles. La glande thyroïde est très petite.

A l'examen des poumons, on ne trouve pas de signes stéthoscopiques nets. La respiration est normale. Par accès, on observe des râles sibilants de bronchite.

Pouls 96 à la minute.

Il s’agit vraisemblablement d'asthme neuro-arthritique ou thyroïdien.

Le traitement thyroïdien a été appliqué il y a un mois environ, on constate une légère amélioration, mais certains signes persistent encore et on ne peut parler de résultats

définitifs.

OBSERVATION XX (Inédite) (M. Dalché.)

Mie D... vingt ans, entre à l'Hôtel-Dieu au mois de février 1911.

Antécédents héréditaires. — Père mort de congestion pulmonaire, a présenté des hémoptysies, Mère actuellement vivante, souffre de coliques hépatiques, ne présente pas de

signes de bacillose.

Antécédents collatéraux. — Un frère bien portant. Un frère et une sœur morts de broncho-pneumionie.

Antécédents personnels. — A trois ans, bronchite, s’enrhume facilement tous les hivers. Depuis trois ans, hémoptysies petites et répétées, surtout fréquentes ces derniers temps où la malade crachait le sang tous les deux ou trois jours.

La malade a été soignée pendant deux ans pour tuberculose (anorexie, règles irrégulières, amaigrissement. Toux, hémoptysies, sueurs nocturnes).

On retrouve sur toute la région dorsale des cicatrices nombreuses de pointes de feu, et ona fait des injections de cacodylate de soude et de sérum artificiel.

Réglée à quatorze ans et demi, d'une façon irrégulière présentant toujours un retard d’une dizaine de jours les règles s’interrompant chaque fois que la malade va à la campagne, ne sont pas douloureuses, mais très abondantes. Durée cinq à six jours pendant lesquels le sang s'écoule, bien rouge,sans caillots.

Développement intellectuel. Peu de renseignements, la malade ayant peu fréquenté l'école, semble être d’une intelligence moyenne.

État actuel. — Appareil respiratoire. — A l'inspection, très nombreuses cicatrices de pointes de feu sur tout le dos et la partie supérieure de la poitrine en avant. Les plus récentes présentent une pigmentation brunâtre, quelquesunes prennent une apparence chéloïdienne. Ponctionnellement, il existe une certaine gêne respiratoire après une

marche rapide, l'ascension d’un escalier. Fréquemment

pleurodynie, névralgies intercostales.

A l'auscultation, on ne constate aucun signe net, sauf une légère obscurité respiratoire au sommet droit.

Appareil circulatoire. — Pouls plein, assez bon, 86 pulsations à la minute.

Cœur : petit souffle systolique de la pointe.

Sensation constante, objective et subjective de froid aux mains et aux pieds. Pas d’engelures l'hiver.

Lèvres rouges. Face facilement congestionnée. Érythème pudique à tout propos. Bouffées de chaleur fréquentes.

Crises sudorales subites et très abondantes. Pas de coloration spéciale des extrémités.

Appareil digestif. — Anorexie. Langue blanche. Clapotement gastrique à jeun, sans dilatation notable.

Nausées. Vomissements par périodes. Régurgitations acides.

Constipation habituelle. Glaires et peaux dans les selles. Jamais de sang.

Foie et rate normaux à la percussion.

Système nerveux. — Jamais de crises nerveuses. Caractère égal et calme. Céphalée assez fréquente. Occupe le front et le pourtour des oreilles.

Réflexes très vifs. Ébauche de trépidation épileptoïde.

Crises sudorales, souvent nocturnes.

Inégalité pupillaire.

Examen laryngoscopique.— Nez. — Atrophie relative des cornets moyen et surtout inférieur sans croûtes, sans ozène. Les lésions prédominent du côté droit (rhinite atrophique).

Pharynx.— La muqueuse de la partie postérieure du pharynx est également atrophiée et présente quelques gra-

nulations (pharyngite granuleuse). A la rhinoscopie posté

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