‹ Appendicite chronique et Pseudo-TuberculoseChapitre 29 sur 31 · SANTE" PUR · texte numérisé non relu

SANTE" PUR

rieure, amygdale pharyngée visible, la malade a eu des végétations adénoïdes. Bourrelets tubaires très épais.

Larynx.— Cordes molles, mal tendues, se rapprochant insuffisamment surtout à leur tiers médian pendant le stade de phonation,ce qui donne à la voix le timbre couvert qu'elle a habituellement.

Parfois on voit, à l'examen laryngoscopique, des croûtes adhérentes à la muqueuse de la trachée.

Oreille. — Catarrhe chronique des caisses, duquel relèvent les bourdonnements d'oreille que signale parfois la malade.

Appareils glandulaires. — Thyroïde palpable, semble atrophiée. Pas de tremblement.

État général. — Bien développé. Cheveux assez fournis, longs, châtains, souvent bi ou trifurqués à l’extrémité.

Amaigrissement léger.

Température toujours un peu au-dessus de la normale,

oscille entre 37°2 et 3706 sans accès vespéraux.

OBSERVATION XXI {Inédite) (M. Dalché.)

Malade âgé de vingt-deux ans, exerçant la profession de cordonnier. Il entre à l'hôpital parce qu'il tousse et a des expectorations sanguinolentes.

Antécédents héréditaires, — Père mort à cinquante-einq ans de tuberculose pulmonaire.

Mère bien portante.

Frères et sœurs présentent de fréquentes bronchites.

Antécédents personnels. — Vers quinze ans,a commencé

à tousser, fréquentes céphalées, bouffées de chaleur. Toutefois, il peut travailler.

Son état se maintient jusqu'en 1906. À ce moment, apparaissent de vagues douleurs musculaires et articulaires surtout le matin au réveil. Sa respiration est courte, les palpitations fréquentes. La constipation s’installe. Enfin, le malade a quelques hémoptysies de moyenne intensité et continuellement des expectorations striées de sang.

L'état s'aggrave encore l'hiver dernier à l’occasion d’une pneumonie gauche qui se prolonge trois mois.

Dès lors, les digestions sont pénibles, avec pesanteur après les repas, régurgitations et vomissements. La constipation alterne avec de courtes crises de diarrhée. Le malade perd l’appétit, maigrit, s'affaiblit. Les bouffées de chaleur, la céphalée, les sueurs nocturnes, la toux, les crachats sanguinolents persistent.

A l'entrée à l'hôpital on contate :

Aspect général. — Face en pleine lune, imberbe, les sourcils et les cils rares, les paupières bouflies, le nez dévié à gauche. Dents mal plantées et mal poussées sont, pour la plupart, cariées.

Membres supérieurs et inférieurs graciles, ossature faible. La glande thyroïde est petite.

Appareil respiratoire. — La respiration aux sommets est un peu rude et granuleuse surtout à droite, mais la lésion est incapable d'expliquer les hémoptysies passées.

Appareil cardiaque. — On constate de la tachycardie.

Examen des crachats. — L'examen des crachats, pratiqué à plusieurs reprises, est resté négatif. On n’a jamais trouvé

de bacilles de Koch.

Examen oto-rhino-laryngologique. — Nez. — Rhinite atrophique surtout à droite.

Pharynx. — Atrophie de la muqueuse de la face postérieure. Petite amygdale pharyngée. Amygdale linguale variqueuse.

Larynx. — Atrophie légère.

Pas de végétations adénoïdes.

Oreille. — Enfoncement de la membrane du tympan. Écoulement ancien.

Traitement. — Le traitement parla thyroïde est commencé le 16 novembre, on donne une tablette de o gr. ro pendant trois jours. À partir du 23, le malade prend deux tablettes de thyroïde également de o gr. 10 chacune.

24 novembre. — On constate une amélioration sensible. Progressivement la céphalée ; les bouffées de chaleur disparaissent. Le malade va régulièrement à la selle. La toux et les expectorations persistent mais ne contiennent plus de sang, jusqu'au vendredi 29. À ce moment, après une légère crise de diarrhée, un peu d’agitation, mais sans accélération du pouls, les derniers phénomènes rétrocèdent définitivement.

En résumé, sous l'influence du traitement thyroïdien, la céphalée, les bouffées de chaleur, la constipation, la toux,

l'expectoration ont disparu.

À. Pinault

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