HISTORIQUE
Pendant longtemps,on ne connut de l’appendicite que les formes aiguës,qui, par leur allure solennelle, par la présence de symptômes faciles à constater, par la terminaison mortelle qui s’en suivait généralement, frappèrent tout d’abord.
En 1859, Leudet (x) signale l'appendicite chronique et marque la lenteur habituelle de son évolution, l’absence de signes généraux graves, dont le diagnostic est souvent méconnu et qui peut, sans intervention, guérir d'elle-même, mais ne peut retirer que des avantages d’une intervention rapide.
Longtemps encore cette forme reste mal décrite.
Talamon isole l’appendicite chronique à rechutes. On décrit également ces formes, qui, sans jamais avoir présenté d'accidents aigus, passent d'emblée à la chronicité, ne s’accompagnant le plus souvent que de signes gastro-intestinaux peu nets et difficiles à rattacher à leur cause véritable. Et pourtant l’inter-
1. Leudet, Recherches anatomo-pathologiques sur l’ulcération et la perforation de l’appendice iléo-cœcal (In Archives génér. de médecine, t. Il, p. 1859).
TO
vention permet de constater histologiquement sur ces appendices des lésions anciennes.
Brun (1), en 1897, publie les premières observations d’appendicite chronique.
Walther,en 1898,au Congrès de Chirurgie,en rapporte de nouvelles observations et Ewald, en Allemagne,également au Congrès de Chirurgie, en 1899, s’occupe à nouveau de la question.
En 1900, Montais, dans une thèse inspirée par Walther, insiste particulièrement sur les troubles dyspeptiques qui accompagnent l’appendicite chronique et sur les formes caractérisées par une prédominance de ces troubles.
En 1901, un autre élève de Walther, Rastouii, fait un travail d'ensemble sur l’appendicite chronique.
Delacour (2), en 1904, montre les rapports étroits qui unissent appendicite chronique et végétations adénoïdes, montre la coexistence fréquente de ces affections chez les mêmes individus ou dans les mêmes familles, constate la présence chez ces malades d’une thyroïde atrophiée ; et émet l'hypothèse que les troubles relevés par lui sont sous la dépendance d'une insuffisance thyroïdienne, l’opothérapie alliée à l'intervention chirurgicale pouvant dans ces cas amener la guérison de ces manifestations.
Mais c’est dans une communication de Comby(3), en 1{0ÿ, que nous voyons publiée pourla première