DEGHK DE GRAVITÉ DE LA MAI.ADIK
rafleclion un jugement pronostique exacl, il faut l'envisager successivement sons ces deux aspects.
A. — Peut-on, en effet, considérer comme guéris des individus qui, quelques semaines, (juelques mois, parfois plusieurs années après une crise d'appendicite terminée par la guérison, sont de nouveau atteints par la môme maladie?
La possibilité de nouvelles attaques, dont la destinée est inconnue, est donc le point noir du pronostic de l'appendicite, même quand plusieurs crises se sont heureusement terminées.
Ajoutons que, par leur répétition et parfois par les phénomènes douloureux qui persistent dans leur intervalle, les rechutes constituent une infirmité extrêmement pénible.
Il serait cependant excessif d'admettre avec certains auteurs que l'appendicite ne guérit que par l'ablation de l'organe. Nombreux sont, au contraire, les cas où, dans tout le cours de la vie d^m individu, une seule attaque s'est produite et où, par conséquent, la guérison complète a été obtenue.
Noi is avons vu, d'autre part, que la simple ouverture d'une collection péri-appendiculaire a souvent suffi pour assurer une guérison définitive.
l'HONOSTIC
1^- — l'our co (|iii est de lu crise d'appendicite ello-iriùme, il semble bien étiibli (|ii'ellc est plus grave chez ['enfant ; elle aboutirait plus souvent chez lui ùla i)erforalion clù la péritonite suraiguë.
Le pronostic dépend, cependant, surtout de la forme que revêt raffection.
L'appendicite simple ou avec péri-appendicite plastique évolue rapidement vers la guérison, dans la grande majorité des cas.
La péri-appendicite suppurée circonscrite peut guérir spontanément, soit par résorption du pus, soit par ouverture du loyer à la peau ou dans l'intestin. Encore faut-il, dans ces cas où l'affection est abandonnée à elle-même, faire entrer en ligne de compte l'éventualité d'une suppuration prolongée et l'infection pyohémique qui peut en résulter. Mais c'est surtout l'invasion toujours à craindre du péritoine, soit par propagation, soit par rupture des parois de la collection qui oblige de faire, à cette période, les plus expresses réserves. L'intervention chirurgicale, précoce et prudente, a, il est vrai, notablement abaissé le chilfre de la mortalité. On se souviendra cependant des difQcultés de diagnostic qui empêchent parfois d'instituer en temps utile le traitement approprié. .
La péritonite généralisée consécutive à la rup-