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voyons cependant aux observations XI et XXIII. Le microscope dénote encore une appendicite scléreuse avec maximum de lésions au niveau de la séreuse adhérente. Les préparations sont tout à fait caractéristiques.
B.— Deuxième stade.(Sclérose complète avec oblitération totale). — Nous empruntons à M. Pilliet (Observ. VIIT), la description de celte appendicite scléreuse avec oblitération due à la fusion des follicules et non à un bouchon stercoral.
€ I n'existe ni glandes, ni épithélium de revêtement. Seuls les follicules clos de la muqueuse, ou plutôt leurs débris, sont visibles. Ils sont confondus par leur surface libre et l'axe de l’appendice est occupé par un boyau de tissu folliculaire. La cavité des follicules dans ces cas est très amincie et réduite à un cordon médian. La sous-muqueuse est remplacée par un avneau de tissu fibroïde sans fibres musculaires lisses. Entre cette sous-muqueuse et les tuniques externes, correspondant à l'ancienne couche celluleuse de glissement, se voit une nappe de cellules adipeuses formant sur des coupes transversales un anneau complet qui séparé les plans précédents des couches muqueuses et péritonéales réunies et fusionnées toutes les deux en une seule nappe fibreuse à vaisseaux scléreux avec quelques traces de fibres musculaires lisses ».
Cette description répond à ce que Senn (4) à décrit sous le nom d’appendicite oblitérante.
«Dans ces cas, dit-il, le processus consiste en une oblitération progressive de la Inmière de l’appendice. Chaque poussée inflammatoire tend à infiltrer les parois de tissu fibreux. En outre. les péritonites plastiques viennent hâter le processus d'oblitération. Parfois il y a transformation de l’appendice en un cordon fibreux et il se produit alors une véritable guérison anatomique, l'organe se supprimant spontanément ». È
Ranvier a constaté 73 fois ce mécanisme de guérison anatomique par transformation fibreuse de l’'appendice. Anatomiquement, Siredey à montré que cette lésion est constituée par un processus d'inflammation chronique aboutissant à une atrophie et à une selérose des tissus sous-jacents.
C'est celte lésion que Glantenay (2) décrivait récemment sous le nom d'appendicite oblitérante-atrophique.
(2 SENN, Jour. of the Amer. Med. Ass., nov. 96. (2) GLANTENAY, Presse Médicale, 16 avril 1898, p. 196.