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SYMPTOMES ET DIAGNOSTIC

Dans ce chapitre de clinique, nous n’aurons qu'un but : celui de mettre en évidence les symptômes ou mieux les indications diagnostiques utiles permettant de dire, dans un cas donné : Il y a appendicite et annexite.

Cette double affirmation, ce diront des deux lésions simultanées, coexistant chez la même malade, est aussi délicat que rare.

Certes, dans quelques cas simples et bien étudiés, on peut déclarer qu'il existe deux affections côte à côte.

Mais dans un grand nombre d'observations, soit que l'une des lésions soit vraiment impossible à dépister, soit qu'il y ait défaut d'analyse, insuffisance d'examen et précipitation dans les conelusions, dans ces cas, disons-nous, l’une est reconnue et l'autre méconnue.

Or, tout en constatant que parfois il estimpossible d'arriver à un double diagnostic, tout en admettant la difficulté insurmontable, évidente dans quelques observations, nous voudrions montrer cependant que, dans bon nombre de cas délicats et complexes, il est possible d'arriver à une solution complète.

Interrogatoire minutieux, histoire clinique détaillée, cb des accidents suivie pas à pas, analyse sévère et raisonnée des moindres signes, examen local méthodiquement conduit : telles sont les conditions nécessaires et suffisantes pour résoudre le problème en entier.

Si toutefois on ne peut être doublement affirmatif, on diagnostique la première lésion et on soupçonne la seconde : soupçon suffisant pour le clinicien qui devine l'affection et intervient par la

bonne voie.

va

Avant d'aller plus loin, il est intéressant de se demander pourquoi l'une des deux lésions reste ainsi à l’état’ d'hypothèse. Or la pathogénie nous en a donné la raison. Quand il y a coexistence d'appendicite et d'annexite, l’une des deux infections a été primitive.

Tantôt c’est la lésion septique des annexes, maladie première, qui prépare une appendicite secondaire. de

Tantôt c’est l’appendicile, maladie première, qui prépare une annexite secondaire.

Dans les deux cas, l'affection consécutive devient une complication insidieuse qu’il faut rechercher. La lésion primitive a occupé toute l'attention ; les commémoratifs, le début, les symptômes fonctionnels et physiques constituent des bases solides à ce dignostic; et quand la lésion secondaire survient, à titre d'épisode obscur et trompeur, il faut l'œil d’un bon observateur pour ne pas Ja méconnaitre.

Néanmoins nous supposerons l’omission faite et nous nous demanderons aux dépens de quelle affection elle est le plus souvent commise. C’est incontestablement à l'appendicite qu’il faut donner le premier rang :

Parce que l’annexite est plus‘ souvent l'affection première ;

Parce que l’appendice est moins accessible au doigt que la trompe et l'ovaire ;

Parce que les annexes ne font qu’un avec l’utérus, avec un organe toujours plus ou moins touché qui parle au besoin pour les annexes ;

Parce qu'en un mot une appendicite d’origine annexielle reste toujours plus latente que l’annexite d'origine appendiculaire. Cliniquement, nous aurons donc deux grands types à étudier : |

1° Appendicite compliquée d'une annexite ordinairement unilatérale. |

2° Appendicite surajoutée à une lésion septique des annexes, (c'est-à-dire le plus souvent à une annexite double).

Nous n'exposerons pas ici la symptomatologie complète des deux affections primitives : lésion septique évidente des annexes, appen- … dicite aiguë franche. Nous étudierons simplement les lésions secondaires surajoutées et nous rechercherons, en feuilletant des obser-

vations, les quelques signes positifs révélateurs de ces affections latentes.

Nous donnerons la plus grande importance à l’appendicite d’origine annexielle, à cause de son intérêt chirurgical.

A l'histoire clinique dè cette double lésion se rattachent surtout trois. noms français: Bouilly, Richelot, Delagénière (du Mans). Nous devons aussi citer Treub en Hollande, Binkley en Amérique, Kruger en Allemagne.

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