EE MODE
Prudemment et lentement, les adhérences sont détachées à gauche, où se dessine une tumeur grosse comme une orange. Cette tumeur gauche, qui est un kyste à parois épaisses et indurées, est, toujours avec grande précaucaution, décollée des parois pelviennes et de la partie gauche de l'utérus à laquelle elle est fortement adhérente. On pédiculise le kyste sur la [trompe et on l’enlève. |
On aborde ensuite le corps utérin qu’on commence à distinguer des anses intestinales encore adhérentes de ce côté, et qui en sont doucement désinsérées. Après cette désinsertion, apparaît une petite masse, grosse comme l'extrémité d’un doigt, qui est prise d’abord pour l'ovaire. On reconnaît bientôt qu’il s'agit de l'extrémité inférieure dilatée de lappendice vermiforme, qu’à travers un fouilli de néo- membranes, on peut suivre jusqu'au cæcum. L'organe est en situation pelvienne. Il est d’une longueur de 13 centimêtres environ, de calibre normal, jusqu’à 4 centimètres de sa terminaison. Là il commence à adhérer à l’utérus, vers la corne utérine droite et se courbe à angle très aigu ouvert en dedans, en même temps qu'il se dilate. Il n’y a pas oblitération proprement dite du canal appendiculaire, mais il est clair que la coudure isolait la partie terminale de la
‘ portion cæcale. En fait, il y avait là, vase clos. Les parois de l’appendice sont rouges et épaisses. La partie renflée, ne renferme pas de liquide, mais trois corps durs, dont un plus gros que les autres, en occupent l'extrémité. Ces corps, pris d’abord pour des calculs, sont des agrégats irrégulièrement
. polyédriques de matière stercorale très dense.
L'appendice décortiqué, lié à sa base, est réséqué. On enfonce en bloc le
© moignon vers la cavité cæcale, et on l’enfouit sous quatre points de suture de Lambert. ?
À droite enfin existe un autre kyste ovarien, plus petil qu’à gauche, mais non moins adhérent et aux parois pelviennes et à l'utérus. Il est à son tour décollé, pédiculisé et enlevé.
Au milieu du pelvis vidé, reste l’utérus gros, tapissé de produits plastiques denses, surtout en bas, vers les culs-de-sac. Des épaississements durs, reliquats d’inflammations anciennes, tapissent les parois du petitbassin et donnent un aspect et un contact de cuir aux ligaments larges.
On fait un drainage péritonéo-vaginal. On referme l’abdomen, Guérison sans incidents.