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OBSERVATION XX

Petits kystes ovariens bilaléraux et appendicite. — Laparotomie. — Castration double. — Résection de l’appendice. — Guérison. (Fouuer. Bull. de Soc. Centr. de Méd. du Nord, 27 août 1897).

Justine D..…., bien constituée, sans antécédents héréditaires, n’ayant jamais eu de maladies infectieuses, souffre depuis cinq ans, d’une maladie

- abdominale. Elle a eu. à trois reprises des « inflammations » dans le bas

ventre, qui était très douloureux au toucher. Elle avait fréquemment la fièvre, peau chaude et pouls fréquent. Ces accidents, ont été, à maintes reprises, traités par des applications de sangsues, et des révulsifs au niveau des fosses iliaques. La menstruation n'a jamais été troublée, sauf que les règles venaient un peu plus souvent toutes les trois semaines, modérément et sans hémorrhagie. Il n°y a pas de troubles de la miction, pas de constipation, au contraire tendance fréquente à la diarrhée.

il existe chez la malade un œdème blanc dur considérable, limitée aux deux membres inférieurs, et aux grandes lèvres. Le cœur est indemne, et les urines contiennent 12 grammes d’albumine par litre.

Examen de la malade. — A la palpation du ventre, qui n’est guère dou= loureux, ce n’est qu’en déprimant fortement la paroi que l’on arrive à sentir profondément une tuméfaction, au-dessus du pubis, et dans la fosse iliaque gauche. Le palper de la fosse iliaque droite, n’est nullement douloureux et ne révèle aucune tumeur.

Au toucher vaginal, on trouve un col petit de multipare. Le corps paraît englobé dans une masse dure, occupant tout le petit bassin : masse immobile, sans contour défini, sans aspérités ni. nodosités, un peu plus volumineuse à droite, de consistance égale partout. Le palper bimanuel ne renseigne guère davantage sur la délimitation de cette tuméfaction pelvienne qui est comme moulée dans le petit bassin.

Le cathétérisme utérin est impossible, l’hystéromètre s'arrête dans le col à 2 centimètres et demi.

L'existence de fibromes multiples développés dans le corps de l'utérus, et remplissant la cavité du bassin où leur masse serait, comme enclavée sans doute par de vieilles péritonites pelviennes péri-fibromateuses, fut l'hypothèse admise et le diagnostic posé.

L'opération est décidée, (l’albuminurie etant tombée à 7 grammes sous l'influence du lait).

On fait une première tentative par la voie vaginale, mais tout abaissement étant impossible, on l’abandonne eton à recours à la laparotomie.

L’abdomen ouvert, on ne voit d’abord qu'un amas d’adnérences dures, adhérences. de l'intestin aux parois du bassin, au corps utérin et aux annexes qui sont cachées derrière un paquet d’anses intestinales agglutinées.

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