‹ Appendicite et pérityphliteChapitre 18 sur 52 · Haribacci. Lo Sperimental, n · texte numérisé non relu

Haribacci. Lo Sperimental, n

2. "WiLLLVM Welch. Conditions underlying the infection of wounds. American Journ. ofjued. se, nov. 1891, p. 45o. — AYui'tz et Hermaim concluent de leurs recherches que dans la moitié au moins des autopsies des individus morts de maladies quelconques, on trouve dans le foie, la rate ou les reins, et assez souvent dans les trois organes à la fois, le bacterium coli. [Arch. de méd. expe'rim., nov. 1891.) — Yoir sur l'état actuel de l'étude bactériologique de ce microbe l'excellente re^-ue de M. F. Widal, le coli-bacille. Gaz. hebd. de méd., janv. 1892.

six cas de péritonite d'origine intestinale, il a toujours trouvé le bacille d'Escherich à l'état de culture presque pure. Dans un cas il s'agissait d'une péritonite fibrino-purulente généralisée consécutive à une appendicite ; Malvoz ne précise pas s'il y avait perforation. Les cultures faites avecl'exsudat péritonéal et avec le sang du cœur donnèrent le hacteriumcolik l'exclusion de tout autre microbe ^

Ces faits prouvent la fréquence sinon la constance de la bactérie d'Escherich dans l'exsudat des péritonites d'origine intestinale. Les observations de Malvoz et de Welch démontrent qu'il n'est pas nécessaire qu'il y ait perforation pour que ce microbe pénètre dans le péritoine. 11 semble donc qu'on puisse conclure que la présence du hacleriiim coli caractérise ces péritonites au même titre que la présence du streptocoque caractérise les péritonites puerpérales.

Mais le coli commune est-il capable de provoquer Est-ii la cause par lui-môme l'inflammation de la séreuse? Les de lapentomte? expériences de Lamelle et de Frankel paraissent bien établir que la péritonite ne se produit après l'injection de cultures pures du microbe que si on injecte en même temps de la bile ou du liquide intestinal stérilisé. En pathologie humaine, ces conditions préalables se trouvent réalisées quand il y a perforation; les bactéries tombent dans le péritoine avec le liquide qui les contient. Mais dans les péritonites par propagation comment expliquer

1. Malvoz. Le bacterium coli commune comme agent habituel des péritonites d'origine intestinale. Arch. de méd. expérim., 1891, p. 595.

l'action plilogogène du hacterium coli ? Charrin et Roger disent toutefois avoir déterminé par injection inlra-péritonéale de ce microbe des péritonites hémorragiques qui tuaient les cobayes en quinze jours. Widal dit aussi qu'en inoculant dans le péritoine de cobayes des doses minimes de cultures fraîches, il a déterminé des péritonites fibrineuses avec abaissement de température et mort rapide des animaux. De nouvelles recherches sont évidemment nécessaires pour établir définitivement le mode de réaction du péritoine en présence du coli commune.

Maintenant ce micro-organisme est-il seul en cause ? Dans deux cas de péritonite consécutive à des ulcérations tuberculeuses de l'intestin, Frankel a trouvé le streptococcus pyogenes; dans deux autres cas d'origine intestinale, il a isolé le hacterium lactis aerogenes; enfin dans un cas il existait plusieurs espèces microbiennes associées. Dans un cas d'appendicite perforante, ^N'elch dit que le streptococcus pyogenes semblait le seul organisme Associaiion présent dans Fexsudat péritonéal. 11 est assez pro-

probabie d'autres jj^ble Quc des recherchcs plus minutieuses montremicrobe?. / ... . ^

ront d autres variétés de micro-organismes. On peut

supposer sans invraisemblance que dans certains cas le staphylococcus aureus peut se trouver dans le contenu de Tintestin et pénétrer avec ce contenu dans le péritoine. Alapi dit, il vrai, que l'intestin d'un homme bien portant ne contient jamais les microbes pyogenes parce que l'acidité du suc gastrique les détruit au passage. Si l'on introduit dans l'estomac d'un animal une culture de staphylococ-

LES LESIONS.

eus aureiis et qu'on sacrifie l'animal au bout de quelques heures, l'ensemencement du mucus intestinal ne donne aucune colonie de cet organisme. Mais il suffit d'alcaliniser le suc gastrique pour qu'on retrouve le coccus pyogène dans l'intestine Le degré d'acidité du contenu stomacal étant très variable, surtout chez l'homme malade, il est donc très possible que le staphylococcus aurons se trouve au moment de la perforation à la surface de la muqueuse appendiculaire et intervienne parfois dans le développement de la péritonite.

Il ne nous paraît donc pas absolument justifié de faire du hacteriinn coli le seul agent pathogène des lésions péri-appendiculaires. Les faits cités plus haut permettent de lui attribuer un rôle important, mais non exclusif. 11 caractérise par sa présence l'exsudat des péritonites appendiculaires; mais il est juste, croyons-nous, d'admettre que d'autres microbes intestinaux peuvent lui être associés, et il se peut que dans certains cas quelqu'un de ces microbes prenne le dessus et par sa prolifération prédominante modifie l'aspect et les conséquences des altérations péritonéales.

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