Reg. Fitz. Boston med. and surg. journal, mai
Opinion unanime
des chirurgiens
américains.
L'appendice
est toujours la
cause première
des accidents.
C'est là aussi l'idée qui se dégage de toutes les discussions et de tous les travaux publiés en Amérique depuis une dizaine d'années.
Bien qu'aucune description didactique n'ait été donnée de l'appendicite, et que tous les travaux qui concernent la question se trouvent épars dans les périodiques et dans les comptes rendus des sociétés de Boston, de New-York, de Philadelphie, il est facile de constater que l'unanimité des auteurs américains, qu'il s'agisse de Mac Burney, de Bull, de Lewis Smith, de Sand, ou de Weir, de New-York; de Porter, de Elliot, de Monks, de Boston ; de Murtry, de Keen, de Morton, de Price, de Philadelphie; de Seen, de Smith, de Chicago, est d'accord sur ce point que, toutes les fois que le chirurgien intervient pour des symptômes attribués à une typhlite ou à une pérityphlite, c'est toujours l'appendice qu'il trouve primitivement lésé.
Cette même idée, nous l'avons, à notre tour, soutenue au point de vue médical et pathogénique dans une série d'articles publiés l'an dernier dans la ilfeV/ecine moderne ; et nous avons montré combien tous les symptômes de la typhlite s'expliquaient facilement en plaçant dans l'appendice la cause première d'irritation ^ Le présent travail n'est que le développement cette théorie pathogénique appliquée à l'évolution clinique des diverses formes de l'appendicite ; et pour la description de ces formes on peut
4. Talamon. Appendicite et typhlite. Méd. mod., juin 1890. — Colique appendiculaire, Ibid., oct. 4890. — Appendicite et pérityphlite, Ibid., nov. 4890.
dire qu'elle est basée presque uniquement sur le résultat des opérations américaines.
Ces opérations, faites d'une manière très précoce, dès le deuxième ou le troisième jour de la maladie et souvent pour des cas qui auraient probablement guéri parle simple traitement médical, permettent de constater de visu toutes les variétés de l'appendicite, depuis les formes les plus légères où il n'existe pour ainsi dire pas de lésions, jusqu'aux formes les plus graves avec péritonite localisée ou diffuse.
Elles permettent aussi de constater qu'il n'existe jamais, ou presque jamais de perforation ou d'inflammation du caecum, pas une fois sur 200, d'après Mac Murtry^ Si on prend la statistique des auteurs Ce qu'il reste qui admettent encore l'existence d'une typhlite dAibers/ ° distincte de l'appendicite, celle de Maurin, par exemple, qui réunit 156 cas publiés en Franco, montre que l'appendice était lésé seul 94 fois ; le caecum seul 56 fois; l'appendice et le Ccecum 6 fois. Mais analysons ces 56 cas où le caecum est considéré comme seul en cause; 20 fois, la maladie s'est terminée par la guérison, c'est-àdire qu'on n'a pu se rendre compte du siège réel des lésions, et que c'est uniquement par conviction traditionnelle que ces cas sont attribués à une altération du caecum plutôt qu'à une lésion de l'appendice; 2 fois le caecum était perforé par un corps étranger, épingle et arête de poisson ; 2 fois, il est bien dit que le caecum présentait quelques