D'ENSEIGNEMENT
Far MM. Fnuicœur ^ ^Tisserand, chargés par k oamUi dès Sciènteg MiUhàmaiiqwss de cette Société d'examiner un ouvrage en deux rfo^ brnies ayant pour ikre : Application de l'Arithmétique au Commerce et à ja Banque , par
•I Xi« est nécesaftire de diref en abordant le compte rendu , «^ue les dévelofj^penients de cet ouyrage sont anaà complets « et aussi détaillés qu^on peut le déairer pour toutes les bran- 9 dies de commerce.
« Le premier volume est consacré aux éléments de Tarithf métique. Mais ce traité diffère des autre» du même genre « sous plusieurs rapports. D'abord Tauleur a choisi tous les «essnples dans le comncm; il familiarise le kdfenr anrec «la connaissance des monnaies françaises et étrangères. Le «calcul mental toujours nécessaire, et souvent indispensable « aux négociants , à fixé particulièrement l'attention de. • (i M. Juvigny, et il a donné plusieurs problèmes propres à e^.
«rendre Tusage familier. Mais ce qui distingiie esaentiéQe^ «ment ce traité, c'est un travail très-étendu sur notre sya- ■ tème monétaire, accompagné d'un tabùau indiquant le « titre, le poids ^t les ifoleurs des principalet monnaies ePor « et émargent qui ont eourt dans' tons Us pays^
« Ce tableau mérite une mention particulière par l'utilité « générale dont le rend , pour le commerce , la manière dont " il est conçu et exécuté. Il suppose un grand travail et de « longues recherches \ il contient avec beaucoup d'exactitude « ce qui est essentiel dans l'ouvrage de M. Bonnevilie spr «les momudesy publié,en iSo6. M. Juirigny a eu des. rensei- « gnements prédeux qui lui oui été foûnds àTadmimstratioB «générale des monnaies, ee qui donne à son tableau un « double avantage qui résulte de l'époque de son apparition «d'une part, et de l'autre d'un plus grand degré d'exacti- « tude. Ce tableau est celui qui peut être consulté avec le «plus defiruit par tous ceux qui font le conmierce des ma-* « tières d'or et d'argent. Sa construction le rend propre à « plus d'un genre d'utilité. La première colonne exprime les « titres auxquels les pièces étrangères sont reçues aux hôtels « des monnaies , ou bien ceux qu'elles donnent le plus corner munément à Tessai pour celles non tarifées; la seconde, «poids que d<nt avoir diaque pièce; la troîsiàme, la val^r «du kilogramme, déduction fidte des frais de fabrication et « d'affinage; la quatrième, la valeur de chaque pièce sur le « même pied ; et la cinquième , la valeur de ces mêmes es- « pcces supposées droites de poids et de titres.
« Tous les calculs relatif!» à Télévation et à la réduction « des titres sont aussi simplifiés qu'ils peuvent Tétre (*)•
n léjpëcens vp» et p«t|t traité mr ks noniiaief , qui ne ftit^ plus pardo d« cet!» Meood» éditioii, ae vend ■éparénw n t, chet mot «t cfaei les BlâaiM Ubiaint ok le tmve le piétent ouvrage.
XUJ
a Le second volume est divisé en quatre parties» dont Ut m première contient les opévatioBS de détail les plus usuelles « dans le haut commerce. Les règles d'int^t composées y
« sont ramenées à des procédés très-simples. On remarque « dans cette même partie le développement des comptes cou- «rants portant intérêt, accompagnés d'un grand nombre « d'exemples (pii présentent une pratique complète. L'au- « leur démontré et réduit à des principes simples une nou* « velle métbode de règles et même de comptes.
« Dans la seconde partie, l'auteur donne pour les changes « étrangers une méthode simple qui réduit les problèmes les « pkis compliqués de ce genre aux règles de trob. U ne se « sert de la réglé conjointe que oomme démonstration de son «procédé, et il en tire une formule générale. Comme ces « sortes d'opérations entraînent toujours des multiplications «et des divisions complexes, il enseigne à convertir ces «mêmes produits en parties homogènes avec l'espèce en «laquelle on réduit; de sorte qu'au moyen de cette.précau-< «tion» il fait éviter la longueur qu'entraînerait néeesaai- « irement sans cela la divinon complexe» lorsque le dividende ' « et le diviseur sont hétérogènes.
« M. Juvigny termine cette seconde partie par un résumé « général, dans lequel il indique le moyen de réduire tous les «changes possibles an même degré de simplicité que ceux « qu'il a passéa en revue pour les' vingt-quatre principales « places de l'Europe.
« La troisième partie est un traité complet des arbitrages. « Les spéculations sur les changes constituent l'essence de « rétat de banquier, et forment en même temps la branche « la plus délicate de cette sdence. L'auteur est entré dans « beauooup ^ détaib très^importants pour les banquiers, et « domie tout ce qnll est possible de désirer soÉcette matière.
«La quatrième partie de ce volume est un traité sur les « négociations. L'auteur y explique dans le plus grand détail.
Vf
«les méthodes pour faire les négociations et les différents •eûcdkqjt» les banquiers .et les agents de change doivent « cégaaStre. Son traité est terminé par 4es tables auxiliaires « 0iLae feoificatioii pour les principalea places de4|£uropey « et par sme exemples de négodaâons.
« Cet ouvrage excellent , relativement au commerce , a « l'avantage de contenir tout ce que l'on peut désirer sur les «opérations oommereiales expliquées ^de la manière la plus «simple, n ne peut manquer d'être apprédé par tous les «négociants, ayant déjà reçu Tapprobation la plus flatteuse « de M. Laffitte, qui en fait^usage dans toutes ses opérations.
« Nous concluons à ce que la Société envoie une copie « dujprésent rapport à M« ^vigny. »