‹ Application de la Diathermie au Traitement des Cirrhoses du FoieChapitre 7 sur 20 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Comme nous le disions dans l'introduction, l’histoire de la diathermie employée dans le traitement des cirrhoses du foie est toute récente et ne remonte qu’à ces dernières années.

Au mois d'octobre 1030, MM. PAGNIEZ, PLICHET, LouUTscH et MARCHAND rapportèrent à la Société médicale des Hôpitaux de Paris l'observation d’un malade atteint de cirrhose alcoolique ascitogène, chez qui fut appliquée la diathermie. Il s'agissait d’un homme, âgé de trente-sept ans, qui présentait depuis six mois, les signes d’une cirrhose alcoolique à allure sévère, puisqu'un régime strict et les diurétiques habituels n’empêchaient pas la progression de l’ascite. Deux ponctions durent être pratiquées en peu de temps et l’on retira successivement quinze litres et huit litres de liquide jaune citrin. C’est alors que la diathermie fut essayée avec succès. Dès la quatrième séance, en effet, l’ascite cesse d’augmenter et régresse dès la douzième. L’épanchement ne s’est plus reformé et trois ans plus tard, PAGNIEZ, à la Société médicale des Hôpitaux de Paris disait, le 24 mars 1933, que l’on pouvait considérer ce malade comme cliniquement guéri.

Cet essai d’une thérapeutique nouvelle parut très encourageant, d’autres médecins appliquèrent cette méthode, et, à l'observation princeps de PAGNIEZ, s’en joignirent d’autres données, soit à la Société médicale des Hôpitaux de Paris, soit à la Société française d’électrothérapie et de radiologie.

Toutes ces communications, sauf une, confirmaient la valeur de la diathermie dans les cirrhoses hépatiques et particulièrement l'efficacité de son action sur l’ascite.

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