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MÉTHODE D'APPLICATION DE LA DIATHERMIE

Dans son ouvrage sur la diathermie, le docteur Paul Dune écrit : « Les courants à haute fréquence sont appliqués aujourd’hui suivant deux modalités :

1° Les applications de fension à potentiel instantané élevé et à intensité efficace faible:

2° Les applications d'intensité où le potentiel instantané est au contraire réduit par rapport à l'intensité efficace qui devient considérable ».

Et le docteur P. DUHEM définit ainsi la diathermie: « Un procédé d’électrothérapie qui a pour but de développer de la chaleur dans la profondeur des tissus organiques au moyen des courants à haute fréquence en application d'intensité ». (Docteur P. Dune. La diathermie et ses apphcations médicales, 1933, p. 2.)

Ces courants à haute fréquence ne produisent aucun phénomène d’excitation neuro-musculaire, puisqu'ils ont une fréquence élevée, ni aucun phénomène d’électrolyse, puisqu'ils sont alternatifs.

Dans la pratique médicale, on se sert de deux variétés d'appareils : l'appareil à éclateurs qui produit un courant à haute fréquence à ondes amorties, et l’appa-

reil à lampe qui produit un courant à ondes entretenues.

Ces derniers produisent un courant à pouvoir calorifique très grand et conviennent parfaitement aux applications chirurgicales. Pour les applications médicales, et en particulier pour celles de la diathermie dans les cirrhoses hépatiques, l'effet chaleur ne serait pas le seul à envisager. Dans les appareils à éclateurs produisant des ondes amorties, l’effet électrique sur les éléments intracellulaires serait à considérer. Cet effet, dû aux grandes différences de potentiel des ondes amorties, aurait une action sur les échanges cellulaires.

Pour les applications diathermiques sur le foie, les différents auteurs se servent de larges électrodes, en général de 30 X 30 centimètres, placées, l’une dans la région préhépatique, l’autre dans la région lombaire. L’intensité employée est de 1.000 à 1,200 milliampères, et la durée de la séance de vingt minutes en général, à raison d’une application chaque deux ou trois jours par séries de douze à quinze séances.

Un auteur, le docteur DENOER pense qu’il y aurait avantage à faire, dans les cirrhoses, une diathermoionisation, le courant transportant soit des ions iode, soit des ions calcium, suivant l’état du foie et du rein. (D' DENOER, Société française d’électrothérapie et de radiologie, janvier 1933.)

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