‹ Application de la doctrine physiologique à la chirurgieChapitre 8 sur 18 · XVJ DISCOURS PRELIMINAIRE · texte numérisé non relu

XVJ DISCOURS PRELIMINAIRE

exercée par les maladies chirurgicales chroniques, soit sur l'ensemble de l'organisme animal , soit spécialement sur diverses parties du corps , il m'a été facile de signaler les moyens qu'il convient d'employer pour détruire ces lésions secondaires , et de démontrer en quoi doivent consister les préparations que l'on fait subir aux malades avant de pratiquer sur eux les grandes opérations. Or, ayant parlé, dans le premier chapitre , des effete de ces opérations elles-mêmes, et exposé le traitement que réclament les opérés, le cercle assez étendu des idées que je m'étais proposé de développer était achevé.

On më reprochera peut-être de n'avoir présenté dans cet ouvrage aucune considération sur les maladies chirurgicales qui sont dues à l'affaiblissement de certains tissus ou de l'organisme tout entier. Je suis loin de méconnaître l'existence de cette classe de lésions ; mais elle ne me paraît pas aussi étendue que certaines personnes le pensent. Il fallait d'ail-

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leurs aller au plus pressé , et l'on a fait un si déplorable abus des excitans en chirurgie aussi-bien qu'en médecine, on a tellement étendu et perfectionné les méthodes de fortifier les membres ou la totalité de l'économie animale , qu'il s'agit moins actuellement de montrer quand on doit employer ces méthodes, que de signaler les cas beaucoup plus nombreux où elles sont nuisibles.

Enfin , j'ai cherché dans cet opuscule à donner les raisonnemens physiologiques pour base à la pathologie et à la thérapeutique chirurgicales. Certaines personnes , ennemies de tout examen, de toute réflexion, je dirais presque de toute théorie fondée sur l'observation des lois de l'organisme vivant, m'accuseront peutêtre de témérité. Cependant il faut bien qu'un jour une saine physiologie éclaire et domine toutes les sciences médicales; il est indispensable qu'elle étende son empire jusque sur les lésions dont la théorie et le traitement semblaient devoir échapper à son influence.

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Les hommes qui nient actuellement Pimporlance de la médecine physiologique, la rapidité de ses progrès et les heureux,, résultats qu'elle produit , ressemblent à ce sophiste qui niait la réalité du mouvement alors même qu'il voyait son adversaire marcher devant lui ; mais ni leur obstination ni leurs efforts ne pourront empêcher la révolution médicale qui s'opère de recevoir son entier développement.

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de la "^klM^s^i DOCTRINE PHYSIOLOGIQUE

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