‹ Application De La Micrographie Électronique À L'Étude De Certains Aspects De La Surface Des Cristaux Et De La Nature Des Joints Intergranulaires Dans Le Cas De L'AluminiumChapitre 27 sur 39 · INFLUENCE DE LA PURETÉ · texte numérisé non relu

INFLUENCE DE LA PURETÉ

Nous avons successivement soumis aux expériences de corrosion intergranulaire tous les aluminiums de puretés différentes dont nous pouvions disposer. Suivant les cas, ie Litre conventionnel indiqué est celui fourni par le producteur, ou le résultat d'analyses effectuées au laboratoire de Vitry par F. FARHAX [5] où Ph. ALBERT [6], [7].

1. — Nous avons fait quelques essais sur l’aluminium technique de titre 99,5 %,. Nous avons constaté que les échantillons se dissolvent très rapidement et de façon quasi uniforme : le passage du courant électrique semble sans influence; souvent, la réaction devient violente avec échauffement du liquide. Dans ces conditions, la surface des grains et les joints sont soumis à une vitesse d'attaque sensiblement égale, quelle que soil l'orientation. Il en résulte une dissolution complète en 24 heures environ. Lorsque l'échantillon ne mesure plus que quelques dixièmes de millimètres d'épaisseur, il se produit parfois une séparation de quelques cristaux mais, le plus souvent, il y a auparavant rupture à la ligne d’eau où la corrosion est plus intense,

2. — Pour l'aluminium 99,95 %, on commence à voir apparaître la corrosion intergranulaire, mais elle est loin d'être parfaite (le phénomène parfait serait celui qui permettrait une séparation des cristaux sans attaque de la surface). Ici, au contraire, les joints se révèlent immédiatement et l’on observe au microscope à faible grossissement

des sillons étroits à leur aplomb. Cependant, une attaque prolongée pendant huit à dix Jours ne produit que rarement une séparation spontanée des cristaux, ce qui prouve que le cheminement de l'attaque intergranulaire est assez lent en profondeur.

D'autre part, le poli électrolytique de la surface est détruit en quelques heures; au bout de huit jours, la diminution d'épaisseur de l'échantillon est facilement mesurable au pied à coulisse et atteint 2 à 4/10 de millimètre.

Si l’on prolonge l’attaque au delà de dix jours, on peut aller quelquefois jusqu’à la séparation de quelques cristaux, mais jamais la décohésion n’est complète; les fossés intergranulaires sont fortement élargis, la corrosion ayant progressé dans plusieurs directions à partir de la fissure primaire (voir schémas de la fig. 40).

en VA D \) Fe PA Mer Début de l'attaque & Jours d'attaque

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