‹ Application De La Micrographie Électronique À L'Étude De Certains Aspects De La Surface Des Cristaux Et De La Nature Des Joints Intergranulaires Dans Le Cas De L'AluminiumChapitre 35 sur 39 · CAS DES SOLUTIONS SOLIDES · texte numérisé non relu

CAS DES SOLUTIONS SOLIDES

1. — Dans le cas des solutions solides, le problème est le même que pour les métaux purs, tant qu'il n'apparaît pas de précipité (la phase est unique).

2, — Quand il y a précipitation par revenu, le joint de grain est mis en évidence par les particules de précipité qui constituent une phase séparée et dont la réactivité est en général différente de celle de la matrice. Des régions assez considérables autour du joint sont modifiées par la diffusion; elles se manifestent également par leur réactivité différente. C’est le cas des figures 57, 58 et 59.

Nous examinerons maintenant certaines des figures citées qui méritent un examen plus approfondi.

La figure 3 : elle montre trois cristaux fortement désorientés dans le plan de la figure, mais dont les plans de surface sont tous proches de (011). Ces joints sont visibles seulement au microscope électronique; ils sont signalés par le raccordement des sillons de la sous-structure apparente. On peut noter que, dans ce cas, où la désorientation est grande, le joint de grain n'apporte aucune perturbation visible sur une distance supérieure à 100 À, c’est-à-dire que la transition entre les deux réseaux adjacents se fait par rupture brusque d'orientation.

La figure 55 représente, au contraire, un cas de faible désorientation entre deux cristaux voisins, décelé aussi bien par les figures de corrosion que par les sillons de la structure apparente. On constate en effet, dans le plan de figure, une désorientation de quelques degrés entre les directions [010], indiquées par les arêtes des figures de corrosion. Mais en suivant le parcours de chaque sillon de la structure apparente jusqu'à la cassure qui indique le changement de direction, on peut tracer point par point le contour de joint de grain, renseignement que les seules figures de corrosion ne pouvaient donner. Le contour de joint obtenu est très sinueux par endroit avec des amplitudes d'un demi-micron environ.

La figure 56 est une micrographie électronique obtenue sur de l'aluminium technique. On observe un joint de grain qui serait invisible au microscope ordinaire.

La figure 57 met en évidence la précipitation de la phase 0 aux joints des grains d'un alliage aluminium-cuivre 4%, trempé à l’eau, puis revenu 10 minutes à 3500. Il faut noter ici l'aspect de la région de diffusion située à proximité des plaquettes de précipité qui se forment soit dans la matrice, soit au joint des grains. Cette région apparaît toujours en sombre sur la figure, par la disparition progressive des nombreux points blancs que lon observe habituellement au microscope électronique sur les plages de solutions solides aluminium-cuivre trempées. On peut remarquer que la zone de diffusion est dissymétrique par rapport au joint de grain, ce qui met en évidence l'effet déjà signalé à plusieurs reprises des orientations relatives du joint vis-à-vis des deux cristaux VOISINS.

Figures 58 et 59 : ces deux figures montrent l'aspect au microscope électronique du «light phenomenon » mis en évidence par M. V. GavLer [15], [16] et également par À. BERGHÉEZAN [17]. Elles correspondent au traitement suivant : l'échantillon aluminiumcuivre à 4%, homogénéisé à 5100, à été trempé à l'air, puis a subi un revenu à 1680 pendant 12 heures.

ht phenomenon » sur aluminium-cuivre à 4

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