‹ Application De La Micrographie Électronique À L'Étude De Certains Aspects De La Surface Des Cristaux Et De La Nature Des Joints Intergranulaires Dans Le Cas De L'AluminiumChapitre 7 sur 39 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Dans le cadre des travaux de métallographie très variés qui sont poursuivis au laboratoire de Vitry du Centre National de la Recherche Scientifique, nous avons été chargé de mettre au point et d'appliquer les techniques de la microscopie électronique.

On sait que la microscopie électronique est devenue un outil presque indispensable pour l'étude dé très nombreux problèmes. Certes, cette technique si élégante n’a pas encore l'importance de la métallographie classique, qui a fait tant de progrès au cours des quinze dernières années et qui a apporté tant de résultats inattendus, mais déjà la microscopie électronique apporte des confirmations capitales dans un grand nombre de domaines.

Nous avons eu comme sujet de recherche une étude qui se rapporte aux défauts des gros cristaux d'aluminium et aux défauts des joints de grains. En fait, nous avons tout d’abord entrepris l'étude d’une sous-structure apparente fine et régulière que nous avons observée sur les surfaces des cristaux d'aluminium à des grossissements de l’ordre de 10 000, après un polissage électrolytique très soigné. Il s'agissait de savoir si l’on était en présence d’une véritable sous-structure intéressant tout le volume du cristal, ou s’il s'agissait d’un aspect superficiel dû à une anisotropie du mécanisme de dissolution ou à toute autre cause.

La première hypothèse assimile les aspects décrits à l'apparition de la structure micromosaïque; les domaines de cette micromosaïque seraient allongés dans une direction [001]. Nous avons imaginé une méthode d'examen par les rayons X dont les résultats n’ont pas confirmé cette idée.

Une seconde hypothèse est fondée sur l’anisotropie de l'attaque du métal, comme dans le cas de l’apparition des figures de corrosion qui se développent progressivement sur les surfaces cristallines de l'aluminium sous l’action de l’eau régale fluorée.

Nous avons effectué des expériences d'attaque sur des monocristaux sphériques qui nous ont permis de préciser et de compléter notre idée de l'attaque sélective en fonction de l'orientation.

Dans une seconde partie, la microscopie électronique n’est utilisée que d’une manière accessoire. Nous décrivons des expériences nouvelles sur la corrosion intergranulaire de l'aluminium dans l’acide chlorhydrique. Ce problème à déjà fait l'objet de nombreuses recherches au laboratoire de Vitry et nos travaux sur ce sujet constituent une nouvelle contribution.

Le mécanisme de la corrosion intergranulaire fait intervenir la structure du Joint de grain, mais également l’action des impuretés. L'intérêt d’un métal débarrassé de ses traces ultimes d’impuretés apparaît alors très nettement. Dans une première

hypothèse, quel que soit le degré de purification, la corrosion continuerait à se produire dans les mêmes conditions. Dans le second cas, à partir d’une purification très poussée, la corrosion devrait cesser au joint des grains.

I1 s’agit donc également, dans notre travail, d’une contribution au problème des métaux de haute pureté.

Nous avons adopté, pour notre exposé, le plan suivant :

I. -— Étude des sous-structures visibles à l'échelle du microscope électronique à la surface des cristaux d’aluminium;

II. —— La corrosion intercristalline dans l'acide chlorhydrique d’aluminiums de

différentes puretés.

Nous prions M. Georges CHAUDRON, Membre de l’Institut, Professeur à la Faculté des Sciences de Paris, Directeur du Centre d'Études de Chimie Métallurgique (C.N.R.S.), de vouloir bien accepter l'expression de notre profonde reconnaissance pour la direction qu’il a donnée à nos recherches et pour l'intérêt qu'il nous a toujours témoigné.

Nous tenons à remercier tous nos camarades du laboratoire de Vitry, et en particulier Christian DE BEAULIEU, avec qui nous avons eu l’occasion de discuter fréquemment et d'échanger de nombreuses idées. Nous remercions également Jean MoNTUELLE pour son amicale collaboration au cours de la préparation des monocristaux d'orientation définie à l’avance.

Enfin qu'il nous soit permis d'exprimer nos plus sincères remerciements à

M. l'Ingénieur Général VERNOTTE qui a bien voulu accepter de faire paraître cette thèse dans la collection des Publications Scientifiques et Techniques du Ministère de l'Air.

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