PHÉNOMÈNES MÉCANIQUES — PERTES DE CHARGE
Nous avons étudié au paragraphe 3 les relations générales entre l’échauffement relatif et la perte de charge. Il faut bien remarquer que la perte de charge considérée est celle due à la viscosité du fluide à l’intérieur de la couche-limite. Par contre, quand on mesure une perte de charge, il viendra s’ajouter à la perte précédente une perte de charge dynamique qui existerait même si le fluide était aérodynamiquement « un fluide parfait ». Il y a d’abord la perte de charge à l’entrée, ou de mise en vitesse du fluide, mais il peut en exister une autre due au changement de volume du fluide dans l’appareil : c’est le
cas des gaz.
228 | Dilatation et perte de charge d’un fluide parfait.
Soit un fluide parfait (sans viscosité) en mouvement établi dans un tube cylindrique.
Supposons qu'entre les sections 1 et 2 (fig. 18) le fluide, par une action interne,
change de masse spécifique.
Débits d'air en Kg/s (pour 4 Futs)
ie
ee
| L Ra PER BA Re
200 250 300 350 400 AP en mm d'eau
Fig. 19. — Débits (flux de chaleur variables)
= NS — En appliquant l'équation de Bernoulli (fluide parfait), on a : 1 ; 1 = Pi T5 Pali = Pa + 5 Pabe :
La perte de charge entre 1 et 2 est donc :
ik 1 AP = Pi — Ps — 5 Pa —5 P1 Va.
9,22 Cas d’un gaz réel.
Le changement de masse spécifique (dilatation) sera amené entre les sections 1 et 2 par l’échauffement du gaz dû aux parois.
La perte de charge totale entre 1 et 2 sera en général :
À De = 2 ©y9 Peso T5 + Pez — Peg.
Si l’on considère que le gaz suit les lois des gaz parfaits, on a :
O, CF Pa — 10, to; on a donc :
[©] Pipe e2 e1 O, et :
O, +0 Peze = Per 30, 5 d'ou:
Een
(CPR O0, — © Api = 208 Pa 5, 2RUS + p,, —2T,