ÉTABLISSEMENT ET FIN DE RÉGIME
Quand un fluide parcourt un tube, on a coutume de représenter la perte de charge subie en deux termes : une partie proportionnelle à la longueur qui est la perte par frottement dont nous nous sommes déjà occupés, une autre partie que l’on nomme la perte de charge de « mise en vitesse ». D’après la dénomination employée, on a tendance à localiser cette perte à l’entrée du tube. En réalité, en ce point, une partie de la pression
se transforme en vitesse et, si l’on calcule la pression totale p + ; eve’, on constate bien une perte de pression de l’ordre de 0,3 G p ve).
Si l’on fait le même calcul à la sortie, on trouve une perte de pression totale de l’ordre de 0,7 G o è). (Le rendement du divergent est toujours plus mauvais que celui du convergent.) On voit ainsi que la perte supplémentaire: à L 5 PLe | avec ve : Vitesse efficace de sortie ($ 9 3) | est surtout localisée à la sortie du tube.
Au point de vue transmission de chaleur, la perte de charge due à l’entrée correspond à un échauffement supplémentaire que nous avons déjà étudié. Par contre, la perte de charge de sortie, qui est la plus importante, n’est pas utilisée thermiquement.
On en conclut que l’on n’a pas intérêt à profiler l’entrée des tubes, mais leur sortie. Des raisons de tenue mécanique peuvent toutefois faire profiler l'entrée de certains tubes (condenseurs).
Des essais faits par Bôan (Die Würme, janvier 1944) avec des tubes à entrée normale et à entrée arrondie ont montré dans le dernier cas une diminution non seulement de la perte de charge mais aussi de la transmission de chaleur correspondant à la disparition du terme indépendant de + dans les équations (15) et (19).